Les politiques de la langue suscitent, chez les politistes français, un engouement encore étonnamment faible. Ni le plaidoyer pour une « politologie linguistique », esquissé en 1974 par Louis-Jean Calvet dans Linguistique et colonialisme, ni l’appel à étudier la « glottopolitique », lancé par Louis Guespin et Jean-Baptiste Marcellesi dans un numéro de Langages de 1986, ne semblent avoir eu d’impact durable. Quelques revues de référence consacrent bien ici un numéro spécial, là un article aux ..