L’article se propose l’examen des noms d’agent dont la structure morphologique est grosso modo celle d’un adjectif verbal. Ces noms sont abondants dans des langues comme le français et l’espagnol, ainsi: confident, délinquant, négociant, passant…; cliente, comerciante, delineante, superviviente... Ce travail examine en particulier le statut sémantique de tels ‘noms d’agent’, l’accent étant mis d’une part sur leur provenance — base nominale ou verbale — et d’autre part sur leur agentivité. A la lumière de critères comme l’inaccusativité ou les anaphores associatives, il est montré que ces noms d’agent ne sont en fait pas agentifs, mais dénotent une relation stative