On dénombre, au Sénégal, une douzaine d'espèces indigènes du genre #Acacia (#Fabaceae Mimosoideae). A cette liste, il convient d'adjoindre #Faidherbia albida (Del.) A. Chev. (= #Acacia albida Del.), espèce proche des acacias sensu stricto mais qui s'en sépare par une somme de caractères floraux, palynologiques, ontogéniques, biochimiques, phénologiques. Deux sous-genres d'acacias (sur les 3 reconnus par Vassal, 1972) sont ici représentés : #Acacia (= série #Gummiferae Benth.), groupe notamment caractérisé par la présence d'épines stipulaires (#A. nilotica subsp. #tomentosa et subsp. #adstringens, #A. seyal, #A. ehrenbergiana, #A. tortilis subsp. #raddiana, #A. sieberana var. #sieberana et var. #villosa); #Aculeiferum Vas. (= séries #Vulgares et #Filicinae Benth.) marqué en particulier par la présence d'aiguillons épars (espèces à tendance sarmenteuse : #A. ataxacantha, #A. macrostachya, #A. kamerunensis) ou infrastipulaires (généralement par 2 : #A. polyacantha subsp. #campylacantha ; par 1-3 : #A. dudgeoni, #A. senegal). Sur le plan écologique, ces différents acacias colonisent les domaines sahélien et soudanien, mordant en partie, au nord, sur le domaine saharien (#A. tortilis subsp. #raddiana, #A. ehrenbergiana), au sud sur le domaine guinéen (#A. kamerunensis). Ils sont généralement des éléments marquants du paysage, des steppes septentrionales aux formations boisées du sud. Plusieurs d'entre eux jouent un rôle socio-économique important voire décisif (#Faidherbia albida, arbre fourrager fertilisateur des sols ; #A. senegal, source de la meilleure gomme arabique ; #A. nilotica$, fournisseur de tanin et de bois de feu, etc.). Ceci justifie leur protection et leur emploi dans différents programmes de plantation et d'aménagement sylvo-pastoral pour pallier notamment les effets de la désertification dans la partie sahélienne du pays. (Résumé d'auteur