Not bought but sold: Navigating Canada’s «Assisted Human Reprodution Act» abroad and at home

Abstract

Infertility technologies utilizing donor eggs pose ethical and moral challenges, in part, because they have the potential to commodify women’s bodies and they also require women donors to undergo an invasive, time intensive, and medically risky procedure. Simultaneously, these technologies allow couples and individuals to build families who may otherwise be unable. Some countries have addressed donors’ risks and reproductive labour, allowing for compensation (e.g., Czech Republic and Spain) and even payment (e.g., the United States) to women to donate and to build the market. However, other countries, such as Canada, have raised yet other ethical concerns with egg donation, namely that payments to donors could incentivize “vulnerable” women to undergo unnecessary risks, and also commodify bodies and gametes. In response, in 2004, Canada passed the Assisted Human Reproduction Act (AHRA), which only allows donors to be minimally compensated for their receiptable expenses. This has created a shortage of Canadian donors, leading intended parents in need of egg donation to look for other ways to obtain donor eggs both within and outside of Canada. This study follows the pathways that Canadians take to find egg donors. Through 98 in-depth interviews with Canadian recipients and fertility professionals from Canada, the Czech Republic and Spain, I illustrate how Canadians continue to engage in commercialized egg donation, despite its prohibition, importing frozen eggs from the United States, and traveling to places such as the Czech Republic and Spain to procure eggs. In the thesis, I describe three main findings. (1) In response to the restrictive Canadian legislation, Canadian medical professionals do “boundary-work” to dissociate themselves from the ethical and legal questions surrounding egg donation. Medical professionals adapted their practices to avoid legal and ethical threats, and in doing so, medical professionals maintain their professional authority over the practice of egg donation. (2) Even within the Canadian altruistic system of egg donation, eggs continue to be commodified. I show how the gift/commodity dichotomy ignores the types of exchanges that currently occur in favor of simplifying the moral argument that links commodification to the unethical and altruistic exchanges to the ethical. In complicating this dichotomy, I argue for the examination of the social relationships that are formed when eggs are exchanged. (3) While the global exchange for eggs is partially dependent on the interactions between countries with restrictive and liberal legislation, how countries with liberal legislation attract potential clients to their clinics, depends on these clinics’ knowledge of their potential clients’ desires for medical care, and the clinics’ ability to cultivate trust amongst their clients. These international fertility clinics use strategies in action to institutionalize cultural health capital (CHC). International fertility clinics mobilize CHC which further stratifies reproduction as it institutionalizes who fertility care is meant for (i.e., white, Western women). These findings detail the ways in which Canadian engage in the globalization of reproductive services, illuminating how the ease of medical travel and the existence of a global marketplace for eggs makes it difficult for country-level legislation to restrict the commodification of donation. In taking a global empirical approach to egg donation, I provide a more thorough understanding of the ways in which eggs are exchanged within this global marketplace. This research explicates the intersections between biomedical technologies, public policies, professional practices, and gift/commodity exchanges to highlight current bioethical and sociological questions of professional authority and the ethical consumption of new medical technologies.Les technologies de procréation assistée ayant recours aux dons d’ovocytes posent des problèmes éthiques, en partie parce qu’elles risquent de transformer le corps de la femme en marchandise et qu’elles nécessitent que les donneuses subissent des procédures invasives, coûteuses en temps et médicalement risquées. Ces technologies offrent la chance à des individus de fonder une famille. Certains pays ont adressé les problèmes en lien avec le travail génésique et les risques que courent les donneuses en permettant la compensation et même la rémunération des femmes pour leurs dons, ce qui a également servi à développer le marché. D’autres pays, tel le Canada, ont soulevé davantage de préoccupations éthiques concernant les dons d’ovules, et plus précisément en ce qui a trait à la rémunération des donneuses qui pourrait inciter les femmes « vulnérables » à courir des risques inutiles en plus de transformer leur gamètes en marchandise. En 2004, le Canada a passé la Loi sur la procréation assistée qui permet seulement que les donneuses soient indemnisées de façon minimale pour leurs dépenses recevables. Cela a créé une pénurie de donneuses, ce qui a induit les futurs parents ayant besoin de dons d'ovocytes à chercher d'autres moyens d'obtenir l’accès à des donneuses tant au Canada qu'à l'étranger. La thèse suit les voies empruntées par les canadiens pour trouver des donneuses d’ovocytes. Par le biais de 98 entretiens approfondis avec des futurs parents et des professionnels de la santé provenant du Canada, de République Tchèque et d’Espagne, j’explique comment les canadiens continuent de participer au don commercial de gamètes, malgré son interdiction, en important des ovocytes congelés des États-Unis et en voyageant dans des pays tels afin de se procurer des ovocytes. Dans cette thèse, je décris trois résultats. 1.En réponse à la législation, les professionnels canadiens de la santé utilisent le « boundary-work » afin de se dissocier des questions éthiques et juridiques relatives au don d’ovocytes. En adaptant leurs pratiques, ces professionnels de la santé conservent leur autorité professionnelle sur la pratique de don d’ovocytes. 2.Bien que le Canada ait instauré un système altruiste de don d’ovocytes, la marchandisation continue. La dichotomie dons/marchandise ne tient pas compte des types d'échanges qui se produisent actuellement en faveur de la simplification de l'argument moral qui lie la marchandisation à l’immoral et les échanges altruistes à l'éthique. Je plaide pour l’inspection des relations sociales qui se forment lorsque les ovocytes sont échangés. 3. Bien que globalement, l’échange d’ovocytes dépend en partie des interactions entre les pays à législation restrictive et libérale, la manière dont les pays à législation libérale attirent les clients potentiels dans leurs cliniques dépend de la connaissance des cliniques quant aux désirs de leurs clients potentiels en matière de soins médicaux. Ces cliniques de fertilité à l’étranger utilisent des stratégies pour institutionnaliser le capital culturel de la santé (CCS). Cette mobilisation du CCS par les cliniques de fertilité étrangères amplifie la stratification de la reproduction en institutionnalisant ceux pour qui les soins de fertilité sont conçus (c’est-à-dire les femmes blanches occidentales). Ces résultats décrivent les façons par lesquelles le Canada participe à la globalisation des services de procréation assistée, soulignant à quel point la facilité du tourisme médical et l’existence d’un marché d’ovocytes mondial rendent difficile la législation de niveau national voulant limiter la marchandisation des dons de gamètes. Cette recherche explique les intersections entre les technologies biomédicales, les politiques publiques, les pratiques professionnelles et les procédés de dons et de marchandise afin de mettre l’accent sur les enjeux bioéthiques et sociologiques actuels en lien avec l’autorité professionnelle et la consommation éthique des technologies médicales

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Last time updated on 01/12/2019

This paper was published in eScholarship@McGill.

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