Quelles mesures non médicamenteuses associées ?

Abstract

Un intérêt de la kinésithérapie respiratoire en termes de désencombrement bronchique était mentionné dans les recommandations de 2003 (Tableau 1). Cet intérêt doit être nuancé et, sur base des conclusions d’une revue systématique, ne semble justifié que pour des patients présentant un encombrement important [1] (niveau de preuve A). Cependant, plus de 10 ans après ces recommandations, le message reste globalement identique. En effet, il faut reconnaître que le niveau de preuve reste peu élevé. Ainsi, une étude portant sur une technique d’expiration lente (ELTGOL) n’a pas montré de bénéfice chez des patients BPCO que ce soit à la sortie de l’hospitalisation ou après 6 mois à l’exception d’une tendance à la réduction des exacerbations ou hospitalisations pendant les 6 mois de suivi [2] (niveau de preuve A). La présence de bronchiectasies, la quantité de sécrétions produites, le degré d’obstruction et une diminution de la pression de rétraction élastique du poumon devraient être pris en compte dans la décision de recourir aux manoeuvres de désencombrement dont le choix dépendra de leur effet physiologique (compression dynamique des voies aériennes et flux expiratoire) [...

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