Cet article analyse comment Nabile Farès s’oppose aux censures idéologiques, historiques, politiques, linguistiques, politiques, éditoriales en conséquence de la guerre d’Algérie. Avec une écriture volontairement opaque, aux mots réprimés, dans laquelle le symbolisme visuel domine, il cherche à illustrer tout en combattant les silences de la censure. Ses dernières bandes dessinées (en collaboration avec l’illustrateur Kamel Khélif), peuvent se lire comme un espace intermédial polyphonique/ polygraphique offrant un dialogue éthique et phénoménologique qui témoigne du silence des mots tout en révélant les échos des images.This article shows how Nabile Farès fight ideological, historical, linguistic, political, editorial censorships following the Algerian war of Independence. With his auto-censured opaque writing style in which dominate visual and typographic symbolism echoing repressed words, he intends to illustrate and fight against these silencing censorships. His latest graphic novels, in collaboration with the illustrator Kamel Khélif, can be read as an ethical and phenomenological dialogue based on polygraphic/polyphonic voices which testify of the silencing but reveals the echoes