7 research outputs found
Les onychomycoses à moisissures
Onychomycoses represent about 30% of superficial mycosis that are encountered in Dermatology consults. Fungi such as dermatophytes, which are mainly found on the feet nails, cause nearly 50% of these onychopathies. Yeasts are predominantly present on hands, whereas non-dermatophytic moulds are very seldom involved in both foot and hand nails infections. According to literature, these moulds are responsible for 2 to 17% of onychomycoses. Nevertheless, we have to differentiate between onychomycoses due to pseudodermatophytes such as Neoscytalidium (ex-Scytalidium) and Onychocola canadensis, which present a high affinity for keratin, and onychomycoses due to filamentous fungi such as Aspergillus, Fusarium, Scopulariopsis, Acremonium… These saprophytic moulds are indeed most of the time considered as colonizers rather than real pathogens agents. Mycology and histopathology laboratories play an important role. They allow to identify the species that is involved in nail infection, but also to confirm parasitism by the fungus in the infected nails. Indeed, before attributing any pathogenic role to non-dermatophytic moulds, it is essential to precisely evaluate their pathogenicity through samples and accurate mycological and/or histological analysis. The treatment of onychomycoses due to non-dermatophytic moulds is difficult, as there is today no consensus. The choice of an antifungal agent will first depend on the species that is involved in the infection, but also on the severity of nail lesions and on the patient himself. In most cases, the onychomycosis will be cured with chemical or mechanical removing of the infected tissues, followed by a local antifungal treatment. In some cases, a systemic therapy will be discussed
Méthodes de diagnostic d’une onychomycose
Onychomycosis represents about 50% of ungueal pathology. Dermatophytes (especially Trichophyton rubrum and Trichophyton interdigitale) are the main species involved in tinea pedis. Yeasts of the Candida (Candida albicans, Candida parapsilosis,…) genus are predominant on hands and very often associated with ungueal disease and perionyxis. Fungi other than the classic dermatophytes and yeasts can be rarely isolated from nail diseases. Among them, species belonging to Scopulariopsis, Aspergillus and Fusarium genus are mainly found, but their involvement in the disease must be proved. Other fungi, presenting a special affinity to keratin (pseudodermatophytes), such as Neoscytalidium dimidiatum (ex Scytalidium dimidiatum) from tropical and subtropical areas and Onychocola canadensis from Northern America and Europe, are considered as real pathogens in nail diseases. A multidisciplinary approach, including clinicians and biologists, is required to confirm the mycosis. This comparative review emphasizes the importance of histological examination, as well as molecular approaches, which are very contributive to the diagnosis of onychomycosis. The role of the laboratory is to identify at the species level the fungus isolated from nail scrapings and to show its involvement in the ungueal lesions
Prevalence, Etiology, and Risk Factors of Tinea Pedis and Tinea Unguium in Tunisia
Background. Foot mycoses are a frequent disease that represents a public health problem worldwide. Objectives. This study aims to evaluate the epidemiology of foot mycoses among Tunisian patients, in order to determine the fungal etiological agents and to identify possible risk factors. Patients and Methods. A prospective study of three hundred and ninety-two patients was undertaken during one year (2013-2014). All subjects were asked to collect demographic data related to the risk factors of foot mycoses. A complete mycological diagnosis was carried out on all patients. Results. A total of 485 samples were collected; tinea pedis and tinea unguium were confirmed in 88.2% of cases. Dermatophytes were isolated in 70.5% and the most frequent pathogen was Trichophyton rubrum (98.1%), followed by yeasts (17.7%) commonly Candida parapsilosis. Non-dermatophyte molds (NDMs) were observed in 8.02% cases and Fusarium sp. was the frequent genus (29.1%). The main predisposing factors of fungal foot infections were practicing ritual washing (56.6%) and frequentation of communal showers (50.5%). Conclusion. This is a recent survey of foot mycoses in Tunisia. Epidemiological studies can be useful to eradicate these infections and to provide further measures of hygiene and education
Les onychomycoses à moisissures et pseudodermatophytes à l’hôpital militaire d’instruction Mohammed-V de Rabat (Maroc)
Les onychomycoses à moisissures et à pseudodermatophytes à l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V de Rabat (Maroc)
Les onychomycoses à moisissures et pseudodermatopytes à l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V de Rabat.
Introduction: Les ongles, comme toutes les parties du corps humains, sont exposés à des facteurs qui peuvent leur être nuisibles. Ainsi, certaines personnes peuvent se retrouver malencontreusement avec des anomalies telles que les mycoses unguéales autrement appelées onychomycoses.
Le plus souvent, ces onychomycoses sont causées par des Dermatophytes; par des Candida ou moins fréquemment, elles peuvent être dues à des Moisissures ou à des pseudodermatophytes.
Patients et méthodes: Il s’agit d’une étude prospective s’étendant sur une période de 3 ans. Elle inclut tous les patients adressés au laboratoire de parasitologie mycologie à l’HMIMV pour un examen mycologique d’une lésion unguéale suspecte d’onychomycose des mains et /ou des pieds.
Résultats : Durant la période d’étude, 924 prélèvements mycologiques au niveau des ongles ont été effectués dans le but de déterminer l’origine mycosique de l’infection. Ainsi les onychomycoses à moisissures représentent environ 20,9% de l’ensemble des cas d’onychomycoses confirmés mycologiquement. l’Aspergillus est majoritairement responsable de ce type d’atteintes avec un taux de 32,69%, de son côté, le Scopulariopsis brevicaulis est de 30,76% des cas, et le Fusarium est de 11,53% des cas. Les autres moisissures de cette même famille ainsi que les pseudodermatophyes ne sont que rarement isolées.
Conclusion : Les onychomycoses à moisissures ne sont pas rares. La prise en charge des patients doit inclure la confirmation mycologique de l’atteinte ainsi que l’élimination des facteurs favorisant les récidives
Les pseudodermatopytes à l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V de Rabat.
Les pseudodermatophytes sont des champignons des zones tempérées et tropicales. Nous présentons dans ce travail une série de 26 cas diagnostiqués à l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V de Rabat.
Les patients sont âgés de 50 à 82 ans. Douze patients sont des femmes. Le sexe ratio H/F est de 1,16. Quinze patients vivent en milieu rural et 9 travaillent la terre. Dix patients présentent une pathologie vasculaire périphérique compliquée d’ulcères de jambe chez 3 d’entres eux. Les autres facteurs associés sont l’excès de poids (4 cas), le diabète (5cas), une dermatose généralisée (4 cas), l’alcoolisme (4 cas). Sept patients ont une cardiopathie, 5 ont une insuffisance rénale, associée à un œdème des membres inférieurs dans 3 cas. Dans 8 cas, le diagnostic a été établi durant une hospitalisation pour un érysipèle.
Seuls les ongles des pieds sont atteints. Les aspects cliniques les plus fréquents sont l’atteinte sous unguéale disto-latérale et l’onychomycodystrophie totale. Onychocola canadensis ainsi que Scytalidium dimidiatum ont été également isolés des espaces inter orteils respectivement chez 2 et 4 patients.
Les facteurs classiques associés tels l’âge, les maladies vasculaires périphériques et le contact avec la terre sont retrouvés. Le risque potentiel d’érysipèle doit être souligné étant donné que l’onychomycose peut représenter une porte d’entrée comme dans les dermatophyties.
La rareté des cas rapportés pourrait être due en partie à la croissance très lente (3 à 4 semaines) de ces champignons quand les cultures sont habituellement éliminées à ce moment. Étant donné que ces champignons sont résistants aux traitements habituels, il est important de faire un prélèvement avant tout traitement et de garder les cultures plus d’un mois
