32,033 research outputs found

    Comparaison entre différentes méthodes de dépistage des grossesses au cours de traitements par ivermectine à large échelle au Cameroun

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    Lors d'un traitement de masse par l'ivermectine dont une des contre-indications est la grossesse, nous avons effectué un dépistage des grossesses par interrogatoire chez 2580 femmes de 15 à 45 ans. Chez 1409 d'entre elles, un questionnaire complet pour rechercher une grossesse méconnue de la femme a été mené par une femme médecin assistée d'une sage-femme traditionnelle. Chez 1798 de ces femmes, un ou plusieurs tests immunologiques de grossesse ont été effectués sur le terrain. Une surveillance longitudinale de neuf mois a permis de vérifier a posteriori les réponses. Il est remarquable que les femmes détectent assez bien leur grossesse dès le deuxième mois : si la sensibilité de cette question est médiocre (71%), sa spécificité est excellente (98%). La présomption de grossesse portée par l'équipe médicale à la fin de l'interrogatoire est plus sensible (80%) mais beaucoup moins spécifique (59%). L'association de plusieurs critères au sein du questionnaire n'apporte aucun bénéfice. Les différents tests immunologiques de grossesse essayés ont une sensibilité variant entre 70 et 90% et une spécificité comprise entre 87 et 97%. Le simple interrogatoire des femmes se révèle la méthode la plus efficace (sa valeur globale est de 94%, contre 63% pour le questionnaire et 92% au maximum pour les tests de grossesse). Toutefois, elle expose 29% des femmes enceintes au risque d'être soumises à un traitement contre-indiqué. (Résumé d'auteur

    Maîtrise de la fécondité et planification familiale au Sud

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    L'article présente les résultats d'une recherche sur l'interruption volontaire de la grossesse en Colombie. Afin d'étudier l'ampleur de ce phénomène dans un pays où cet acte est puni par la loi, une méthodologie spécifique d'enquête a été mise au point. Cette pratique de l'interruption volontaire de grossesse est importante puisque près d'un tiers des femmes ont terminé au moins une grossesse par un avortement. Les auteurs soulignent l'importance de ce phénomène dans le processus de transition démographique, puisque l'avortement, en Colombie, contribue à une réduction significative de la fécondité. (Résume d'auteur

    Interruptions de grossesse dans le canton de Vaud en 2013

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    Sur mandat du médecin cantonal, les interventions effectuées dans le canton de Vaud font l'objet d'un monitorage continu et détaillé effectué par l'Institut universitaire de médecine sociale et préventive. En 2013, 1518 interruptions de grossesse ont été déclarées dans le canton de Vaud, soit une de plus que l'année précédente. Dans neuf cas sur dix, la femme enceinte était domiciliée sur le territoire cantonal, soit un total de 1316 femmes. Dans l'ensemble, les statistiques restent très stables. Rapporté à la population féminine en âge de procréer, le taux d'interruption de grossesse chez les résidentes vaudoises est de 7.1 pour mille femmes âgées de 15 à 49 ans (8.8 pour mille femmes âgées de 15 à 44 ansa). L'écart entre femmes de nationalité étrangère et femmes de nationalité suisse persiste avec un taux respectivement de 9.50/00 et 5.50/00. En 2013, on enregistre environ une interruption de grossesse pour six naissances. L'âge médian au moment de l'intervention est de 28 ans. Huit femmes avaient moins de 16 ans. La moitié des interruptions de grossesse réalisées concerne des femmes de nationalité étrangère : huit sur dix ont une autorisation de séjour B ou C, le reste se trouvant en statut précaire (sans permis ou au bénéfice d'un permis N/F/L)

    Suivi prénatal: les femmes ayant recours à la PMA ont-elles des besoins psychosociaux spécifiques ? : Travail de Bachelor

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    Introduction : Après la réussite d'une PMA, les femmes enceintes bénéficient d'un suivi prénatal classique, au même titre que celles enceintes spontanément. Or, il est reconnu qu'un parcours d'infertilité peut engendrer des anxiétés nouvelles pendant la grossesse. Objectif : Dépister les femmes enceintes suite à une PMA à risque d'anxiété et de dépression et identifier leurs besoins pour leur proposer un suivi prénatal adéquat. Méthode : Revue de la littérature basée sur une analyse descriptive et critique de cinq articles scientifiques. Résultats : Différents facteurs influencent l'état psychique des femmes enceintes par PMA mais son évolution reste favorable au cours de la grossesse. Toutefois, ces femmes peuvent rencontrer des peurs spécifiques et manifester une anxiété plus élevée dans la période prénatale. Parmi les auteurs, il n'y a pas de consensus quant à une moins bonne capacité d'adaptation à la grossesse ou non. Conclusion : Il est reconnu que le recours à la PMA peut aggraver certaines prédispositions maternelles (biomédicales, sociodémographiques, psychologiques et émotionnelles). Néanmoins, ces femmes ne manifestent pas toutes des besoins psychosociaux spécifiques mais il est nécessaire d'identifier celles qui sont à risque d'anxiété et de dépression pour leur apporter un accompagnement prénatal adéquat. Cela serait possible grâce à la mise en place d'un dépistage systématique et la proposition d'un suivi prénatal approfondi. Les compétences de la sage-femme lui permettraient d'être la personne la plus adaptée pour prendre en charge cet accompagnement. Néanmoins, si la situation sort du cadre de la physiologie, un soutien pluridisciplinaire serait nécessaire

    Quality of life after liver transplantation : state of the art

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    Quality of life (QoL) after deceased donor liver transplantation is increasingly recognized as a major outcome parameter. We reviewed recent publications in this rapidly evolving field in order to summarize recent achievements in the field and to define opportunities and perspectives for research and improvement of patient care. QoL does improve after liver transplantation according to a typical pattern. During the first year, there is a significant improvement in QoL. After one year, the improvement does stabilise and tends to decline slightly. In addition to the physical condition, different psychological parameters (such as depression, anxiety, sexual function) and socio-demographic elements (professional state, sex, marital state) seem to impact QoL. Opportunities for further research are the use of dedicated questionnaires and identification of influencing factors for QoL

    Le déni de grossesse: étude rétrospective au CHUV

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    Ne réaliser que l'on est enceinte seulement lors de l'accouchement ? N'avoir aucun ou peu des symptômes habituels de la grossesse ? Ce phénomène étonnant appelé déni de grossesse (DG) existe et n'est pas aussi rare que l'on pourrait le penser1. Dans la littérature, la plupart des articles mentionnent une prévalence de 2 à 3 cas pour 1000 accouchements2. Le DG n'a pas une définition considérée comme universelle, mais globalement nous pouvons le définir comme étant la « non-reconnaissance d'une grossesse au-delà du premier trimestre, qui peut se prolonger jusqu'à l'accouchement et recouvrir ce dernier»2, nous parlons respectivement, à partir de 14 semaines d'aménorrhée, de déni partiel et total. Bien que les dénis partiels soient plus fréquents que les dénis totaux, ces derniers sont les plus impressionnants. Dans la population générale ainsi qu'au sein des professionnels de la santé ce phénomène est encore considéré comme « impossible », il reste incompris ou est, de façon présumée, lié à des causes bien spécifiques comme par exemple un très jeune âge, une origine étrangère ou un bas niveau social. Realising you're pregnant only while giving birth ? Having no or few of the usual symptoms of pregnancy? This strange phenomenon exists and is called denial of pregnancy, and it's not as rare as one might think1. Most research articles mention a prevalence of 2-3 cases per 1000 births2. Denial of pregnancy doesn't have a universal definition, but can be defined as the « unawareness of a pregnancy after the first trimester, which can last until and even through birth »2. We will therefore subsequently speak of partial or complete denial. While partial denial is more frequent than complete denial, the latter is the most impressive. Among general population and professionals, this phenomenon is still considered as «impossible», keeps beeing misunderstood or is attributed to specific causes, such as younger age, foreign nationality or low socioeconomic status. A better understanding of this phenomenon would allow us to improve the care of the women affected. Objectifs : 1. Définir la terminologie et l'entité « déni de grossesse ». 2. Réaliser une étude rétrospective à partir des archives médicales du CHUV afin d'analyser le phénomène en fonction de plusieurs caractéristiques bien définies puis comparer les résultats obtenus avec la littérature. Méthodes : Il s'est agit d'effectuer une revue de littérature à partir de recherches au centre de documentation et planning familial de Genève, dans les bases de données informatiques telles que PubMed/MedLine, SAPHIR, Web of Science ainsi que de la lecture de plusieurs livres (cf. Bibliographie). Nous avons parcouru non seulement les archives papier mais surtout les archives électroniques des dossiers des patientes admises pour un diagnostic de DG partiel ou total (ou de grossesse méconnue/ non suivie) dans le service de gynécologie-obstétrique (DGO) du CHUV entre 1999 et 2012. A partir du recueil de données, nous avons analysé la répartition du DG en fonction de plusieurs paramètres tels que la classe d'âge, le milieu social, les éventuelles grossesses antérieures, la réaction de la famille en particulier du partenaire/mari ainsi que l'évolution ou l'issue de ces situations cliniques. La documentation à disposition n'a permis qu'une recherche de cas dans les dossiers d'obstétrique. Cette approche ne tient ainsi pas compte des DG qui se sont soldées par une interruption de grossesse ou un avortement spontané du 2e trimestre. Nous avons étudié uniquement les DG dont les grossesses ont aboutit à un accouchement. Résultats : Le déni de grossesse s'est révélé être un phénomène fréquent aussi au CHUV avec une prévalence de 2 pour 1000 naissances. Les DG partiels (90%) ont été plus fréquents que les DG totaux (10%). Les adolescentes représentaient une minorité des patientes (7%). En moyenne, les femmes étaient âgées de 27 ans ; elles ont découvert leur grossesse aux allentours de la 25ème semaine d'aménorrhée (SA) en moyenne et étaient en majorité de nationalité étrangère (68%) ce qui ne diffère pas des proportions habituellement retrouvées dans les consultations obstétricales au sein du CHUV. Les enfants nés suite à un DG avaient un poids et une taille dans la norme avec une moyenne de 2934.7 grammes et une taille moyenne de 47.5 centimètres. Nous notons une prise pondérale d'en moyenne 11 kilogrammes et une augmentation du BMI de 5 points par rapport au BMI habituel. Seule une minorité de patientes consommaient activement ou avouent avoir consommé des substances illicites durant la grossesse (17%). Le tabac est le toxique le plus consommé (44%). Les patientes viennent de tous les milieux socio-économiques, bien qu'une part importante travaille dans le secteur tertiaire. Les femmes n'habitent généralement pas seules, ce qui prouve que le DG peut être « contagieux ». La plupart (62%) sont hospitalisées durant le même nombre de jours que les patientes qui ne font pas de DG, soit habituellement entre 4 et 5 jours. Le service de divers spécialistes comme les pédopsychiatres, les sages-femmes conseillères en périnatalité, le service social ou d'autres professionnels de santé a systématiquement été sollicité afin de répondre au mieux aux besoins des patientes en adaptant chaque situation au cas par cas en fonction des éventuelles demandes de la patiente ainsi que de l'évaluation clinique. Conclusion: Le DG n'a pas encore une définition claire considérée comme universelle, bien que ce terme soit utilisé depuis 1970 dans la pratique médicale courante. Les résultats de notre étude correspondent globalement aux résultats de la littérature. De manière générale, force est de constater qu'il n'y a pas de caractéristiques propres aux femmes victimes de DG que ce soit dans notre étude ou dans la littérature, ce qui nous empêche de dresser le portrait exact d'une personne à risque et ainsi prévenir de futurs cas. La prise en charge s'est systématiquement déroulée en collaboration avec une équipe multidisciplinaire. Connaître les circonstances du DG permettrait d'éviter toute stigmatisation et mauvaise prise en charge. Nous ne pouvons pas espérer prévenir totalement le DG mais nous pouvons limiter ses conséquences. Une façon de le faire serait d'amener ce phénomène à la connaissance de tous, qu'ils soient des professionnels de la santé ou non. Pour les médecins, il s'agit de considérer une telle possibilité face à une femme en âge de procréer qui consulte pour des douleurs abdominales ou l'apparition d'autres symptômes liés habituellement à une grossesse comme par exemple les nausées, une prise de poids avec ou sans aménorrhée. Le DG est une expérience souvent traumatique. L'issue n'est pas nécessairement dramatique ni pour la mère, l'enfant, le géniteur ou l'entourage. Plus la découverte se fait tôt dans la grossesse plus il reste de temps pour l'encadrement et l'acceptation de celle-ci

    Tabagisme et grossesse. Représentations sociales chez des mères québécoises

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    Les conséquences néfastes du tabagisme pendant la grossesse ont été largement documentées. On sait également que pendant cette période les mères sont plus susceptibles de réduire ou cesser leur consommation de tabac. En dépit de l’information transmise sur les conséquences du tabagisme, certaines femmes maintiennent cette habitude pendant la grossesse et cette situation se retrouve plus souvent chez les mères de milieux défavorisés socio-économiquement. La signification que les femmes donnent au tabagisme pendant la grossesse, qu’elles soient fumeuses ou non, a cependant été peu étudiée. Le but de cette recherche était d’identifier les représentations sociales du tabagisme pendant la grossesse de femmes enceintes ainsi que leurs perceptions des messages qu’elles reçoivent à cet effet. Les données ont été recueillies à partir d’entrevues semi-dirigées avec des femmes enceintes de milieux socioéconomiques variés. Toutes les femmes rencontrées ont affirmé que le tabagisme pendant la grossesse était nocif et qu’il devait être évité, quoique plusieurs d’entre elles ne semblaient pas en mesure d’en identifier avec précision les conséquences pour l’enfant à naître. Or, au-delà des connaissances véhiculées et intégrées sur les aspects nocifs du tabagisme pendant la grossesse, c’est bien plus l’identité sociale et ses fondements qui vont déterminer la perception du risque et, de là, le comportement tabagique, mais aussi, la représentation sociale dominante du tabagisme pendant la grossesse. En effet, les normes sociales, mais aussi les rapports sociaux, les expériences personnelles et celles de l’entourage, construisent la perception du risque de ces femmes et agissent sur leur potentiel à modifier leurs comportements.The harmful impacts of tobacco use during pregnancy have now been well demonstrated. It is also now known that pregnancy is a period of many changes in which mothers-to-be are more susceptible to reduce or totally stop their smoking. Despite the information given about the damages of smoking, some of them keep up the habit during their pregnancy. Those women tend to come from lower socioeconomic statuses. The meaning women give to tobacco use during pregnancy, whether they are smokers or not, has been little documented. The purpose of this study was to identify mothers-to-be’s social representations and perceptions regarding tobacco use during pregnancy as well as to identify their perceptions of the information they receive. Data was collected through semi-directed individual interviews conducted with women from various socioeconomic settings. All the participants said that tobacco use during pregnancy was harmful and should be avoided. However, many of them had great difficulty explaining why it was so and what the damages of smoking could be. Beyond their knowledge on the harmful effects of tobacco use during pregnancy, it is rather the social identity and its foundation that determine their perception of risk, their choice to smoke or not and the main social representation of tobacco use during pregnancy. Social norms, social networks, personal experiences and those of their network build the representation or risk and have an impact on the capacity to change their behaviours.Las consecuencias nefastas del tabaquismo durante el embarazo han sido ampliamente documentadas. Sabemos también que, durante este período, las mujeres son más capaces de reducir o cesar su consumo de tabaco. A pesar de la información transmitida sobre las consecuencias del tabaquismo, ciertas mujeres mantienen este hábito durante el embarazo, lo que ocurre con más frecuencia entre las madres de medios socioeconómicos desfavorecidos. Sin embargo, se ha estudiado poco el significado que las mujeres dan al tabaquismo durante el embarazo, sean o no fumadoras. Esta investigación tiene como objetivo identificar las representaciones sociales del tabaquismo durante el embarazo en mujeres encintas, así como su percepción de los mensajes que reciben al respecto. Los datos fueron recabados en entrevistas semidirigidas con mujeres embarazadas de diversos medios socioeconómicos. Todas las mujeres entrevistadas afirmaron que el tabaquismo es nocivo durante el embarazo y que debe evitarse, aunque varias de ellas no fueron capaces de identificar con precisión sus consecuencias para el niño por nacer. Ahora bien, más allá de los conocimientos vehiculados e integrados sobre los aspectos nocivos del tabaquismo durante el embarazo, lo que va a determinar la percepción del riesgo y, a partir de allí, el comportamiento tabáquico, es principalmente la identidad social y sus fundamentos, y también la representación social dominante del tabaquismo durante el embarazo. En efecto, las normas sociales, como también las relaciones sociales, las experiencias personales y las del entorno desarrollan la percepción del riesgo de estas mujeres y actúan sobre su capacidad de modificar sus comportamientos

    Mythes et croyances pendant la grossesse dans la région Nord-Ouest du Portugal et ses implications dans la santé des femmes

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    Tout au long de sa vie, la femme est confrontée à des récits narrant des expériences et des histoires qui se transmettent successivement de parents à enfants et qui, sauf en de rares cas, préfigurent des croyances et des mythes déterminants de ses comportements. Ceux-ci sont générateurs de craintes et de peurs à partir desquelles elle commence à construire la représentation de sa propre grossesse. Le présent article a pour base une étude que nous avons menée dans la région du Nord-Ouest du Portugal et qui a eu pour objectifs de rechercher si les femmes enceintes fréquentant les services de santé sont influencées par les mythes ou croyances et d´identifier des comportements découlant des croyances. L’élément principal de cette étude est que 82 % des femmes interrogées déclarent avoir été, plus ou moins, influencées par les mythes et les croyances.Throughout her life, the woman is confronted with tales of experiences and stories which are eternally passed on from parents to children, which in rare cases precede beliefs and myths determinants of their behaviours. These beliefs and myths generate fears and worries from which a woman bases the representation of her pregnancy. The main objective of this study held in the north-western region of Portugal is to confirm if the pregnant women who attend the public health services are, or not, influenced by myths or beliefs and to identify behaviours expressed by these woman that are directly dependent on the beliefs. The main conclusion that we may learn from this study is that 82 % of the one hundred women whom were interviewed mentioned to have been influenced, in greater or less importance, by myths and beliefs
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