Dans les années vingt, Louis Aragon, à l’exemple de ses contemporains pris dans l’aventure surréaliste, recherche une réalité occultée au cours de ses promenades dans les profondeurs de la ville. Son roman surréaliste, Le paysan de Paris, témoigne de cette recherche et l’image du labyrinthe apparaît dynamisée dans sa fonction archétypale car elle s’inscrit non seulement au niveau du narré mais aussi de la narration. A travers la description de lieux urbains tels que le passage de l’Opéra et les Buttes Chaumont, le labyrinthe euphémisé représente le lieu des rencontres, des passions interdites et des correspondances les plus inattendues entre les différents élements du réel. Il devient ainsi l’espace de la quête initiatique brillant par l’absence du Minotaure et la présence de la femme initiatrice. L’enjeu est double pour le narrateur/auteur : vivre l’initiation à la vie érotique et recréer la magie du surréel. Au niveau de la narration, le récit surréaliste devient lui-même labyrinthique, et son auteur apparaît en Dédale prenant le risque de perdre son lecteur au fil de nombreux récits secondaires et divers documents visuels qui viennent interrompre le cours du récit initial. Une nouvelle écriture, l’écriture labyrinthique, est en marche.In 1920s, Louis Aragon, following his soul mates in the surrealist adventure, searched for the hidden reality during his wanderings in the depths of the city. Le paysan de Paris is a living document of this quest and one can find in that novel a revitalised image of the labyrinth, an archetype brought to life in both the story that is told and the way in which it is narrated. The description of urban places like the Passage of the Opera or the Buttes-Chaumont reveals a euphemised labyrinth, a place of encounters and forbidden passions and full of the most unexpected correspondences between diverse elements of the real. It becomes the space of the initiatic quest where the woman is the initiator and the traditional Minotaur is absent. This challenges the narrator/author to pursue the initiation to erotic life and to recreate the magic of the surreal. As the story is recounted, the surrealist account becomes labyrinthine. Its writer appears to be Daedalus building a complex narrative and risking to lose his reader along the way with numerous secondary accounts and various visual documents interrupting the main account. A new mode of writing, the labyrinthine writing, is on the move.Dans les années vingt, Louis Aragon, à l’exemple de ses contemporains pris dans l’aventure surréaliste, recherche une réalité occultée au cours de ses promenades dans les profondeurs de la ville. Son roman surréaliste, Le paysan de Paris, témoigne de cette recherche et l’image du labyrinthe apparaît dynamisée dans sa fonction archétypale car elle s’inscrit non seulement au niveau du narré mais aussi de la narration. A travers la description de lieux urbains tels que le passage de l’Opéra et les Buttes Chaumont, le labyrinthe euphémisé représente le lieu des rencontres, des passions interdites et des correspondances les plus inattendues entre les différents élements du réel. Il devient ainsi l’espace de la quête initiatique brillant par l’absence du Minotaure et la présence de la femme initiatrice. L’enjeu est double pour le narrateur/auteur : vivre l’initiation à la vie érotique et recréer la magie du surréel. Au niveau de la narration, le récit surréaliste devient lui-même labyrinthique, et son auteur apparaît en Dédale prenant le risque de perdre son lecteur au fil de nombreux récits secondaires et divers documents visuels qui viennent interrompre le cours du récit initial. Une nouvelle écriture, l’écriture labyrinthique, est en marche