research

Variabilité spatio-temporelles des précipitations à La Réunion et impact sur la végétation

Abstract

Reunion Island is located in the southwest Indian Ocean with a diverse climatological context weakened by the consequences of global warming. The rugged terrain and the exposure to the east-west trade winds explain the abundance of microclimates on the island. The first objective of this study was to attempt to characterize the spatiotemporal variability of rainfall in La Reunion. The results of the identification of discontinuities in rainfall data series and drought indices highlight two different geographic situations. On the west, leeward coast, discontinuity in the rainfall series occurred between 1980 and 1989. It shows a significant decline in annual rainfall amounts (between 14 and 32%). On the east, windward coast, the discontinuities dates are variables (mainly between 1968 and 1972). There is only a small decrease or even an increase in the annual rainfall amounts. By observing the length of the rainy season, the imbalance between the windward coast’s climate and the leeward coast’s is extended. It is very short on the west coast since 2006 whereas the rainy season is difficult to separate from the dry season on the east coast because of the very important rainfall amounts throughout the year. As the areas of forest and grassland are falling steadily, a study of the impact of the rainfall spatiotemporal variability has to be done. Consequently, the second objective of this study was to measure of the co-variation between “rain” and “NDVI”. We used remote sensing methods using MODIS low-resolution images from 2000 to 2013. Results show that vegetative sets on the west of the island, which are often affected the water stress, respond well to rainfall changes. However, those on the east coast are less sensitive to a decrease or an increase in rainfall amounts. Nevertheless, the correlation coefficient have medium intensity with a maximum value ranging from 0,3 to 0,4. Yet, a multivariate analysis shows that the value of these coefficients is mainly due to the heterogeneous landscape of La Reunion.L’île de la Réunion, située dans le sud-ouest de l’Océan Indien, est soumise à un contexte climatologique varié, fragilisé par les conséquences du réchauffement climatique. Plusieurs microclimats existent à cause du relief accidenté et des différences d’exposition aux alizés orientés est-ouest.L’objectif premier de l’étude est de caractériser la variabilité spatio-temporelle de la pluviométrie à La Réunion. Les résultats des tests de détection de rupture appliqués aux séries pluviométriques et les indices de sécheresse calculés mettent en évidence deux situations géographiques contrastées. À l’ouest de l’île (côte sous le vent), la rupture dans les séries pluviométriques s’est produite entre 1980 et 1989 et est marquée par une baisse importante des hauteurs annuelles (entre 14 et 32%). En revanche, à l’est, les dates de rupture sont variables (1968-1972, principalement) avec de faibles baisses des hauteurs pluviométriques annuelles, certaines stations enregistrant même des hausses. Ce déséquilibre entre le climat de la côte au vent et celui de la côte sous le vent est exacerbé par l’observation de la durée de la saison des pluies. Dans l’ouest de l’île, elle est très courte, particulièrement depuis les années 2006. Au contraire, dans l’est de l’île, la saison des pluies est difficile à distinguer de la saison sèche tant les précipitations sont importantes tout au long de l’année.Cette variabilité spatio-temporelle des pluies a un impact sur la végétation de l’île, dont les surfaces de forêt et de prairie sont en constante diminution. Le second objectif a donc été de mesurer la co-variation entre les variables « pluie » et « NDVI ». L’archivage et le suivi à l’échelle saisonnière du NDVI du capteur MODIS en relation avec les données de pluie sur la période 2000-2013 montrent que les ensembles végétatifs de l’ouest de l’île, régulièrement soumis au stress hydrique, réagissent bien aux variations de pluviométrie. Ceux de l’est de l’île en revanche sont moins sensibles à une diminution ou une augmentation du cumul des pluies. Toutefois, les coefficients de corrélation obtenus sont de moyenne intensité, leur valeur maximale variant entre 0,3 et 0,4. Néanmoins, les analyses multivariées ont montré que la valeur de ces coefficients est principalement due au paysage très hétérogène de La Réunion

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