On a analysé sur des variétés aquatiques et pluviales de riz (Oryza sativa L.) l'effet complémentaire de différentes sources d'azote (nitro-ammoniacale, nitrique et ammoniacale), de la carence en azote et de l'acidité (pH 4,0) sur le développement d'aérenchymes dans les racines. En solution aérée, les variétés aquatiques n'ont pas plus d'aérenchymes que les variétés pluviales; néanmoins, le bon développement du cortex racinaire leur permet une meilleure adaptation en cas d'inondation. La formation des lacunes de la variété pluviale est provoquée par l'absence de nitrate; elle est aussi stimulée par la forte acidité. La variété aquatique développe moins d'aérenchymes que la variété pluviale en cas de carence en azote et en cas de forte acidité. On propose une hypothèse selon laquelle l'acidification du cytoplasme, plus faible chez les variétés aquatiques que chez les variétés pluviales, pourrait être la cause directe du développement d'aérenchyme