Le Brésil a connu une importante baisse de sa fécondité en trente ans : 6,28 enfants par femme en 1960 et 2,7 en 1991 ; évolution qui est liée à une forte pratique contraceptive (65% des femmes mariées en 1984), qui passe essentiellement par la pilule et la stérilisation (à noter l'apparition de la vasectomie). Cette transition rapide s'est largement diffusée à l'ensemble de la société brésilienne, à la fois géographiquement et socialement. L'explication réside dans une mutation de la société brésilienne toute entière : nette amélioration de la situation des femmes, fin de la période des fronts agricoles pionniers, force du processus d'urbanisation, etc. A court terme, la tendance actuelle devrait se poursuivre. A partir de 2005, les incertitudes prédominent : poursuite de la baisse, avec à la clé un vieillissement rapide, ou baby boom lié à un redémarrage économique ? En conclusion, l'évolution brésilienne amène l'auteur à s'interroger sur le concept de "population stable". (Résume d'auteur