research

Le flou des marques discursives est-il un inconvénient ? Vers la notion de 'leurre discursif'

Abstract

International audienceQuatre phénomènes aussi différents que le guidage discursif explicite, les conduites discursives d'amadouage de la modulation et de l'hypocorrection, ou enfin d'authentiques difficultés de mise en mots peuvent être invoqués pour rendre compte de certaines formes, notamment de particules comme « enfin, bon, quoi, ben »... dont le caractère sémantiquement et fonctionnellement flou a été fréquemment souligné. Le contexte peut n'éclairer en rien la fonction de ces marques, concentrées par définition dans les mêmes situations énonciatives. Les paramètres mimogestuels peuvent aider à discriminer ces fonctions. Mais le caractère flou de certaines particules discursives, oscillant du statut d'instructions précises à celui de phatique ou de temporisateur pourrait, selon notre hypothèse, constituer le mécanisme même d'emplois où le locuteur donne le change, recourant à ces « petits mots » comme à des « leurres discursifs ». Dérivant leur pouvoir de trompe-l'œil de leurs emplois sémantiquement forts, ils serviraient à temporiser en conférant une rigueur illusoire à un discours hésitant ; dans d'autres stratégies interactives, ces mêmes formes serviraient à la mise en scène calculée d'un embarras simulé

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