185 research outputs found

    Baudemont, le Pré-de-la-Bordonne (Saône-et-Loire) : sépultures et mobilier danubien de la première moitié du ve siècle

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    A necropolis at Baudemont (Saône-et-Loire) that was partially excavated in 1894 has revealed approximately fifteen graves datable to the end of the 4th and 5th centuries ad. Others seem to have been emptied during the first half of the 19th century. The discovery of a negative of the objects collected in 1894 indicates the pieces originating in the danubian area, which probably reflects the presence of a group of eastern Germans among those buried in the necropolis. These discoveries offer new perspectives on the Gallic context during the 5th century.Une nécropole partiellement fouillée en 1894 à Baudemont (Saône-et-Loire) a livré une quinzaine de sépultures datables de la fin du iv e et du v e siècle ap. J.-C. D'autres semblent avoir été dégagées dans la première moitié du xix e siècle. La découverte d'un cliché inédit des objets recueillis en 1894 indique la présence de mobilier d'origine danubienne, probable reflet de la présence d'un groupe de Germains orientaux parmi les inhumés de la nécropole. Ces découvertes sont mises en perspectives dans le contexte gaulois des années 400

    Lavau – L’Étang, établissement pénitentiaire

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    Les parcelles section ZL 4 à 10, 56, 57, 60, 61, 63 de la commune de Lavau, lieu-dit l’Étang sont concernées par un projet de centre pénitentiaire de l’Agence publique pour l’immobilier de la Justice (APIJ) sur une surface prescrite de 203 500 m2. En raison de la richesse du contexte archéologique environnant, notamment la nécropole protohistorique et de la tombe princière celtique de Lavau, le Moutot, le service régional de l’archéologie a décidé de prescrire un diagnostic sur cette emprise ..

    Les mutations du réseau routier de la période laténienne au début de la période impériale : apport des données archéologiques récentes

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    La question des infrastructures routières (et plus spécifiquement des mutations imposées par la mise en place de nouveaux axes militaires dans les années qui ont suivi la conquête) est l'un des phénomènes les plus communément utilisés pour illustrer le rôle moteur qu'aurait joué l'armée dans le processus de romanisation. Si le dossier historique a depuis longtemps fait l'objet d'une lecture critique (Grenier 1934 ; Collectif 1983), les confrontations avec les données archéologiques restent largement en deçà de ce qu'exigerait un tel sujet d'étude. Les travaux récents, qui restent rares, s'appuient généralement sur un dossier élaboré au cours du xixe siècle, alors que les agents voyers, relayés par les sociétés savantes, décrivaient partout le tracé des voies dites "romaines". La tradition archéologique française, qui repose encore aujourd'hui sur ce corpus, isole depuis cette période deux strates chronologiquement différentes dans ce réseau supposé antique (Chevallier 1962). La première, antérieure à la conquête, formerait l'architecture régionale et locale du réseau gallo-romain. La seconde, adoptant des caractères hérités de l'ingénierie militaire romaine, correspondrait au réseau supra régional, puisant dans les décisions d'Agrippa la trame générale de son organisation. À cette dimension chronologique on ajoute généralement une dimension hiérarchique, fondée sur le texte de Siculus Flaccus (Laurence 1999). A. Grenier, suivi en cela par la tradition historiographique française (Jullian 1923 ; Thévenot 1969 ; Chevallier 1963 ; Cloppet 1996) propose de réserver aux vieilles routes gauloises le statut de voies vicinales (viae vicinales), à la charge des collectivités locales, et aux créations romaines celui de voies publiques (viae publicae). Cette proposition, qui se déduit des travaux de C. Jullian et d'A. Grenier, semble trop simpliste et doit être confrontée avec les données livrées par les multiples opérations archéologiques récentes..

    Un portrait féminin en marbre découvert à Sercy (Saône-et-Loire)

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    Le village de Sercy (Saône-et-Loire), situé à environ 50 km au sud-est d’Autun, recouvre un important établissement antique celui de la ciuitas Aeduorum (cap. Augustodunum / Autun), qui a livré de nombreux fragments de sculptures romaines depuis le XIXe siècle. En 1997, une surveillance de travaux d’adduction d’eau a permis de recueillir un portrait féminin en marbre, qui a été publié dans une revue à diffusion locale.Une enquête réalisée en 2003 a permis de retrouver le portrait, qui avait été donné à la commune de Sercy par l’inventeur et le propriétaire de la parcelle.The village of Sercy (Saône-et-Loire), located about 50 km to the southeast of Autun, covers an important ancient establishment, that of the ciuitas Aeduorum (Augustodunum / Autun). The site revealed numerous fragments of Roman sculpture during the 19th century. In 1997, work for water conveyance brought to light a female portrait in marble, which has been published in a local journal.A survey conducted in 2003 rediscovered the portrait, which had been given to the town of Sercy by the owner of the land

    La céramique protohistorique et antique du grand bâtiment

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    Le mobilier céramique découvert sur l'ensemble de la fouille du bâtiment à abside fournit un corpus de 18 498 restes (NR) correspondant à 1 648 individus vases (NMI) et à un poids de 143 kg. L'emprise fouillée livre du mobilier archéologique et des structures fossoyées qui témoignent de la succession des occupations humaines du plateau, depuis le Néolithique, au Bronze final, au Hallstatt final, à La Tène finale et enfin à l'Antiquité tardive. Les rares éléments du Néolithique sont retrouvés dans la couche de surface ou en position résiduelle. L'occupation du Bronze final IIIb (fin X e et IX e siècle av. J.-C.) est illustrée par plusieurs dépotoirs domestiques et quelques structures au caractère cultuel. Les vestiges postérieurs correspondent aux fondations du grand bâtiment à abside du Hallstatt final (Ha D2-D3, deuxième moitié VI e et premier quart V e siècle av. J.-C.). Une occupation laténienne est ensuite reconnue par quelques trous de poteaux et des mobiliers résiduels de LT C/D (fin II e et I er siècle av. J.-C.). Enfin, des aménagements de l'Antiquité tardive-Mérovingien (VI e-VII e siècle), sont identifiés par plusieurs fosses et éventuels fonds de cabanes, qui recoupent certaines structures du bâtiment à abside hallstattien

    Au fil de Sirona… la déesse de Mediolanum/Mâlain

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    En 2014, la réalisation d’un diagnostic à Mâlain (Côte-d’Or) a offert l’opportunité de mieux connaître le site du sanctuaire occidental de Mediolanum, agglomération antique méridionale de la cité des Lingons. Dans ce grand complexe religieux, des trouvailles anciennes avaient montré l’existence d’un culte rendu à Mars Cicolluis et à Litavis/Bellona. Les recherches récentes montrent qu’au sein du sanctuaire, les fidèles s’adressaient également au dieu Apollon Mogetimarus et à la déesse Sirona pour des besoins de guérison. En effet, deux inscriptions et la mise au jour de sept ex-voto anatomiques illustrent de manière exceptionnelle un culte rendu à ce couple de divinités guérisseuses déjà attesté par le groupe de statuettes découvert à Mâlain en 1977. La sculpture exhumée lors du diagnostic figure la déesse à demi-vêtue telle une nymphe. Cette représentation est fidèle à l’image de la statuette et ce type iconographique apparaît comme isolé dans le corpus bien identifié de ce personnage divin. Les sculptures provenant notamment des sanctuaires d’Alésia (Côte-d’Or) et d’Hoscheid (Rhénanie-Palatinat) montrent Sirona habillée d’une longue tunique. En compagnie du serpent, la déesse de Mâlain n’est cependant pas sans évoquer une sculpture découverte à Cologne identifiée comme une représentation d’Hygie. Déesse à l’origine celtique dotée d’une identité bien marquée, Sirona semble avoir joui d’une faveur particulière en Gaule romaine et en Germanie pour son rôle salutaire.In 2014, the realization of a diagnosis in Mâlain (Côte-d'Or) offered the opportunity to better discern the site of the western sanctuary of Mediolanum, ancient antique agglomeration of the city of Lingons. In this great religious complex, ancient finds had shown the existence of a cult to Mars Cicolluis and Litavis/Bellona. Recent research shows that in the sanctuary, the faithful also addressed the god Apollo Mogetimarus and the goddess Sirona for healing purposes. Indeed, two inscriptions and the discovery of seven anatomical ex-votos illustrate in an exceptional way a cult rendered to this couple of healing deities already attested by the group of statuettes discovered in Mâlain in 1977. The sculpture exhumed during the diagnosis represents the Goddess partially dressed as a nymph. This representation is faithful to the image of the statuette and this iconography appears as isolated in the well-identified corpus of this divine figure. The sculptures, notably from the sanctuaries of Alésia (Côte-d'Or) and Hoscheid (Rhineland-Palatinate), show Sirona dressed in a long tunic. In the company of the serpent, the goddess of Mâlain is not without evoking a sculpture discovered in Cologne identified as a representation of Hygie. A goddess of Celtic origin with a well-marked identity, Sirona seems to have enjoyed a special favor in Roman Gaul and in Germany for her salutary role

    Épigraphie religieuse et communautés civiques au Haut-Empire : la délimitation du territoire de la ciuitas Aeduorum aux IIe et IIIe siècles

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    National audienceSince the 19th century, many proposals have been made regarding the boundaries of the territory of the civitas Aeduorum. Although there is general agreement on many geographic sectors, there are still major discrepancies of opinion, principally in the regions of Autissiodurum / Auxerre and Alesia. The religious epigraphy of the Early Empire, in particular the use of a specific formulary, seems to demonstrate a single religious (and political) community in these regions, which would thus have all belonged to the civitas Aeduorum in the 2nd and 3rd centuries.La délimitation du territoire de la ciuitas Aeduorum a fait l’objet de nombreuses propositions depuis le XIXe siècle. Si l’appartenance de beaucoup de secteurs géographiques fait consensus, on note des divergences notables, principalement dans les régions d’Autissiodurum / Auxerre et Alesia. L’épigraphie religieuse du Haut-Empire - et particulièrement l’emploi d’un formulaire spécifique - semble démontrer une communauté religieuse (et politique) dans ces régions, qui appartiendraient donc toutes à la cité des Éduens aux IIe et IIIe s. ap

    Lieux de culte dans l'Est de la Gaule : la place des sanctuaires dans la cité

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    International audience“Incubo”, an inventory of places of worship in ancient Burgundy, deals with the territories of Lingons and Éduens. This inventory already includes approximately one hundred completed index cards intended for publication. Three sites are presented here: an administrative city center, Autun (Saône-et-Loire), and two secondary cities, Vertault (Côte-d’Or) and Pierre-de-Bresse (Saône-et-Loire). These cases are representative of the different types of places of worship found in the region under investigation, but also of the various documentary states on which our inventory is based. Our object is to illustrate the potential of the Burgundian corpus and to evoke some problems raised by the examples presented here.L’inventaire des lieux de culte de la Bourgogne antique « Incubo » porte sur les territoires des Lingons et des Éduens. Cet inventaire comprend déjà une centaine de fiches rédigées en vue de la publication. Trois sites sont présentés ici : un chef-lieu de cité, Autun (Saône-et-Loire) et deux agglomérations secondaires, celle de Vertault (Côte-d’Or) et celle de Pierre-de-Bresse (Saône-et-Loire). Ces cas sont représentatifs à la fois des divers types de lieux de culte rencontrés dans la région étudiée, mais aussi des états documentaires très divers sur lesquels repose notre inventaire. Notre propos est simplement d’illustrer le potentiel du corpus bourguignon et d’évoquer quelques problématiques soulevées par les exemples présentés

    Une <i>schola</i> monumentale découverte boulevard Frédéric-Latouche à <i>Augustodunum</i>/Autun (Saône-et-Loire)

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    International audienceIn 2011, an archaeological evaluation was carried out in the centre of the Roman city of Augustodunum (Autun) on a plot of over 1 ha. This operation afforded the opportunity to explore parts of two insulae along the main street, the so-called cardo maximus, an area that has benefited from recent advances in knowledge. The first insula hosts a high-status domus strongly resembling those of "Balbius Iassus" and the "Étui d’Or", excavated in the vicinity in the 1970s; the second, addressed in this paper, contains the remains of a vast monumental complex covering approximately 900 m2. Most probably built at the beginning of the 2nd c. on the ruins of earlier houses, it was thoroughly restructured at the end of the 3rd c. or the beginning of the 4th and seems to have been abandoned then partly dismantled from the start of the 5th c. To judge by its plan and its situation within a residential area located in the immediate vicinity of the monumental centre, the building of the beginning of the late-antique period exhibits the functional and topographical features of a schola of exceptional size. Comparison with literary sources would seem to indicate that the remains are those of the scholae Maenianae, known from a speech delivered in AD 298 by Eumenius, a local notable, in the presence of the governor of Gallia Lugdunensis. Only further excavation and the discovery of an inscription could definitively prove this initial hypothesis. The discovery of such a vast complex, whatever function is assigned to it, vividly illustrates the importance of the monumental equipment of Autun under the Early Empire as well as the restoration work that took place in the city at the turn of the 300s.Un diagnostic d’archéologie préventive a été réalisé en 2011 dans le centre de la ville antique d’Augustodunum sur une parcelle de plus d’un hectare. Cette opération a été l’occasion d’explorer partiellement deux îlots longeant la rue principale, dite « cardo maximus », un secteur qui bénéficie d’avancées récentes de la recherche. Le premier îlot accueille un habitat de fort statut qui présente de remarquables similitudes avec les maisons dites de Balbius Iassus et à l’Étui d’Or fouillées à proximité dans les années 1970 ; le second îlot recèle les vestiges d’un vaste complexe monumental, dégagés sur près de 900 m2, qui fait l’objet du présent article. Vraisemblablement construit au début du IIe s. sur les ruines d’anciennes maisons, il fut profondément restructuré à la fin du IIIe s. ou au début du IVe s. et semble avoir été abandonné puis en partie démantelé à partir du début du Ve s. L’édifice du début de l’Antiquité tardive, par son plan et sa localisation dans un quartier résidentiel situé à proximité immédiate du centre monumental, répond aux caractéristiques fonctionnelle et topographique d’une schola de taille exceptionnelle. La confrontation avec les sources littéraires suggère d’identifier nos vestiges comme ceux des scholae Maenianae connues par un discours prononcé en 298 apr. J. C., par un notable originaire de la cité, Eumène, en présence du gouverneur de Lyonnaise. Seule une fouille complémentaire et la découverte d’un texte épigraphique sont à même désormais de valider définitivement ces premières hypothèses. Quelle que soit la fonction assignée à ce vaste complexe, sa découverte illustre avec éclat à la fois l’importance de la parure monumentale d’Autun sous le Haut-Empire ainsi que l’entreprise de restauration intervenue sur place au tournant des années 300

    La sculpture romaine en Occident

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    Cet ouvrage réunit les résultats de deux manifestations complémentaires  : d’une part, la table ronde intitulée «  Rendre à César  », organisée le mercredi 20 juin 2012, à Paris, au Musée du Louvre et, d’autre part, les «  Rencontres autour de la sculpture romaine conservée en France  » qui ont eu lieu du 18 au 20 octobre 2012 au Musée départemental Arles antique. La richesse des interventions lors de ces deux manifestations permet de restituer un ouvrage composé de trente-huit articles, répartis en trois parties et une conclusion. La première partie, en écho et en développement de la table ronde du Louvre, porte sur le portrait du «  César du Rhône  », aussi bien que sur «  Le portrait romain en Gaule  ». La deuxième partie publie cinq études autour des «  nouvelles techniques d’investigations scientifiques  » et présente l’analyse des matériaux des sculptures en pierre et en bronze, découvertes dans le Rhône à Arles, ainsi qu’une étude ethnoarchéologique sur les techniques de production du portrait. Enfin une troisième partie présente les «  découvertes récentes et les nouvelles recherches  », déclinées en seize études qui sont consacrées à des études de cas (Autun, Vaison-la-Romaine, Nîmes, Metz-Divodurum, Apt), ainsi qu’à des relectures novatrices de sculptures méconnues (Plouarzel, Langres, Avignonet-Lauragais, Vernègues, vallée de l’Ubaye, Besançon, Lyon). Robert Turcan signe la conclusion. Ainsi, «  La sculpture romaine en Occident. Nouveaux regards   » reflète la variété et l’intérêt des questionnements actuels dans ce domaine
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