Cette étude, réalisée dans le cadre du Bachelor en Information documentaire de la Haute école de gestion de Genève, a pour objectif de présenter les résultats issus de l’enquête intitulée « Pratiques et besoins de veille dans les PME de Suisse romande ». Le présent travail a été mené en collaboration avec la société genevoise Geneva Intelligence. L’idée était d’obtenir une meilleure vision des perceptions, pratiques et besoins des responsables de PME suisses romandes dans le domaine de l’intelligence économique (ci-après : « IE ») et de la veille. Pour ce faire nous avons réalisé cette étude en deux parties. La première partie se consacre aux notions d’IE et de veille, et l’utilisation qu’en font les PME. La revue de la littérature nous a permis de constater très rapidement que les grandes entreprises, parfaitement conscientes que leur compétitivité en dépend, tirent des bénéfices de ces disciplines depuis maintenant de nombreuses années. Au contraire, les PME suisses romandes manifestent peu d’intérêt pour la question, ceci malgré des efforts de sensibilisation. La deuxième partie de notre étude propose une analyse détaillée des résultats de l’enquête, suivie d’une réflexion menée à partir des différents constats qui en sont issus. Ainsi, nous analysons la perception des dirigeants s’agissant de l’IE et de la veille, de même que le potentiel de développement de ces disciplines dans les PME romandes. Nous mettons en évidence les obstacles et les types d’outils nécessaires à la mise en place de processus de veille formalisés. Nous nous interrogeons finalement sur l’utilité d’une aide de la part des organismes de soutien (telles que les chambres de commerce et les fédérations professionnelles). Eu égard aux résultats obtenus et à la suite d’une réflexion approfondie, nous constatons que l’IE reste relativement méconnue et sous-exploitée par les responsables. Parmi les quatre composantes de l’IE, la pratique liée à la veille est indiscutablement la plus développée. Malheureusement, les pratiques de l’IE restent majoritairement peu formalisées, irrégulières et ne sont pas systématiques. Les responsables peinent à dégager du temps pour s’y consacrer et connaissent des difficultés à synthétiser efficacement les informations collectées. Les agences spécialisées dans l’IE et la veille ainsi que les organismes de soutien sont très peu sollicités, quand bien même notre étude démontre que les responsables suisses romands ont encore passablement besoin de soutien, notamment pour tirer le meilleur profit possible de la mise en place d’une démarche d’IE