45,902 research outputs found

    The Limits of Money in Daily Ridesharing: Evidence from a Field Experiment in Rural France

    No full text
    Ridesharing, as part of the sharing economy, is a rapidly growing sector and has the potential to solve major environmental and societal challenges related to daily transportation. The main obstacle in expanding ridesharing is motivating drivers and passengers to participate. We conducted a field experiment, in collaboration with a French ridesharing provider, to investigate whether extrinsic monetary incentives have motivation crowding effects for drivers in a real time ridesharing service. For each passenger rideshare request, we randomly assigned 3 euros or 7 euros as the compensation amount to drivers. This amount was shown simultaneously with the ridesharing request, so when the drivers saw the rideshare requests whilst driving, they could decide in real time whether or not to stop to pick up the passengers. After the trip has been completed, the drivers could choose to redeem their gains, and if they did so, we would invite them to a dictator game in which they were able to split their gains between themselves and a charity. The results from 128 rideshares during the northern summer 2017 show that the drivers’ redemption and money split decisions are similar for the 3 euros and 7 euros groups, indicating that there are similar motivation profiles in both groups. Thus, increasing the monetary incentive levels has neither crowding-out nor crowding-in effects. Our results offer crucial policy insights to ridesharing providers. Instead of solely deploying monetary incentives to increase user participation, they could be better served, without having to resort to increased budget outlays, by considering non-monetary incentives which trigger the intrinsic pro-social motivations of the users of a rural ridesharing service.JEL classification: C93, D91, R41.Porté par la vague de l’économie du partage, le covoiturage est devenu, ces dernières années, un secteur en pleine croissance, offrant un potentiel pour relever de multiples défis environnementaux et sociétaux liés à la mobilité du quotidien. La difficulté pour démocratiser la pratique du covoiturage reste à mobiliser les conducteurs et les passagers d’y recourir. Comprendre les motivations et les barrières des utilisateurs devient vital pour le développement de ce secteur. Nous avons mené une expérience de terrain avec une start-up française du covoiturage pour comprendre les motivations des conducteurs. Plus spécifiquement, nous souhaitons mesurer si l’augmentation de l’incitation monétaire peut engendrer des effets de crowding-out ou de crowding-in sur les motivations intrinsèques. Nous avons recruté des testeurs pour lancer les demandes de covoiturage en tant que passagers. Les conducteurs peuvent voir ces demandes sur leur chemin et décider en temps réel s’ils veulent s’arrêter ou non. Nous attribuons, de manière aléatoire, deux niveaux de compensation à chaque trajet, 3 euros ou 7 euros. La compensation est affichée au moment de la demande du covoiturage. Après le trajet, les conducteurs peuvent décider de l’encaisser ou non. En cas d’encaissement, nous les invitons à jouer « un jeu de dictateur » avec une association caritative comme bénéficiaire. Au total, nous avons collecté 128 observations au cours de l’été 2017. Les résultats montrent que les conducteurs se comportent de manière similaire sur l’encaissement et le partage de la compensation qu’elle soit de 3 euros ou de 7 euros. On en déduit donc une ressemblance de distribution de profils de motivations dans les deux groupes. L’augmentation de l’incitation monétaire n’a ni l’effet crowding-out ni l’effet crowding-in. Nos résultats soulignent des implications sur la politique du covoiturage. Il en ressort que, au lieu de se focaliser uniquement sur les incitations monétaires, les décideurs tant au sein de l’état que des entreprises pourraient réfléchir aux stratégies qui inciteraient à des motivations intrinsèques des utilisateurs afin de favoriser leur participation au covoiturage, dans le même cadre budgétaire voire encore moins.Classification JEL : C93, D91, R41

    Competitive landscape: are tourism sectors different? Why does it matter?

    No full text
    This study advances empirical knowledge of tourism as an economic sector, from an economics and supply-side perspective. It studies the competitive landscape of tourism sectors in Portugal, based upon a rich, firm level database, of over 3,000,000 observations, over the period of nine years, from 2006 to 2014 (over 300,000 firms per year). The results show a lower level of concentration, and consequently a higher level of competition, just in some sectors of the tourism industry, hence the need to take into account sub-sector specificities when analysing a competitive landscape. The results for Portugal show that tourism as a sector may have contributed to the economic recovery from the financial crisis that began in 2008; but tourism growth should not blur the need to care for efficiency or financial soundness. Managerial and policy implications are derived from our research.L’étude fait progresser les connaissances empiriques sur le tourisme en tant que secteur économique, du point de vue de l’offre. Il étudie le paysage concurrentiel des secteurs du tourisme au Portugal sur la base d’une riche base de données, comprenant plus de 3 000 000 d’observations sur la période 2006-2014 (plus de 300 000 entreprises pour année). Les résultats montrent un niveau de concentration inférieur, par conséquent un niveau de concurrence supérieur dans certains secteurs de l’industrie du tourisme, d’où la nécessité de prendre en compte les spécificités des sous-secteurs. Les résultats pour le Portugal montrent que le tourisme a peut-être contribué à la reprise économique après la crise financière qui a débuté en 2008; mais, la croissance du tourisme ne doit pas atténuer la nécessité de veiller à l’efficacité ou à la solidité financière. Les implications managériales et politiques sont dérivées

    Le désenclavement portuaire de l’Afrique au Nord de l’Équateur : enjeu du xxie siècle dans un contexte de conteneurisation-mondialisation et de tensions géopolitiques

    No full text
    Sous-continent massif aux côtes peu découpées, l’Afrique au Nord de l’Équateur connaît une croissance économique et démographique élevée, mais le désenclavement maritime et celui de l’hinterland demeurent faibles. Le développement passe, en partie, par l’action sur deux leviers : une réelle efficacité portuaire et des liaisons satisfaisantes entre les arrière-pays et les ports, le tout dans un contexte géopolitique sécurisé, ce qui est loin d’être le cas partout. L’article passe en revue les héritages et le contexte relativement figé dans un monde qui change et où l’organisation du transport maritime conteneurisé se structure dans un système d’articulation entre rangées, lignes mères, ports de transbordement et lignes nourricières, système extérieur ou frangeant à peine le sous-continent. Deux sous-ensembles majeurs sont analysés, les ports des États africains méditerranéens et de la mer Rouge, à portée de l’artère maritime mondiale et le désenclavement plus difficile du Sahel à partir des ports du Golfe de Guinée. Cette desserte du sous-continent s’inscrit aujourd’hui dans la stratégie mondiale des armateurs et gestionnaires de terminaux concédés qui favorisent des liaisons Asie-orientale-Afrique de l’Ouest et Asie orientale-Méditerranée, réduisant les parts de marché des lignes atlantiques traditionnelles Europe du Nord-Ouest Afrique.Africa North of Equator is a massive sub-continent without innervated coast lines. It is experiencing high economic and demographic growth but maritime and hinterland relations remain poor. In this context, leverage needs 1) real ports efficiency and 2) satisfactory links between ports and hinterlands, both in a secure geopolitical context which is far from being the case everywhere. This paper reviews the legacies and the relatively fixed situation in a changing world where the organization of containerized maritime transportation is structured in a system of hub and spoke between Ranges, but this system is off Africa or only at its fringe. Two major subsets are analyzed. 1) the ports of the Mediterranean African States and those on the Red Sea, within the range of the world maritime, and 2) the more difficult opening up of the Sahel countries via the ports of the Gulf of Guinea and Dakar. This service to the sub-continent is today part of the strategy of global cellular ship-owners and port and terminal operators who favor East Asia-West/Africa and East Asia/Mediterranean countries linkages, reducing the market share of the traditional Atlantic routes between North Europe and West Africa

    Évaluation de l'impact du changement climatique sur la défoliation de l'épinette noire par la tordeuse des bourgeons de l'épinette

    Get PDF
    Les modèles écologiques actuels prévoient de profonds effets des changements climatiques sur les régimes de perturbations naturelles des forêts. La tordeuse des bourgeons de l'épinette (Choristoneura fumiferana) (TBE) est le principal insecte défoliateur dans l'est de l'Amérique du Nord. Les épidémies de TBE ont un impact majeur sur la structure et la fonction de la forêt boréale canadienne puisque la défoliation entraîne une diminution de la croissance des arbres, une augmentation de la mortalité et une baisse de la productivité forestière. Les épidémies de TBE sont devenues plus sévères au cours du dernier siècle à cause des changements climatiques; cependant, nous savons peu de choses sur la manière dont l'effet intégré du climat et du TBE modifie la croissance des espèces hôtes. Nous évaluons ici comment l’interaction entre le climat et la gravité de l'épidémie affecte la croissance de l'épinette noire (Picea mariana) pendant l'épidémie de TBE qui a eu lieu entre 1968-1988 et 2006-2017. Nous avons compilé des séries dendrochronologiques (2271 arbres), des données de sévérité de l'épidémie (estimée par la défoliation aérienne observée) et des données climatiques pour 164 sites au Québec, Canada. Nous avons utilisé un modèle linéaire à effets mixtes pour déterminer l'impact des paramètres climatiques, de la défoliation cumulative (des cinq années précédentes) et de leur effet couplé sur la croissance en surface terrière. À la gravité maximale de l'épidémie, la croissance en surface terrière de l'épinette noire a été réduite de 14 à 18 % sur les cinq années en raison de l'effet TBE. Cette croissance a été affectée par le climat : des températures minimales estivales précédentes plus élevées et un indice d'humidité climatique estival plus élevé ont réduit la croissance de 11 % et 4 % respectivement. En revanche, l'effet négatif de la défoliation a été atténué de 9% pour une température minimale plus élevée au printemps précédent et de 7% pour une température maximale plus élevée l'été précédent. Cette étude améliore notre compréhension des effets combinés de la TBE et du climat et aide à prévoir les dommages futurs causés par cet insecte dans les peuplements forestiers afin de soutenir la gestion durable des forêts. Nous recommandons également que les projections des écosystèmes dans la forêt boréale incluent plusieurs classes de défoliation de la TBE et plusieurs scénarios climatiques

    Zones de Divergence: Le Pragmatisme et les Murmurations de la Terre

    Get PDF
    Et si notre époque était celle d’une lutte contre les routines de la pensée qui, au nom du rationalisme, font taire les cris du monde ? Une lutte dont les armes ne sont pas faites pour tuer, mais pour faire sentir ce que ces cris demandent de nous : un autre rapport à la vérité, qui ne nous protège pas de l’erreur, mais intensifie nos capacités de percevoir et de répondre. Ce livre entend reprendre et prolonger la pensée aventureuse de William James car les luttes d’aujourd’hui rencontreront le même type d’adversaire que ceux qui, hier, l’ont accusé de propager une pensée néfaste, hostile à toutes les exigences de la raison. Ce qu’il a appelé pragmatisme réduirait la vérité à ce qu’elle rapporte, célébrerait la confiance contre l’esprit objectif, donnerait aux effets de nos savoirs le pouvoir de les évaluer. Bref détruirait l’autorité que doivent pouvoir revendiquer ceux qui nous disent comment penser. Pourtant, et ce livre s’attache à le montrer, le monde est fait d’interdépendances, les individus sont ce qu’ils sont avec d’autres, grâce à d’autres, et au risque d’autres – humains et non-humains. Il s’agit alors d’apprendre à se laisser intriguer, ne pas supposer savoir d’avance ce qui est susceptible de participer à une manière d’être vivant, se défaire de l’ambition de remonter vers une définition générale, pour redonner au monde de l’épaisseur
    • …
    corecore