Texte publié dans une version remaniée sous le titre, « Alimentation, image du corps et santé », in La lettre scientifique de l'Institut Français pour la Nutrition, N°110, décembre 2005,, pp. 2-5.L'anthropologie biologique étudie les variations biologiques diachroniques et synchroniques chez l'homme. En un mot, elle poursuit des recherches sur l'effet du temps (évolution) et sur celui de l'espace (diversité) dans les populations humaines.Chez l'homme moderne (i.e. Homo sapiens), le biologique est gouverné par les facteurs culturels qui lui permettent, depuis l'invention de l'agriculture et de l'élevage, de se sédentariser dans de nombreux écosystèmes. C'est cette dynamique des interfaces entre les paramètres biologiques et les facteurs sociaux et culturelles que traite l'anthropologie dite « du vivant » aujourd'hui.L'originalité de notre discipline, par rapport à la biologie ou à la médecine voire à l'anthropologie sociale et culturelle et à la sociologie, est justement de se situer dans cette perspective, à la fois diachronique (i .e. le temps et l'évolution) et synchronique (i.e. l'espace et la diversité)