Si le verset s’est renouvelé dans le sillage du symbolisme, c’est peut-être en partie à cause du cinéma. En effet, à l’époque du muet, une nouvelle forme textuelle fait son apparition, l’intertitre, qui ressemble le plus souvent à un verset. Or, il n’y a aucun doute que les poètes ont prêté une grande attention au cinéma et, qui plus est, au nouveau dispositif à la fois textuel et visuel de l’intertitre. Sans chercher à établir un lien direct, nous tentons de resserrer les échanges « transmédiaux » allant du cinéma à une écriture très proche du verset chez bon nombre de poètes, cinépoètes, et théoriciens des années 1910 aux années 1930 (Apollinaire, Desnos, Artaud, Dermée, Berge, Epstein) ou même chez des poètes récents (Pittolo).If the verset was renewed in the wake of Symbolism, it might be in part because of cinema. With silent film a new form of text appears—the intertitle—which closely resembles a verset. There is little doubt that poets paid very close attention to cinema, and moreover to the new device, at once visual and textual, that is the intertitle. Without trying to establish a direct link, the article attempts to narrow down the “transmedial” exchanges flowing from cinema to verset-like forms of writing among poets, cinepoets, and theoreticians of the 1910s to 1930s (Apollinaire, Desnos, Artaud, Dermée, Berge, Epstein) or even more recent poets (Pittolo)