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Historique des feux au nord du Témiscamingue, Québec
L'historique des feux a été reconstruit pour une superficie de 2500 km2 à l'interface de la forêt boréale et de la forêt feuillue septentrionale du sud-ouest du Québec. L'objectif primaire de ce projet était de récolter les
données de base nécessaires à la description du régime de feux naturels, dans un contexte de remplacement des peuplements après incendies sévères pour la région du Témiscamingue. Cette description du régime des feux constitue également l'étape initiale pour le développement d'un scénario d'aménagement forestier basé sur le régime des perturbations naturelles pour cette même région. Les buts secondaires étaient d'évaluer les effets de
différentes échelles spatio-temporelles sur la fréquence des feux, en déterminant le rôle des facteurs explicatifs aux échelles locale, paysagère et régionale. Un dispositif d'échantillonnage aléatoire, utilisant la dendrochronologie conjointement avec les archives gouvernementales et les
photos aériennes, a été utilisé pour décrire le cycle de feu dans le contexte du modèle exponentiel négatif. Les éléments physiographiques ne présentent pas localement d'influence sur la fréquence des feux. Cependant, les patrons d'utilisation des terres associées à la colonisation affectent significativement la fréquence des feux à l'échelle du paysage. Un changement temporel dans la fréquence des feux a été aussi détecté et coïncide avec la période de colonisation Euro-canadienne, ainsi qu'avec des
années de sécheresse extrême pour le site d'étude. De plus, une période sans feu a été récemment identifiée et associée à la suppression du feu et aux changements climatiques. Les cycles estimés (-190 à 300 ans) pour la section sud-est du site d'étude seraient représentatifs des cycles naturels due
à une moins grande influence humaine. Les longs cycles de feu observés sont responsables d'une proportion élevée de forêts anciennes dont la dynamique est surtout contrôlée par des perturbations secondaires (trouées, épidémies d'insectes). Par conséquent, un régime d'aménagement forestier équienne à rotation courte qui serait inspiré du régime des feux est à remettre en question pour ce secteur. Des pratiques sylvicoles plus diversifiées s'inspirant à la fois d'une fréquence faible des feux et surtout de la présence des perturbations secondaires serait plus en accord avec une approche d'aménagement s'inspirant des perturbations naturelles
Vers une stratégie de gestion des feux de brousse dans la zone d'intervention de Wula-nafaa : régions de Tambacounda, kolda et Sedhiou
L'étude vers une gestion des feux de brousse a été réalisée à la demande de la Direction des Eaux et Forêts du Ministère de l'Environnement et de la Protection de la Nature, sur financement de l'USAID. Le but de cette étude est de recenser les pratiques traditionnelles et modernes qui concernent la lutte contre les feux de brousse. La philosophie est de faire évoluer la vision de l'ensemble des acteurs pour passer de la lutte contre les feux tardifs et incontrôlés (posture défensive) à la maîtrise et à la gestion des feux précoces (posture préventive). Une enquête a été menée dans les villages et plusieurs entretiens-interviews ont été conduits auprès des services techniques de l'Etat. Ils font apparaître que la gestion traditionnelle des feux précoces est toujours vivace, malgré quelques obstacles issus de contraintes réglementaires. La réglementation concernant les feux de brousse a considérablement évolué depuis l'Indépendance du Sénégal, notamment grâce à la Loi n°96-07 du 27 décembre 1996 portant sur la décentralisation de compétences en matière de gestion des ressources naturelles, jadis dévolues à 1'Etat, aux collectivités locales. Elle donne désormais aux populations locales le droit et le devoir de gérer elles-mêmes leurs ressources naturelles. Un bilan est présenté ici et fait le point sur les rôles et fonctions de chaque acteur impliqué dans la gestion participative des ressources naturelles. Des expériences répondant à cette approche sont actuellement à l'essai dans les régions de Tambacounda, Kolda et Sédhiou. Des voies exploratoires sont proposées, à partir de ces cas concrets, en vue d'instaurer la maîtrise des feux, au moyen de l'établissement de plans de gestion des feux précoces, des plans d'aménagement et/ou d'occupation des sols en tenant compte de tous les acteurs. Un volet important de ce plan de gestion des feux comporte le renforcement des capacités techniques et financières. Il devrait permettre de renforcer le rôle et les capacités des acteurs pour la maîtrise des techniques de lutte contre les feux, et pour gérer leur terroir et ses ressources. Toutefois les antagonismes coutumiers très anciens freinent considérablement la mise en place ce cet aménagement des feux. Ceux-ci sont de plus en plus exacerbés par une insécurité foncière grandissante, liée à l'accroissement démographique et à la spéculation. Mots clé : Sénégal, Feux de brousse, Feux précoces, Gestion participative, Plan de gestion.(Résumé d'auteur
Impacts des feux annuels sur la végétation et les sols des savanes du centre de la Côte d'Ivoire
Les "parcelles feux d'Aubréville" sont installées dans la forêt de Kokondékro, à 10 kilomètres au sud de Bouaké dans le centre de la Côte d'Ivoire. Elles constituent un dispositif expérimental unique au monde dans lequel l'effet des feux de brousse annuels sur la végétation est étudié depuis 1936. La protection intégrale contre les feux y est comparée aux effets des feux annuels: les feux précoces sont allumés au début de la saison sèche (15 décembre) et les feux tardifs en fin de saison sèche (10 mars). Les trois parcelles couvrent chacune deux hectares. Au tout début, l'ensemble du dispositif était un champs de coton laissé en jachère pendant sept ans et parcouru par les feux. Après 60 années d'expérimentation, la parcelle en protection intégrale supporte une forêt secondaire dense semi-décidue. Les feux tardifs ont créé une "steppe" surmontée d'arbres vieillissants car les régénérations de ligneux sont inexistantes. Les feux précoces ont permis à une forêt dense de se reconstituer sur les sols les plus riches et à une savane boisée de se maintenir ailleurs. Le sol est de type ferrallitique. Sur chacune des trois parcelles, un échantillon composite de sol (5 carottes) a été prélevé pour l'horizon 0-15 cm. Une sixième carotte de sol non "perturbé" a été prélevée pour effectuer des mesures de porosimétrie au mercure. La parcelle protégée présente logiquement les teneurs les plus élevées et le complexe absorbant le mieux fourni notamment pour Mg et K. Toutes les parcelles sont pauvres en P assimilable. Le taux de matière organique passe de 3,32% pour la protection intégrale à 2,63% pour le feu tardif et 1,79% pour le feu précoce (savane). Le rapport C/N évolue dans le même sens. Globalement, les sols des parcelles "brûlées" sont moins poreux et présentent par rapport à la parcelle protégée 1) une microporosité plus importante, 2) une mésoporosité plus importante avec une supériorité du feu précoce et 3) une baisse de la macroporosité de l'ordre de 50%. La séquestration du carbone dans le sol et la végétation, en 60 ans, est de l'ordre de 1,8 T/ha/an dans la parcelle protégée, 0,33 T/ha/an avec les feux précoces et de - 0,18/T/ha/an dans le cas des feux tardifs. (Résumé d'auteur
Faculty recital: Hung-Kuan Chen, piano, March 29, 1986
This is the concert program of the Faculty Recital: Hung-Kuan Chen, piano performance on Saturday, March 29, 1986 at 3:00 p.m., at the Concert Hall, 855 Commonwealth Avenue. Works performed were Preludio, Molto vivace, Paysage, Mazeppa, and Feux follets from Etudes d'execution by Franz Liszt, Sonetto 47 del Petrarca by F. Liszt, Sonetto 105 del Petrarca by F. Liszt, Sonetto 123 del Petrarca by F. Liszt, Rhapsody Op. 1 by Béla Bartók, and Sonata in B minor by F.Liszt. Digitization for Boston University Concert Programs was supported by the Boston University Humanities Library Endowed Fund
Forest Fires and the Law:A Guide for National Drafters based on the Fire Management Voluntary Guidelines
L´impact des aires protégées et des utilisations anthropogènes du sol sur la regeneration des terrains boisés à Acacia dans l´est du Burkina Faso
Regeneration success, persistence strategies (seedlings vs. coppicing), and population trend of Acacia spp. were tested under two land-use regimes in eastern Burkina Faso: (i) protected areas shielded to livestock grazing pressure, to logging, and using early annual fire as a management system; (ii) areas with high human impact (heavily and extensive livestock grazing, harvesting for wood and for medicinal plants). Generally, a good regeneration rate of Acacia species was observed in protected areas and a poor regeneration rate in areas with high human impact. Nevertheless, some species affiliated to the subgenus Aculeiferum as A. dudgeoni and A. polyacantha showed a good regeneration under both land use regimes. Juvenile plants less than 25 cm height of A. dudgeoni and A. gourmaensis increased by 116 to 50 % in areas with human impact as compared to their populations in protected areas. With SCD slopes varying from –0.40 to -0.70, the protected Acacia woodland displayed a stable population structure due to abundance of recruitment, and coppicing persistence (more common in the subgenus Aculeiferum) favoured by early annual fire. Consequently, the protected areas are favourable for Acacia woodland regeneration. Conversely, SCD slopes are positive or close to zero in areas of anthropogenic regime and showed a declining population, especially more marked with the subgenus Acacia due to permanent seed and seedling removal by livestock grazing. Nevertheless, the number of seedlings of some species was higher in areas under human pressure than in protected areas, especially for the subgenus Aculeiferum, improving the genetic variability and thus the long-term maintenance of the population. Key words: Acacia, early fire, land use, sudano-sahelien zoneLe statut de la régénération, les stratégies de persistance et la dynamique des Acacia spp. ont été évalués suivant deux modes d’utilisation dans la région est du Burkina Faso: (i) les zones protégées soustraites du pâturage extensif et de la coupe du bois, mais sont parcourues annuellement par des feux précoces ; (ii) les zones à forte impact anthropique (fort pâturage extensif, exploitations humaines diverses). En général, les zones protégées montrent un taux de régénération élevé des Acacia spp. alors que les zones anthropogéniques présentent une faible régénération. Néanmoins, certaines espèces affiliées au sous genre Aculeiferum comme A. dudgeoni et A. polyacantha montrent une bonne régénération dans les deux modes d’utilisation des terres. La population juvénile de moins de 25 cm de hauteur des espèces tel que A. dudgeoni et A. gourmaensis est 116 à 50 % plus élevée dans les zones anthropisées que dans les zones protégées. Avec des pentes de régression variant entre -0.40 à -0.70 dans les zones protégées, les populations présentent une structure stable due à l’abondance des plantules, et des rejets de souches maintenues par les feux précoces (plus fréquent dans le sous genre Aculeiferum). Par conséquent, les zones protégées sont plus favorables à la régénération des formations d’Acacia. A l’opposé, les pentes de régression sont positives ou proche de 0 dans les zones anthropisées montrant des populations peu stables particulièrement pour le sous genre Acacia à cause du prélèvement des semences et des plantules due au pâturage extensif. Néanmoins, les plantules issues de la germination de certaines espèces du sous Aculeiferum sont plus nombreuses dans les zones anthropisées que dans les zones protégées et pourraient améliorer la variabilité génétique pour la conservation à long termes des peuplements. Key words: Acacia, feux précoces, pâturage, utilisation des terres, zone soudano-sahélienn
Les feux dans les savanes des monts Nimba, Guinée
Le massif des monts Nimba, au sudest de la République de Guinée, fut érigé en réserve de la biosphère et en site du patrimoine mondial en 1981 dans un but de conservation d'un écosystème d'une richesse biologique extraordinaire. Le développement d'un projet d'exploitation minière est en cours d'étude, ce qui a incité les autorités à demander une étude d'impact environnemental de façon à évaluer les risques de dégradation du milieu naturel dans le cas d'une mise en exploitation du fer dans un futur proche. L'étude était composée d'un inventaire rapide de la biodiversité et d'une expertise sur l'impact des feux de brousse dans les savanes qui fut réalisée en mars 2008. Les feux de brousse sont provoqués dans le cadre d'activités pastorales, agricoles ou de braconnage. Dans les savanes de basse altitude, les feux annuels permettent le maintien en équilibre et la diversité floristique des formations herbacées et évitent leur embroussaillement. Les feux sont moins fréquents dans les savanes submontagnardes et n'ont pas d'impact négatif sur le tapis herbacé mais altèrent les lisières et le sous-bois des forêts de ravin. La pratique des feux précoces est la seule qui permette de concilier production de pâtures et conservation dans cet écosystème de savane, sans avoir d'impact négatif sur la végétation et la faune terrestre. Elle limite, voire empêche, les feux tardifs dommageables à la végétation et aux sols. Les feux de brousse ne doivent pas être considérés comme un fléau pour le massif des monts Nimba si l'on tient compte de l'origine secondaire des savanes et du façonnage par l'homme des phytocénoses actuelles par une succession d'activités agricoles et pastorales. (Résumé d'auteur
La gestion controversée du feu dans les forêts nationales de l’Idaho et de l’ouest du Montana: Le cas de la zone montagnarde dominée par les pins Ponderosa et les sapins Douglas
International audienceEn Idaho et au Montana comme dans le reste des Montagnes Rocheuses états-uniennes, une partie de la population souhaite s’installer à proximité immédiate des aménités paysagères forestières. Le solde migratoire régional est fortement positif depuis un quart de siècle. Des feux de végétation d’intensité variable y détruisent des propriétés à intervalles réguliers. Certains de ces feux sont meurtriers. Ils constituent un enjeu régional humain, économique, politique et environnemental dont la portée risque de s’accroître dans un contexte de réchauffement climatique. Bon nombre de ces feux démarrent dans les immenses forêts nationales de la zone montagnarde (600 à 2100 mètres d’altitude dans la région étudiée) dominée par des pins Ponderosa et par des sapins Douglas. Entre la fin de la conquête de l’Ouest et les années 1970, les impacts anthropogéniques ont fait évoluer ces forêts et les régimes de feu auxquels elles sont soumises. Depuis une quarantaine d’années, les gestionnaires ont amorcé une restauration partielle et controversée des régimes de feu d’autrefois et des espaces qu’ils contribuent à façonner
Todd Welbourne, piano assisted by Julie Welbourne, piano, October 3, 1986
This is the concert program of the Todd Welbourne, piano assisted by Julie Welbourne, piano performance on Friday, October 3, 1986 at 8:00 p.m., at the Concert Hall, 855 Commonwealth Avenue. Works performed were Preludes, Book II (6-12) by Claude Debussy, Sphaera (Sphere) for piano and computer-generated 4 track tape by William Albright, Rhapsodies by Curtis Curtis-Smith, and Celestial Mechanics (Makrokosmos IV) for piano, four hands by George Crumb. Digitization for Boston University Concert Programs was supported by the Boston University Humanities Library Endowed Fund
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