31 research outputs found

    Evolution de la vulnérabilité des riverains du bas Rhône du 18ème siècle à nos jours

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    Allard Paul, Labeur Christine. Evolution de la vulnérabilité des riverains du bas Rhône du 18ème siècle à nos jours. In: Evénements extrêmes fluviaux et maritimes. Leurs variabilités spatiales et chronologiques dans l'ouest de l’Europe. 34èmes journées de l’hydraulique Paris, 1 et 2 février 2012. 2012

    Le zone humide méditerranée ieri e oggi

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    International audienceCe volume réunis les actes du Colloque International Les zones humides méditerranéennes hier et aujourd’hui, organisé à l’Université de Padoue par le Département des Sciences Hi- storiques, Géographiques et de l’Antiquité avec la collaboration du Groupe d’Histoire des Zones Humides (fondé en France en 2003). Né d’une volonté commune de promouvoir une réflexion sur les zones humides méditerranéennes dans le temps long de l’Histoire à travers un dialogue interdisciplinaire, le collo- que a accueilli, du 20 au 22 septembre 2012, plus d’une trentaine de chercheurs (historiens, géographes, archéologues, urbanistes, acteurs et gestionnaires de l’environnement...) venus de différents pays de la Méditerranée et d’ailleurs. Le cas d’étude du Delta du Pô, la plus grande zone humide en Italie et l’une des plus im- portantes en Europe, a offert un autre moment de discussion et d’échange scientifique sur le terrain.Il volume raccoglie gli atti del Convegno Internazionale "Le zone umide mediterranee ieri e oggi", organizzato presso l'Università di Padova dal Dipartimento di Scienze Storiche, Geografiche e dell'Antichità in collaborazione con il Gruppo di Storia delle Zone Umide (fondato in Francia nel 2003). Nato da una volontà comune di promuovere una riflessione sulle zone umide mediterranee nel lungo tempo della storia attraverso un dialogo interdisciplinare, il convegno ha ospitato, dal 20 al 22 settembre 2012, più di trenta studiosi (storici, geografi, archeologi, urbanisti, attori coinvolti nella gestione dell'ambiente) provenienti da diversi paesi del Mediterraneo. Il caso di studio del Delta del Po, la zona umida più estesa d'Italia ed una tra le più importanti a livello europeo, ha costituito un'occasione ulteriore di discussione e confronto scientifico sul terreno

    La Drôme, un exemple des liens multiples entre cours d'eau et territoire et de leur évolution du début du XIXème siècle à aujourd'hui.

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    [Departement_IRSTEA]Territoires [TR1_IRSTEA]DTAM [Axe_IRSTEA]DTAM1-REPRONational audienceA l'instar des fleuves, leurs affluents apparaissent comme une ressource essentielle, générant de multiples usages, métiers et techniques. Les liens entre les cours d'eaux et leurs territoires sont multiples d'hier à aujourd'hui et s'inscrivent dans des usages évolutifs et parfois concurrents. Il en est ainsi de la vallée de la Drôme, affluent du Rhône, qui constitue une entité géographique d'environ 1 800 km2 comprenant aujourd'hui une centaine de communes d'une apparente unité autour de la rivière qui est son artère principale. Depuis l'antiquité, la rivière a apporté à ses riverains des possibilités économiques diverses qui ont permis le développement de petites villes et villages, le long de son cours. La Drôme constituait une voie de communication entre les habitants de la vallée et le couloir rhodanien, reliant l'arrière-pays, le Vercors et le Trièves à l'axe majeur constitué par le Rhône. Les habitants, jusqu'au XIXe siècle, avaient de multiples usages de cette ressource naturelle. La proximité de la rivière n'était pas perçue comme la source de catastrophes mais comme une richesse à exploiter. La Drôme était une voie navigable, elle servait en particulier au flottage des bois provenant des massifs montagneux qui la bordaient. Ces exportations constituaient une richesse pour la vallée. Un autre usage important était l'irrigation. En 1860, on dénombrait ainsi 98 canaux dans le département dont 39 sur la Drôme. Ces canaux avaient plusieurs fonctions : ils alimentaient les moulins (farine, noix...) et servaient à l'irrigation et l'industrie de la soie, par exemple. Les archives nous livrent le quotidien des métiers associés à ces activités et les aléas d'une gestion collective portée par les associations syndicales. Les conflits d'intérêts étaient nombreux entre les besoins des moulins et ceux de l'arrosage. La Drôme servait également de gravière pour fournir des matériaux de construction à partir du XIXe siècle. La pêche constituait une activité supplémentaire ainsi que l'exploitation des saules pour la vannerie. Ainsi, la rivière remplissait de nombreuses fonctions. Avec des modes de gestion adaptés, les riverains en tiraient des profits supérieurs aux pertes provoquées par des inondations fréquentes. Cette gestion de la vulnérabilité entraînait une résilience forte. De grands aménagements permirent à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle d'accroître les terres cultivées. La maladie du vers à soie, la déforestation et un mouvement plus général d'exode rural freinèrent après 1860 le développement économique de la vallée de la Drôme. Suite à la déprise agricole et à la désertification rurale, les collectivités locales ont recherché à partir des années 1960 un nouveau moteur de développement économique. Elles ont d'abord misé sur l'augmentation de la rentabilité agricole par le développement de l'irrigation (grands périmètres irrigués) puis à partir des années 1980 sur des productions agricoles de niches (maïs semences, ail, plantes aromatiques, vignes AOC et productions biologiques) et sur les activités touristiques par la valorisation des aménités environnementales, en particulier sur le fait que la rivière a retrouvé une qualité baignable. Un usage test resté trés actif, jusques dans les années 1989, l'extraction de graviers, notamment pour les aménagements de la vallée du Rhône : centrale nucléaire, autoroute, industrie, urbanisation La gestion de l'eau est largement réalisée par les regroupements de collectivités locales (communes et conseil général). La spécificité de ces structures tient à la fois à leur positionnement à l'interface entre les usagers de l'eau et l'administration et à leur aptitude à traiter simultanément les questions de développement territorial et de préservation de la ressource et de l'environnement. Cet article s'inscrit dans le cadre du projet Créateurs de Drôme (APR Eaux et territoires 2008-2011, Ministère de l'écologie, CNRS, Cemagref). L'étude diachronique et multiscalaire fournit des éléments de connaissance et de compréhension sur l'articulation des processus et des dynamiques de développement des territoires et de gestion de la vallée. La recherche s'attache à montrer les différents usages et savoirs liés à la présence de la rivière du début du XIXème siècle à aujourd'hui.. Les usages d'autrefois ont modelé la vallée. On constate aujourd'hui une moindre acuité du lien organique qui liait la rivière à l'axe rhodanien en raison de l'évolution des activités marquée par la perte de certains usages et l'apparition d'autres. Le glissement opéré vers une protection des milieux aquatiques consacré par l'application de la Directive Cadre européenne sur l'eau a une incidence certaine. La recherche s'appuie sur un corpus constitué par des documents d'archives, des rapports de projets de la gestion de l'eau (contrats de rivières et Schéma d'aménagement et de gestion des eaux) et du développement territorial tels les chartes de territoires ou les dossiers de candidature aux procédures contractuelles régionales (Contrats de Pays, Contrats globaux de développement, etc.) et européennes (Plan de développement rural, etc.) ; des bilans techniques et financiers de ces projets ; de la correspondance institutionnelle et des comptes rendus de réunion de la gestion de l'eau ; du dépouillement de la presse locale et de cinquante entretiens d'usagers et de gestionnaires de l'eau conduits en 2009-2010. A partir de trames rétrospectives et prospectives élaborées par une équipe pluridisciplinaire, il s'agit de relever les discontinuités, les régularités, les héritages matériels, tels les aménagements, ou immatériels comme les savoir-faire, les pratiques, les modes de gestion, puis les transformations dans les usages et les pratiques sur l'eau et les territoires qui s'inscrivent comme un dépassement des contraintes, et, in fine, de proposer des scénarios d'évolution possibles intégrant la pluralité des histoires et les choix des pouvoirs publics. Cette approche de la connaissance nous permet d'intégrer trois dimensions importantes dans les découpages scientifiques : le temps, l'espace et les différents objets. Le découpage espace-temps-objet est la condition de l'appréhension de l'environnement de manière continue. Le plus souvent les découpages sont à la fois hérités et adaptés. Dans cette approche nous avons considéré que les évolutions du milieu, des pratiques et des discours s'influencent mutuellement et que l'on peut parler de co-évolutions socio-environnementales
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