12 research outputs found

    Stupeur et tremblements ? Les peurs des Romains devant les signes divins, sous la RĂ©publique et l’Empire

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    International audienceL’analyse des reprĂ©sentations de la peur ne permet pas de dĂ©finir des phobies spĂ©cifiquement romaines, ni d’accorder une valeur particuliĂšre, parmi les manifestations de l’émotion religieuse, Ă  l’émotion devant le surnaturel. Au contraire, les peurs face aux prodiges sont dĂ©crites et Ă©valuĂ©es en fonction d’une norme – la crĂ©dibilitĂ© et la gravitĂ© du signe – et d’un idĂ©al – une religio bien comprise, qui attĂ©nuent les effets des diffĂ©rences individuelles de sensibilitĂ© religieuse. Aussi les sources rĂ©publicaines et impĂ©riales critiquent-elles les dĂ©bordements Ă©motionnels, tout en montrant l’efficacitĂ© des rituels ou des institutions Ă  fonction rĂ©gulatrice. Mais elles semblent aussi valoriser avec constance une peur mesurĂ©e, c'est-Ă -dire Ă  la fois une Ă©motion contrĂŽlĂ©e, Ă©loignĂ©e de la superstitio et de l’incrĂ©dulitĂ©, deux formes dangereuses d’excĂšs, et une Ă©motion proportionnĂ©e, qui pousse la communautĂ© ou ses reprĂ©sentants Ă  calibrer leur rĂ©action Ă  l’aune des menaces divines

    Sortition and Divination in Ancient Rome. Were the gods involved in casting lots?

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    International audienceDid the gods play a role in the casting of lots in Ancient Rome? This article shall seek to demonstrate that Romans did not take a black-and-white approach to divine involvement in either divinatory or civic sortition. On the contrary, divine involvement could range from the assumption that the gods paid attention to the rites performed by Roman citizens, to the occurrence of highly impressive prodigies that narrative sources frequently associated or conflated with the act of sortitio (the casting of lots)

    Les prodiges comme gĂ©ographie sous Antonin le Pieux et ThĂ©odose. Sur une liste de l’Histoire Auguste (Vie d’Antonin 9, 1-5)

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    International audienceThe list of public prodigies in the Life of Antoninus (9, 1-5) is different from the numerous catalogs of omina in the Historia Augusta because it is traditional in form and highly reliable. The most original feature of the list is the geographical purpose of the prodigies. By recording divine signs that happened similarly in Rome and in several cities and provinces of the Empire, Roman authorities expressed the civic and religious unity of the orbis Romanus. The list can be linked to the iconographic and textual representations of the imperial ideals broadcast under Hadrian and Antoninus – universal domination, peace and prosperity. At the end of the fourth century, political and religious changes in the Empire gave new meanings to the list. For instance, when contrasted with the development of hagiographic geography – which recorded the miracles, memories and cults of saints travelling all around the Empire –, the list can be interpreted as a traditional Rome-centered model of ritual divination, paying attention to vanishing, anonymous prodigies.La liste de prodiges publics rapportĂ©e dans la Vie d’Antonin (9, 1-5) dans l’Histoire Auguste se distingue, par sa forme traditionnelle et par sa relative fiabilitĂ©, des catalogues de prĂ©sages qui foisonnent dans ce recueil de la fin du IVe siĂšcle. Son originalitĂ© tient avant tout dans la gĂ©ographie qu’elle dessine : les prodiges, enregistrĂ©s un peu partout dans l’Empire et Ă  Rome, expriment l’unitĂ© civique et religieuse de l’orbis Romanus, en lien Ă©troit avec le discours impĂ©rial, notamment iconographique, diffusĂ© sous Hadrien et Antonin le Pieux et cĂ©lĂ©brant la domination paisible et prospĂšre de Rome sur le monde. L’évolution de la situation politique et religieuse de l’Empire charge la liste, Ă  la fin du IVe siĂšcle, de sens nouveaux. RapportĂ©e en particulier Ă  la gĂ©ographie hagiographique chrĂ©tienne, dĂ©finie par le parcours des saints dans l’Empire, leurs miracles et leur culte, la liste fait figure de contre-modĂšle, parce qu’elle vĂ©hicule une gĂ©ographie traditionnelle du prodige romain, anonyme, Ă©phĂ©mĂšre et centrĂ© sur Rome

    Le prodige et le Prince. L’usage des signes publics, de la RĂ©publique au Principat 

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    International audienceIl est souvent affirmé que le systÚme d'annonces et de procurations publiques des prodiges à Rome disparut entre la fin de la République et le début de l'Empire, au profit de présages personnels au soutien des imperatores et des Princes. Mais cette idée repose à la fois sur une prise en compte partielle des sources, et sur une représentation simplificatrice du "prodige romain" et de l'usage que pouvait en faire l'empereur. Il s'agit donc de montrer ici précisément sur quels plans, et en quoi, le Principat change les pratiques en matiÚre de prise en charge publique des prodiges

    Les Ă©motions religieuses du Prince, d’Auguste Ă  Domitien

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    The study of the “religious emotions” of the emperors, that is to say the emotions that proceed from the interactions (ritual or not) between the Prince and the gods, must be placed in the larger perspective of the debates on the place of the emotion in the Roman religion. It is necessary to nuance two still widespread and contradictory ideas : Roman (public) religion would be a merely ritual practice, accompanied however of a somewhat naĂŻve sensitivity towards prodigies. However, it appears clearly that the rites aroused many emotions, and that the divineL’étude des «émotions religieuses» des empereurs, c'est-Ă -dire des Ă©motions qui procĂšdent des Ă©changes, rituels ou non, entre le Prince et les dieux, doit ĂȘtre d’abord replacĂ©e dans la perspective des dĂ©bats sur la place de l’émotion dans la religion romaine. Il faut nuancer deux reprĂ©sentations encore rĂ©pandues et difficilement compatibles : un ritualisme froid, sans Ăąme, accompagnĂ© pourtant d’une sensibilitĂ© souvent naĂŻve face aux prodiges. Or il n’y a pas de contradiction entre rite et Ă©motion (collective ou individuelle) ; quant aux signes divins, ils Ă©taient souvent apprĂ©hendĂ©s de maniĂšre rationnelle. Dans ce cadre, les affects du Prince ne se distinguaient pas de ceux de ses concitoyens. En revanche, son statut exceptionnel modifiait la maniĂšre dont ses Ă©motions Ă©taient perçues et jugĂ©es. D’une part, l’évaluation, positive ou nĂ©gative, des Ă©motions impĂ©riales ne dĂ©pendait pas seulement de leur conformitĂ© Ă  un idĂ©al de comportement individuel en matiĂšre religieuse, mais de la façon dont elles illustraient la prise en compte par l’empereur de l’intĂ©rĂȘt public. D’autre part, les Ă©motions du Prince pouvaient ĂȘtre lues, en certaines circonstances et du fait de sa proximitĂ© (relative) avec les dieux, comme des Ă©motions «divines» ou prĂ©monitoires.Loriol Romain. Les Ă©motions religieuses du Prince, d’Auguste Ă  Domitien. In: Dialogues d'histoire ancienne, vol. 48, n°1, 2022. pp. 21-40

    Le palmier de Tarragone. Prodiges, empereur et ‘culte impĂ©rial’ dans le monde romain

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    International audience"Aux habitants de Tarragone qui lui annonçaient qu’un palmier avait poussĂ© sur son autel, Auguste rĂ©pondit : « On voit bien comme vous y allumez souvent du feu »" (Quintilien, Institution Oratoire, 6.3.77). Cet Ă©pisode rapportĂ© par Quintilien pourrait n’ĂȘtre qu’un exemple fictionnel logĂ© au sein d’un excursus consacrĂ© Ă  la question oratoire du rire s’il ne se trouvait corroborĂ© par des monnaies Ă©mises par la colonie de Tarragone, Ă  partir de 15 p.C. sous le rĂšgne de TibĂšre, qui reprĂ©sentent un autel surmontĂ© d’un palmier. L'anecdote s’inscrit dans le cadre des relations Ă©troites que Tarragone, capitale de la province d’Hispanie citĂ©rieure, entretint avec les empereurs, d’Auguste aux Flaviens : elle illustre l’attitude ambivalente du Prince vis-Ă -vis des honneurs qui le rapprochent d’un dieu, en l'occurrence ici vis-Ă -vis d'un prodige, entre reconnaissance et refus de l'adulatio

    Le palmier de Tarraco : les prodiges, le culte impĂ©rial et l’empereur

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    Étudier les humanitĂ©s aujourd’hui Nouveaux enjeux, nouvelles mĂ©thodes

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    International audienceLes textes ici rĂ©unis, issus du congrĂšs du GIS « HumanitĂ©s, sources et langues de la MĂ©diterranĂ©e et de l’Europe » tenu Ă  Lyon en dĂ©cembre 2018, offrent un riche Ă©ventail de la diversitĂ© des champs explorĂ©s dans le domaine des « sciences de l’AntiquitĂ© » et du renouvellement des mĂ©thodes choisies
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