Appréhender les inégalités au niveau de l’enseignement supérieur semble souvent immédiat : de manière
routinisée et comme aux niveaux précédents, on va confronter les taux d’accès à ce niveau (ou de diplomation)
des jeunes issus de tel ou tel groupe social, et tout écart sera considéré comme une inégalité… Et on imaginera
parfois, sur cette base, des dispositifs de discrimination positive. Pourtant, notamment parce que ce niveau
constitue un stade « final » des scolarités, toute analyse portant sur l’enseignement supérieur entraîne une
exigence spécifique de réflexion dans l’appréhension des inégalités, réflexion non dépourvue d’incidences
politiques. Cette note présente quelques questionnements tant méthodologiques que de fond, pour progresser
dans cette direction.To assess social inequalities in higher education often appears as a straightforward issue: as a routine and as at the previous levels of education, one compares the diverse social groups’ rates of access (or the rates of
success) and any difference will be considered as an inequality… That will induce, sometimes, implementing
some programs of positive discrimination. However, especially because higher education is the “final” stage of
schooling careers, any analysis focusing on that level requires some specific reflection about how to assess
social inequalities, with some political implications. This note raises some interrogations, both methodological
and more theoretical (or political) ones, to progress in that direction