8 research outputs found

    Langues transnationales en Asie du Sud-Est : les amitiés distantes des thaï-lao et indonésien-malais(ien)

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    Within the highly diverse linguistic landscape of Southeast Asia (more than 1 350 languages in 11 countries), two languages retain our attention: Thai-Lao and Malay. These languages possess a transnational dimension, as they are official national languages in more than one county, in identical or very close forms: Thailand and Laos for the first, Brunei, Indonesia, Malaysia and Singapore for the second. Following brief linguistic characterisation, these languages are addressed from this transnational perspective, examining the language policies they are subject to, and the underlying issue of their acceptability as common languages, both in their endemic sub-regional spaces and within the Southeast Asian and ASEAN regional framework

    L’Asie du Sud-Est 2023 : bilan, enjeux et perspectives

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    Chaque année, l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine (IRASEC), basé à Bangkok, mobilise une vingtaine de chercheurs et d’experts pour mieux comprendre l’actualité régionale de ce carrefour économique, culturel et religieux, au cœur de l’Indo-Pacifique. Cette collection permet de suivre au fil des ans l’évolution des grands enjeux contemporains de cette région continentale et archipélagique de plus de 680 millions d’habitants, et d’en comprendre les dynamiques d’intégration régionale et de connectivités avec le reste du monde. L’Asie du Sud-Est 2023 propose une analyse synthétique et détaillée des principaux événements politiques et diplomatiques, ainsi que des évolutions économiques, sociales et environnementales de l’année 2022 dans chacun des onze pays de la région. Ce décryptage est complété pour chaque pays par un focus sur deux personnalités de l’année et une actualité marquante en image. L’ouvrage propose également cinq dossiers thématiques qui abordent des sujets traités à l’échelle régionale sud-est asiatique : les ressorts institutionnels de l’approche de santé intégrée One Health, le vieillissement de la population et sa prise en compte par les politiques publiques, les câbles sous-marins au cœur de la connectivité sud-est asiatique, l’aménagement du bassin du Mékong et ses multiples acteurs, et les enjeux politiques et linguistiques des langues transnationales. Des outils pratiques sont également disponibles : une fiche et une chronologie par pays et un cahier des principaux indicateurs démographiques, sociaux, économiques et environnementaux

    Schooling and nation-building in the Union of Myanmar

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    En proie à la guerre civile depuis son indépendance en 1948, l’Union de Myanmar (Union de Birmanie avant 1989) a connu de grandes difficultés dans le processus de construction d’un État-nation moderne. Envisagé sur des bases fédérales à l’indépendance, le pouvoir politique s’est caractérisé par une très forte centralisation, en particulier à la suite des coups d’État militaires de 1962 et 1988. Se faisant, la conception de l’identité nationale portée par le pouvoir central, largement liée aux éléments constitutifs de l’identité du groupe majoritaire (au delà d’une rhétorique et d’une imagerie classique d’« unité dans la diversité ») a continuellement fait l’objet de contestations, plus ou moins radicales. Accordant une place importante au contexte historique du sujet, ce travail examine le rôle de l’école dans le processus de construction nationale au Myanmar, en s’appuyant sur une grille de lecture simple : quantité,qualité, identité. L’accessibilité de l’école à travers le territoire national, les enjeux liés aux méthodes d’enseignement et à la langue d’instruction, les caractéristiques du « roman national » produit sous les gouvernements successifs ainsi que les compléments et alternatives à l’école publique proposés par la société civile et les groupes armés sont examinés en détails. L’ouvrage se conclut sur les perspectives de réformes de l’éducation dans le Myanmar post-SLORC/SPDC (la junte qui a dirigé le pays de 1988 à 2011), tentant de comprendre comment les enjeux identifiés au cours de ce travail se posent dans le nouveau contexte politique birman.Born as a federal state in 1948, the Union of Myanmar (Union of Burma up to 1989) experienced great difficulties in the process of building a modern Nation-state. While political authority has been very centralizedin practice, especially after the army took over in 1962 and 1988, the official discourse on the nation and itshistory has been increasingly based on the components of the Burman majority identity (beyond the classical “unity in diversity” rhetoric), contributing to legitimize ethno-nationalist alternative conceptions of the Nationand armed struggle. This work focuses on the roles played by schooling in the perspective of nation-building. After examining the relation between schooling and nation-building over the different phases of Myanmar’s history, we move on todescribe schooling under the SLORC/SPDC (1988-2011), using a simple analytical lens : Quantity, Quality, Identity. Issues regarding the accessibility of schooling across the territory, teaching methods, language policiesand the conception of the nation conveyed by the national curriculum are examined in details. The last section of this work focuses on the complements and alternatives to education in public schools, set up by the civil society and the numerous armed-group that still exist in contemporary Myanmar. We conclude on education reform perspectives in post-SPDC Myanmar, trying to understand how the stakes and challenges identified in this work should be apprehended in the post-2011 political context

    Enseigner les langues des minorités ethniques dans les écoles publiques de l’Union du Myanmar : promesses, enjeux et défis

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    La place attribuée (ou non) aux langues minoritaires dans l’éducation formelle constitue un enjeu important dans l’histoire politique moderne de l’Union du Myanmar. Dans cet article, après un bref historique de la question dans toute sa complexité, nous revenons sur les principales raisons invoquées par différents acteurs pour (ré) introduire les langues minoritaires dans les écoles publiques de l’Union du Myanmar aujourd’hui : sauvegarde du patrimoine ethnolinguistique, amélioration de l’accès à l’éducation des minorités, soutien au processus de paix et à la « réconciliation nationale ». Nous proposons ensuite une photographie de la situation des langues minoritaires dans le système éducatif au présent, à la suite des profondes réformes politiques entamées en 2011. Enfin, un aspect central de ce travail consiste à présenter les multiples défis, d’ordre sociolinguistique, administratif et politique, qui se dressent devant un retour des langues minoritaires dans les écoles publiques effectivement susceptible de remplir les promesses évoquées ci‑dessus. Nous avançons notamment l’idée que les projets les plus ambitieux, en particulier ceux de type Mother‑Tongue Based Education (MTBE), qui impliquent l’utilisation des langues minoritaires comme langue d’instruction à l’école élémentaire, seront particulièrement difficiles à mettre en place et pourraient finir par constituer des pommes de discorde plutôt que des solutions aux problèmes éducatifs et politiques du Myanmar contemporain.The teaching of ethnic languages in government schools has been a contentious issue throughout the Union of Myanmar’s modern political history. In this paper, after a brief historical background of language-in-education policies, we detail the main arguments supporting the (re)introduction of ethnic languages in government schools today: participation to safeguarding ethno‑linguistic heritage, improvement of access to education for ethnic minorities, and contribution to the peace process and “national reconciliation”. We then move on to describe the current situation of ethnic languages, taught as subjects in government schools, in the wake of the deep political transformations started in 2011. Finally, a central concern in this paper is the multiple, socio-linguistic, administrative and political challenges ahead, which may disrupt the fulfilling of the above‑mentioned promises. Our main argument is that the most ambitious projects, such as those involving Mother Tongue Based Education (MTBE, which implies to use local languages as a medium of instruction in primary schools) will be extremely challenging to set-up, and may even backfire, ending-up being bones of contentions rather than solutions to Myanmar’s contemporary political and educational issues

    Birmanie (Myanmar) 2010-2017 : un pays en transition ?

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    En 2011, alors que la Birmanie (Myanmar) est soumise au joug militaire depuis plus de cinq décennies, la junte se démet de ses fonctions au profit d’un gouvernement « semi-civil ». Son président, l’ex-général Thein Sein, engage une série de réformes démocratiques et les élections générales de 2015 consacrent l’alternance politique en portant au pouvoir Aung San Suu Kyi, figure emblématique de l’opposition. Mais quelles sont les vraies dimensions, significations et limites de cette évolution en apparence spectaculaire ? Adoptant un angle d’approche différent des études, majoritairement anglophones, consacrées à la transition politique et trop souvent centrées sur le seul processus de démocratisation, cet ouvrage propose une interprétation plus générale des transformations de la société birmane entre 2010 et 2017 par des anthropologues, géographes et historiens français. Spécialistes de longue date et jeunes chercheurs ont enrichi la réflexion propre à leur domaine disciplinaire d’analyses de terrain, d’approches transversales et de mises en perspective afin d’expliquer la transition et d’éclairer les analogies et les discontinuités entre temps passé et présent, entre la Birmanie d’hier et celle de demain. Proposant des clefs de lecture originales pour comprendre le processus de réforme birman, dans les villes comme dans les campagnes, au centre comme aux périphéries, du point de vue birman comme international, ils mettent aussi au jour l’imbrication de la montée du nationalisme bouddhique, des conflits intercommunautaires et de la crise humanitaire des Rohingya.After several decades under military dictatorship, Burma (Myanmar) entered a period of political transition in 2010. Following a new constitution in 2008, the military regime held elections and handed power over to a “semi-civilian” government. Former general Thein Sein was elected president in 2011 and implemented major democratic reforms. The elections of 2015 continued to confirm the political changes when the charismatic opposition leader Aung San Suu Kyi came to power. What is the actual nature of these seemingly dramatic changes, and what are their limits? This collection of essays brings unique perspectives to the change Burmese society underwent from 2010-2017, rather than focusing solely on the “democratization,” given so much attention in previous English-language scholarship on the political transition in Burma. Here French scholars of Burma bring their in-country experience as anthropologists, geographers and historians to reflect on the transition, offering interpretations of the continuities and discontinuities with the past, while providing new readings of the present. The essays cover the influence of local forces against external factors in bringing about change and reforms; transformations in land governance; the continuing need to include ethnic minorities in education reform; and the deep connections between Buddhist nationalism, communal violence, and the Rohingya crisis

    InGaAs Quantum Dots Grown by Molecular Beam Epitaxy for Light Emission on Si Substrates

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    International audienceThe aim of this study is to achieve homogeneous, high density and dislocation free InGaAs quantum dots grown by molecular beam epitaxy for light emission on silicon substrates. This work is part of a project which aims at overcoming the severe limitation suffered by silicon regarding its optoelectronic applications, especially efficient light emission device. For this study, one of the key points is to overcome the expected type II InGaAs/Si interface by inserting the InGaAs quantum dots inside a thin silicon quantum well in SiO2 fabricated on a SOI substrate. Confinement effects of the Si/SiO2 quantum well are expected to heighten the indirect silicon bandgap and then give rise to a type I interface with the InGaAs quantum dots. Band structure and optical properties are modeled within the tight binding approximation: direct energy bandgap is demonstrated in SiO2/Si/InAs/Si/SiO2 heterostructures for very thin Si layers and absorption coefficient is calculated. Thinned SOI substrates are successfully prepared using successive etching process resulting in a 2 nm-thick Si layer on top of silica. Another key point to get light emission from InGaAs quantum dots is to avoid any dislocations or defects in the quantum dots. We investigate the quantum dot size distribution, density and structural quality at different V/III beam equivalent pressure ratios, different growth temperatures and as a function of the amount of deposited material. This study was performed for InGaAs quantum dots grown on Si(001) substrates. The capping of InGaAs quantum dots by a silicon epilayer is performed in order to get efficient photoluminescence emission from quantum dots. Scanning transmission electronic microscopy images are used to study the structural quality of the quantum dots. Dislocation free In50Ga50As QDs are successfully obtained on a (001) silicon substrate. The analysis of QDs capped with silicon by Rutherford Backscattering Spectrometry in a channeling geometry is also presented

    Recherche en sciences humaines sur l'Asie du Sud-Est

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    Ce numéro généraliste s’ouvre sur un article "hors-cadre". Entre actualité et recherche, les autrices retracent, par une analyse d’images publiques, 30 ans du parcours médiatique de l’icône birmane Aung San Suu Kyi. Instrument de mobilisation, le patrimoine est au cœur de l’article de F. Gerbeaud centré sur l’architecture vernaculaire de communautés anciennes et paupérisées de Bangkok. Nous restons en Thaïlande avec l’article de K. Seifen et N. Bunkham qui entendent montrer l’apport des corpus en linguistique pour la connaissance et la comparaison des langues. Leur étude porte sur les différents emplois des verbes "aller" et "venir" en français et en thaï. Puis, A-V. Schweyer nous relate la longue histoire de la vaisselle en métal cam, de sa fonction rituelle jusque son dépôt dans les musées vietnamiens. C’est dans le Haut-Assam que nous transporte ensuite l’article de P. Ramirez, qui a enquêté sur les Moran et Matak, populations souvent associées et pourtant bien différentiables. L’inde est encore présente dans l’article suivant de G. Dondo, qui analyse la réception et l’appropriation par les Vietnamiens de l’humanisme oriental de Tagore. Le numéro se termine par un écho de la recherche de L. Mouton sur une langue en danger du Vietnam, le hmong noir
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