Cadre de référence : l’incidence des complications associées à la césarienne est une préoccupation importante dans le métier de sage-femme. D’autant plus que le pourcentage de cet acte a nettement augmenté dans les dernières années. Bien qu’une prise de conscience générale soit advenue et que le taux de césariennes ait certainement atteint son maximum, ce geste demeure une pratique courante en obstétrique permettant de sauver des vies. C’est pour cela et afin de limiter l’impact de cette opération sur la période du post-partum, qu’il est important de trouver le meilleur traitement cicatrisant possible à offrir aux femmes. Le miel, parce qu’il est un produit naturel, doux et a priori sans effet secondaire, représente un bon candidat. Objectif : le but de ce travail est d’explorer l’efficacité de l’application de miel sur des cicatrices de césariennes. Méthode : les cinq articles qui constituent cette revue de littérature ont été cherchés sur les moteurs de recherche suivants, d’après leur année de publication et le type de plaie étudié : Medline via Pubmed, CINAHL, Google Scholar et MIDIRS. Quatre d’entre eux sont des essais cliniques randomisés en double ou triple aveugle. Le dernier est une étude observationnelle avec comparaison temporelle. Tous ont été analysés, critiqués et discutés. Résultats : quatre études sur cinq arrivent à la conclusion que le miel est bénéfique pour la cicatrisation. En effet, il réduirait les complications telles que l’inflammation, l’infection et la douleur. De plus, il améliorerait aussi l’issue esthétique de la plaie. Il semblerait également que le miel n’ait pas d’effet secondaire, excepté un cas d’irritation passagère dans une des études. La dernière étude n’observe pas de différence significative avec l’utilisation du miel. Conclusion : l’utilisation du miel semble être une approche intéressante pour promouvoir la cicatrisation des plaies de césariennes. Bien que ces résultats soient encourageants, ils comportent toutefois quelques divergences. Pour cette raison, il serait nécessaire de procéder à de plus amples études afin d’évaluer l’efficacité des différents types de miels. Toutefois, de part le fait que le miel n’ait pas d’effet secondaire majeur, il est possible de le proposer comme soin