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L'artisanat du bâtiment : un monde en transition (Deuxième partie)

By Jean Lafont and Danièle Leborgne

Abstract

Building handicraft : a transitional world (part II) by jean LAFONT and Danièle LEBORGNE Building handicraft goes through a great social mobility, a permanent mixing with the labouring, class. A journeyman can easily set up on his own account, but competition makes away with a highjpercentage of the new-comers in the first years after their setting up. Management difficulties are frequently put forward, but it is obvious that if new-comers were better prepared to their task, competition with the craftsmen already set up would be more vital without increasing the number of craftsmen. Income disparities among craftsmen are important: hierarchy is as large as between a skilled worker and a senior executive. Investment presents a level corresponding to the minimum of production means which the craftsman is bound to dispose of in order to carry on his craft; beyond that level, investment increases slightly, showing thus that there is no radical transformation of the work when the enterprise's size increases. The evolutions recently verified within handicraft will pursue at medium-term; consequently, it is not liable to expect important discontinuances. But, at short-term, building industrialization will involve important consequences for craftsmen: handicraft will tend to take, in building, the subordinate place it holds nowadays in the other industrial branches.L'artisanat du bâtiment : un monde en transition (deuxième partie) par Jean LAFONT et Danièle LEBORGNE L'artisanat du bâtiment connaît une grande mobilité sociale, un brassage permanent avec la classe ouvrière. Il est facile pour un compagnon de s'installer à son compte, mais la concurrence fait disparaître un pourcentage élevé de nouveaux venus dans les premières années qui suivent leur installation. Les difficultés de gestion sont un motif fréquemment invoqué, mais il est certain que si les nouveaux venus étaient mieux préparés à cette tâche, la concurrence n'en serait que plus vive avec les artisans déjà en place, sans que le nombre total d'artisans s'en trouve accru. Les différences de revenus sont élevées entre les artisans : la hiérarchie est aussi forte qu'entre un ouvrier spécialisé et un cadre supérieur. L'investissement présente un seuil, qui correspond au minimum de moyens de production dont doit disposer l'artisan pour pouvoir exercer son métier; au delà, l'investissement augmente assez peu, ce qui montre qu'il n'y a pas transformation radicale du travail quand la taille de l'entreprise augmente. Les évolutions récemment observées au sein de l'artisanat vont se poursuivre à moyen'terme, de sorte qu'il ne faut pas s'attendre à d'importants mouvements de disparitions. Mais à long terme, l'industrialisation de la construction aura pour les artisans de graves conséquences : l'artisanat tendra à occuper, dans le bâtiment, la place subordonnée qu'il a aujourd'hui dans les autres branches de l'industrie.La artesanía en la cdificación : un mundo de transíción (segunda parte) por Jean LAFONT y Danièle LEBORGNE La artesanía de la edificación expérimenta une gran movilidad social, un braceaje permanente con la clase obrera. Es factible para un oficial establecerse por cuenta propia, mas la competencia elimina un porcentaje elevado de recién Ilegados durante los primeros anos que transcurren después de su establecimiento. Los problemas de gestion constituyen un motivo del que se vale con frecuencia, pero, en verdad, si los recién Ilegados fueren más preparados a sus oficios, la competencia con los artesanos ya establecidos fuere más aguda, sin que, por ello, el número total de artesanos se incrementase. Las desigualdades de ingresos entre artesanos son elevadas : la jerarquía es tan importante como entre un obrero especializado y un cuadro superior. La inversion presenta un nivel cuando menos correspondiente al mínimo de medios de producción del que ha de disponer el artesano para poder ejercer su oficio; al superarse dicho mínimo, la inversion se incrementa relativamente poco, lo cual demuestra que no hay transformación radical del trabajo cuando el tamano de la empresa se incrementa. El desarrollo que pudo observarse recientemente en la artesanía proseguirá a medio plazo, de manera que no cabe esperarse ceses importantes. Mas, a largo plazo, la industrialización de la edificación tendra consecuencias graves para los artesanos : la artesanía tenderá aocupar en la edificación el puesto inferior que ocupa hoy día en las demás ramas industrials.Lafont Jean, Leborgne Danièle. L'artisanat du bâtiment : un monde en transition (Deuxième partie). In: Economie et statistique, n°56, Mai 1974. pp. 17-27

Publisher: 'PERSEE Program'
Year: 1974
DOI identifier: 10.3406/estat.1974.1624
OAI identifier: oai:persee:article/estat_0336-1454_1974_num_56_1_1624
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