research

Irradiation du petit bassin et fonction ano-rectale.

Abstract

peer reviewedLe traitement adjuvant des cancers du rectum a pour buts de stériliser la maladie résiduelle infra-clinique et d’améliorer le contrôle local. Depuis plus de 20 ans, des milliers de malades ont été inclus dans des études randomisées, visant d’abord à mettre en évidence un gain de survie et une réduction des récidives loco-régionales, en relation avec la radiothérapie pré- ou postopératoire, combinée ou non à la chimiothérapie. Les conséquences en termes de qualité de vie de ces traitements ont pourtant été peu étudiées, et la tolérance fonctionnelle du néo-rectum et de l’appareil sphinctérien à la radiothérapie restent mal connues [1]. Les difficultés liées à l’étude des effets de l’irradiation sur les tissus normaux, ainsi que la variabilité inter-individuelle de la réponse à la radiothérapie, s’ajoutent et rendent le sujet plus complexe encore. Les radiothérapeutes adaptent leur technique afin de réduire autant que possible la dose administrée aux tissus normaux avoisinant la tumeur. Dans le cas de l’irradiation du petit bassin, c’est l’intestin grêle qui a longtemps été considéré comme la structure à risque de complications, alors que l’atteinte du sphincter anal était rarement mentionnée [2]. Malgré les répercussions importantes de la dysfonction ano-rectale sur la qualité de vie des malades, l’atteinte du sphincter anal par la radiothérapie est restée un aspect négligé du traitement adjuvant des cancers du petit bassin [3]. Cet article a pour but, à travers une revue de la littérature, de mettre en évidence les effets qualitatifs et quantitatifs de la radiothérapie sur la fonction du sphincter anal, ainsi que de proposer une modification de la technique actuelle d’irradiation des cancers du bas rectum

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