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Impact de polluants environnementaux (PFAS et PCBs) présents dans le lait maternel sur le sommeil du nourrisson à 1 mois de vie : résultats préliminaires

Abstract

International audienceObjectifDurant les premiers mois de vie, le sommeil du nourrisson évolue rapidement et joue un rôle clé dans son développement neurologique. Cette période de maturation constitue également une fenêtre de vulnérabilité face aux expositions environnementales. Les polluants organiques persistants(POPs), tels que les polychlorobiphényles(PCBs) et les substances per-etpolyfluoroalkylées(PFAS) sont retrouvés dans le lait maternel et, peuvent ainsi être transmis au nourrisson allaité. Notre étude explore l’association entre les concentrations de PCBs et de PFAS dans le lait maternel et les paramètres du sommeil du nourrisson à un mois de vie.MéthodesQuarante-neuf nourrissons allaités (24,9 ± 3,64 jours) ont été suivis à domicile pendant 7 jours. Le sommeil a été enregistré par actimétrie (MotionWatch8) positionné à la cheville. Lors de ce suivi, un échantillon de lait maternel a été prélevé pour en déterminer la concentration en différents congénères des PCBs(n = 14) et PFAS(n = 31). Les résultats de quantification obtenus ont été sommés en quantités totales présentes dans l’échantillon et classés en trois groupes : PFAS, PCBs dioxin-like (DL) et non-dioxin-like (NDL). L’association entre les concentrations de polluants et plusieurs paramètres du sommeil (durée totale sur 24 h, moyenne sur sept jours, nombre d’épisodes) a été évaluée par modèles linéaires mixtes et linéaires simples.RésultatsUn sous-échantillon de 18 laits maternels a été analysé, montrant une variabilité individuelle notable. Les concentrations moyennes de PCBs-DL et PCBs-NDL sont respectivement de 7132 pg/g de matière grasse et 34,5 ng/g de matière grasse. Les congénères les plus représentés sont les PCBs 118, 105, 156 (DL) et PCBs 153, 138, 180 (NDL). Pour les PFAS : PFBS et PFHxA ne sont pas détectables, tandis que le PFOS est mesuré à 0,0212 ng/mL de lait maternel et le PFOA à 0,0097 ng/mL de lait maternel. Les modèles linéaires mixtes et simples n’ont montré aucune association significative entre les concentrations de polluants et les paramètres du sommeil.ConclusionÀ ce stade de notre étude, aucune association significative n’a été observée entre les concentrations de PFAS ou de PCBs dans le lait maternel et les paramètres du sommeil à un mois de vie. Ces résultats devront être confirmer avec l’ensemble des échantillons analysés afin d’en augmenter la puissance statistique

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This paper was published in Portail HAL ONIRIS VetAgroBio Nantes.

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