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Brave New Words: The Complexities and Possibilities of an "Indigenous" Identity in French Polynesia and New Caledonia
In French Polynesia and New Caledonia, the "indigenous strategy" in reference to the world indigenous movement and UN indigenous rights instruments is a relatively new one in the struggle to recover sovereignty. Individuals and volunteer associations only began to explore the possibilities of this strategy in the mid-1990s, and it continues to hold a marginal place in the political field of the French territories in Oceania. This article explores how indigeneity and indigenous rights are understood and enacted locally, drawing on local voices and actions within a local and national context. It shows how the framework for the struggles of the indigenous peoples in the French territories in Oceania differs radically from those of other peoples who have been seen as emblematic of the category "indigenous peoples.
Musulmans convertis et chrétiens autochtones en Albanie du Sud
La notion d'autochtonie est utilisée dans le discours sur la nation albanaise pour affirmer l'existence et justifier la présence des Albanais sur les territoires qu'ils habitent actuellement, voire au-delà. Au niveau local par ailleurs, la population d'une région ou d'un village est très souvent divisée en « autochtones » et en « nouveaux venus », et cette division implique des rapports de pouvoir comme une certaine orientation des échanges matrimoniaux. Depuis la chute de la dictature et la décentralisation de l'État albanais, des mouvements régionalistes ou localistes ont fait leur apparition. Leur discours repose sur la reconnaissance et l'affirmation, dans une région donnée, d'une population dite « autochtone » ou « ethnique » censée refléter une époque antérieure aux transformations démographiques de la dictature, une époque où l'on vivait « entre soi ». À partir de deux terrains en Albanie du Sud, l'auteur s'intéresse à l'articulation entre la notion d'autochtonie et l'opposition entre chrétiens et musulmans, ligne de partage fondamentale dans la société rurale albanaise. En effet, même pour des populations qui gardent le souvenir d'une conversion à l'islam (et donc d'un passé chrétien), l'appartenance à la communauté musulmane équivaut à une perte de l'autochtonie et de ses bénéfices, tandis que les chrétiens gardent le monopole de l'autochtonie. L'analyse de l'expression et des usages de la notion d'autochtonie renseigne ainsi sur le fonctionnement de l'opposition entre communautés religieuses ; elle permet de mettre en évidence le caractère matriciel de cette dernière, dans la mesure où elle fournit une grille de lecture à la plupart des principes de division de la société
Entre logiques d’Etat et autochtonie: dynamiques de la territorialité mapuche à l’heure du droit à l’autodétermination des Peuples Autochtones
Libre jusqu’à la fin du XIXème siècle, le territoire mapuche est combattu militairement et juridiquement pendant plus d’un siècle par l’Etat chilien et toute forme de territorialité indigène est ignorée du droit positif chilien. Les atteintes portées au territoire chilien au cours du XXème siècle du fait de son insertion au sein de l’économie mondiale et de sa soumission à un droit international chaque jour plus spécialisé ne seront pas sans influence sur la territorialité mapuche. Tandis que le territoire chilien s’offre à la logique des marchés et de l’économie néolibérale, la territorialité mapuche réapparait aujourd’hui, dans sa dimension collective et sous une polyvalence de formes, allant du territoire d’une Nation mapuche, à celle du lof, en passant par celui des titres communautaires, des « identités territoriales » et de la « communauté fonctionnelle ». Prônant un processus de décolonisation marqué par la reconnaissance du droit à l’autodétermination des peuples autochtones, le droit international réinstaure la territorialité indigène, en termes de démarcation mais aussi de mode de vie.
Cet article propose d’explorer les dynamiques et différentes dimensions de la territorialité mapuche dans les rapports qu’entretiennent leurs populations avec le droit national et international
Les autochtones de la République : Amérindiens, Tahitiens et Kanak face au legs colonial français
Ce chapitre évoque la genèse et les transformations des revendications émises au nom de l'autochtonie au sein de trois collectivités d'outre-mer françaises - Guyane, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française - par les mouvements amérindien, kanak et ma'ohi. Il souligne les différentes configurations de l'autodétermination qui se jouent dans ces trois territoires depuis les années 1980. Si les Amérindiens ont été les premiers, au sein de la République, à demander une décolonisation par l'octroi de droits autochtones, en revanche le débat politique en Polynésie et Nouvelle-Calédonie est essentiellement structuré autour de la question de l'indépendance. De nos jours, la dynamique autochtone amérindienne tend à s'essouffler mais, inversement, de nouvelles stratégies kanak et ma'ohi émergent qui utilisent le registre de l'autochtonie politique, en dehors de la problématique indépendantiste
Indigenous Conflict in Bolivia Explored Through an African Lens: Towards a Comparative Analysis of Indigeneity
Since Evo Morales was first elected President of Bolivia in 2005, indigeneity has moved from being a language of protest to a language of governance with concomitant profound changes in how indigeneity is imagined and mobilized. However, one of the striking features of Morales's presidency is his administration's open conflict with various indigenous groups. Although a number of scholars have addressed these issues, they have largely focused on the peculiarities of the Bolivian example in a Latin American context; this has obscured the advantage of significant comparative analysis with other areas of the world. I argue that indigeneity as it is currently practiced and understood is a recent global phenomenon and that there are more similarities between African countries and Bolivia than is generally appreciated. In particular, scholarly debates surrounding the difference between autochthony and indigeneity, and the case of Cameroon in particular, have much to offer in our understanding of the Bolivian case. To date, the primary frame for understanding indigeneity is an ethnic/cultural one and this can obscure important similarities and differences between groups. The comparative framework presented here allows for the development of analytical tools to distinguish fundamental differences and conflicts in indigenous discourses. I distinguish between five related conceptual pairs: majoritarian and minoritarian discourses; claims on the state and claims against the state; de-territorialized peoples versus territorialized peoples; hegemonic and counterhegemonic indigeneity; and substantive versus symbolic indigeneity. These nested pairs allow for analytic distinctions between indigenous rights discourses without recourse to discussions of culture and authenticity
Autochtonie, démocratie et citoyenneté en Afrique
Le discours de l'autochtonie se généralise sur le continent africain et donne parfois lieu à des mises en actes tragiques (expulsions, pogroms et génocides). Cette évolution est curieusement liée à la démocratisation et aussi au retour de l'autoritarisme, l'autochtonie devenant alors un enjeu politique (Qui vote où ? Qui a le droit d'être candidat ?). Elle accompagne aussi un certain moment économique, celui de la mondialisation et du désastre économique qui voit s'aviver la concurrence entre citoyens pour l'accès à certains biens publics (école, santé…). Malgré ses effets destructeurs, il n'est toutefois pas encore exclu que, comme à Athènes, elle ne se révèle le germe d'une future citoyenneté.[Autochthony, democracy and citizenship in Africa] -
The discourse on autochthonous communities has become a generalized phenomenon on the African continent, often giving rise to atrocities (expulsions, pogroms, genocide). Quite curiously, this development is linked to democratization as well as the return to authoritarianism, with autochthony becoming the high stakes of the political game (Who votes where? Who has the right to candidacy?). Autochthony is also characteristic of a particular economic moment, which can be abbreviated as globalisation and the economic crisis that has provoked intense competition between citizens for access to certain public goods (school, health). Despite its destructive effects, it is not impossible that, as in Athens, autochthony proves to be the seed of future forms of citizenshi
Natacha Gagné, Thibault Martin et Marie Salaün (dir.), Autochtonies. Vues de France et du Québec, Presses de l’Université Laval et DIALOG, Québec et Montréal, 2009, 530 p.
Aspects microgéochimiques de l'altération superficielle : application à l'étude de l'évolution des minéraux dans les arènes granitiques
HAMELIN, Louis-Edmond (2007) Nipish, une narration en autochtonie. Montréal, Guérin, 255 p. (ISBN 978-2-7601-6982-1)
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