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Ce qui ne tue pas rend-il plus fort ?

Abstract

International audienceWhy is it that international organizations, although constantly threatened by crisis situations, are so long-lived? Against a backdrop of hardening international relations (characterized by the rise of bilateralism and protectionism of states, the United States in the lead), international organizations are subject to crises, challenges and criticism, both external and internal. However, this current period of turbulence, like those that have preceded it in the history of international organizations, does not signal their demise. Empirically, these institutions manage to survive by absorbing shocks to a greater or lesser extent and adapting their mandates and institutional architectures more or less visibly. Drawing on the substantial literature on crises and their international institutions, this introductory article proposes to go beyond the study of the nature of “crises” to focus on the extent and diversity of the responses that international organizations provide to them. From “lack of response” to “adhesion reform”, the various empirical cases studied in this special issue demonstrate the plasticity of these institutions, which are often all too quickly condemned to failure because of their bureaucratic unwieldiness.Comment expliquer que les organisations internationales, bien que sans cesse menacées par des situations de crise, fassent pourtant preuve d’une telle longévité ? Dans un contexte de durcissement des relations internationales (marquées par la montée du bilatéralisme et du protectionnisme de la part des États, les États-Unis en tête), les organisations internationales sont sujettes aux crises, aux contestations, aux critiques tant externes qu’internes. Pour autant, cette période contemporaine de turbulences, comme celles qui l’ont précédée dans l’histoire des institutions multilatérales, ne signe pas leur disparition. Empiriquement, ces institutions parviennent à absorber les chocs en adaptant plus ou moins visiblement leurs mandats et leurs architectures institutionnelles. En s’appuyant sur les travaux conséquents sur les crises et sur les organisations internationales, cet article introductif propose de dépasser l’étude de la nature des « crises » pour se focaliser sur l’étendue et la diversité des réponses qui leur sont apportées. De « l’absence de réponse » à la « réforme d’adhésion », les différents cas empiriques étudiés dans ce numéro spécial sont autant de preuves de la plasticité de ces institutions souvent trop vite condamnées à l’échec en raison de leur lourdeur bureaucratique

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Last time updated on 08/05/2026

This paper was published in Portail HAL Paris 8.

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