7 research outputs found

    Essays on demographic changes, health and economic development

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    Dans un contexte de changements démographiques, ma thèse de doctorat vise à clarifier deux questions principales : i)comment évaluer le progrès des nations lorsque les populations diffèrent en taille, longévité et répartition des revenus ? et ii)quels sont les effets de la fécondité et de la mortalité sur la croissance économique en Afrique subsaharienne ? La première partie (chapitres 1 et 2) élucide la manière dont les changements en taille de la population, en longévité et en répartition des revenus pourraient être socialement évalués, tandis que la seconde partie (chapitre 3) fournit un cadre de politique publique et des éclairages sur les moyens de réaliser une dividende démographique dans le contexte de l’Afrique subsaharienne. J’adopte deux approches différentes pour aborder ces questions. La première partie utilise une méthode welfariste qui développe et applique (sur l’Afrique subsaharienne) des fonctions et critères d’évaluation sociale intertemporelle adaptés aux populations de taille et de durée de vie variables. La deuxième partie utilise une approche économétrique qui développe et estime un modèle d’équations simultanées des déterminants de la mortalité, de la fécondité et de la performance économique en utilisant des données de panel des pays de l’Afrique subsaharienne. Le chapitre 1 explore les principes axiomatiques et welfaristes d’évaluation du bien-être social dans un cadre intertemporel. Il apporte des réponses à certaines des limites des méthodes existantes dans la littérature, en proposant en particulier une fonction d’évaluation sociale qui échappe à la conclusion répugnante temporelle, qui est neutre vis-à-vis de la fragmentation des vies et qui satisfait la cohérence temporelle de niveau critique. Pour ce faire, nous caractérisons une fonction d’utilité intertemporelle de niveau critique qui évalue la vie de manière périodique. Pour palier les controverses sur l’actualisation ou pas des utilités à travers le temps, deux versions de la fonction sont développées, l’une avec actualisation et l’autre sans. Le chapitre 2 met l’accent sur la manière d’évaluer le progrès des nations lorsque les populations diffèrent en taille, en longévité et en répartition des revenus. Le cadre d’analyse est ensuite appliqué au contexte démographique (particulier) de l’Afrique subsaharienne. Les résultats indiquent que la contribution de la taille de la population au bien-être social dépend des considérations éthiques concernant le choix d’un niveau critique au-delà duquel une vie est considérée comme digne d’être vécue (ou améliorant le bien-être social). La durée de vie n’a pas un effet significatif sur le bien-être social avant la transition démographique. L’explosion démographique observée au cours du dernier siècle en Afrique subsaharienne a détérioré le bien-être social pour des valeurs de niveau critique supérieures à 180paranneˊe,soitenvironlamoitieˊduseuilbienconnudepauvreteˊd’undollarparjour.Celacorroborel’ideˊesouventeˊmiseselonlaquelleleralentissementdelacroissancedeˊmographiqueenAfriquesubsahariennen’eˊleˋveraitpasseulementleniveaudeviemoyen,maisaugmenteraiteˊgalementlebien−e^tresocialengeˊneˊral.Lechapitre3deˊveloppeetestimeunmodeˋleeˊconomeˊtriquedesdeˊterminantsconjointesdelafeˊconditeˊ,delamortaliteˊetdelaperformanceeˊconomiqueenAfriquesubsaharienneafind’identifierlesactionsdepolitiquepubliquepouracceˊleˊrerlatransitiondeˊmographiquedanslareˊgionetparconseˊquentreˊalisersoncorollairededividendedeˊmographique.L’analyses’appuiesurunmodeˋleeˊconomeˊtriqued’eˊquationssimultaneˊesutilisantdesdonneˊesdepanelmulti−payspourlapeˊriode1960−2010.Pourfairefaceauprobleˋmed’endogeˊneˊiteˊ,nousadoptonslameˊthodedesvariablesinstrumentalesenexploitantdiffeˊrentessourcesdevariationsexogeˋnesdurevenuparte^te,delafeˊconditeˊetdelamortaliteˊ.Lesreˊsultatsmontrentquechaqueanneˊesuppleˊmentaireenespeˊrancedevieaˋlanaissanceimpliqueunecroissancedurevenuparte^tede13,1 par année, soit environ la moitié du seuil bien connu de pauvreté d’un dollar par jour. Cela corrobore l’idée souvent émise selon laquelle le ralentissement de la croissance démographique en Afrique subsaharienne n’ élèverait pas seulement le niveau de vie moyen, mais augmenterait également le bien-être social en général. Le chapitre 3 développe et estime un modèle économétrique des déterminants conjointes de la fécondité, de la mortalité et de la performance économique en Afrique subsaharienne afin d’identifier les actions de politique publique pour accélérer la transition démographique dans la région et par conséquent réaliser son corollaire de dividende démographique. L’analyse s’appuie sur un modèle économétrique d’équations simultanées utilisant des données de panel multi-pays pour la période 1960-2010. Pour faire face au problème d’endogénéité, nous adoptons la méthode des variables instrumentales en exploitant différentes sources de variations exogènes du revenu par tête, de la fécondité et de la mortalité. Les résultats montrent que chaque année supplémentaire en espérance de vie à la naissance implique une croissance du revenu par tête de 13,1%. En outre, un doublement du revenu par tête entraîne une augmentation de la longévité de 6,3 ans. Toutefois, les relations entre la fécondité et le revenu par tête et l’espérance de vie à la naissance ressortent être ambigues en raison certainement de la dépendance des économies de l’Afrique subsaharienne aux ressources naturelles et au commerce international. Nos résultats soulignent la nécessité de promouvoir la transformation structurelle des économies de l’Afrique subsaharienne afin d’accélérer la transition démographique dans la région et réaliser une dividende démographique.In a context of demographic changes, my PhD thesis aims to clarify two main questions: i)how the progress of nations can be evaluated when populations differ in size, longevity and income distribution? and ii)what are the effects of fertility and mortality on economic growth in Sub-Saharan Africa (SSA)? The first part (chapters 1 and 2) elucidates how changes in population size, longevity and income distribution can be socially evaluated while the second part (chapter 3) provides a public policy framework and insights on how the demographic dividend can be captured in the Sub-Saharan Africa context. I adopt two different approaches to analyse these questions. The first part uses a welfarist method that develops and applies (to SSA) intertemporal social evaluation functions and criteria suitable to variable populations. The second part uses an econometric approach that develops and estimates a simultaneous equations model of the determinants of mortality, fertility and economic performance using country-level panel data from SSA. Chapter 1 explores the use of axiomatic and welfarist principles to assess social welfare in an intertemporal framework. It attempts to overcome some of the limits of existing methods in the literature, in particular by avoiding a temporal repugnant conclusion, by neither penalizing nor favoring life fragmentation, and by satisfying critical-level temporal consistency. It does this by characterizing a critical-level lifetime utility function that values life periodically. To address some of the controversies in discounting utilities across time, two alternative versions of the function are developed, one with discounting and one without. Chapter 2 focusses on how the progress of nations can be evaluated when populations differ in size, longevity and income distributions. The framework is applied to the (particular) demographic context of SSA. The findings indicate that the contribution of population size to social welfare depends on ethical considerations regarding the choice of a critical level above which a life is considered to be worth living (or social welfare improving). Length of life does not have a significant effect on social welfare prior to the demographic transition. SSA’s demographic explosion over the last century has worsened social welfare for critical-level values greater than 180 per year, i.e. roughly half the well-known dollar-a-day poverty line. This supports the often heard view that slowing down demographic growth in SSA may not only increase average living standards but may also raise overall social welfare. Chapter 3 develops and estimates an econometric model of the joint determinants of fertility, mortality and economic performance in SSA in order to identify public policy actions to accelerate the demographic transition in the region and consequently to achieve its corollary demographic dividend. The analysis builds on a simultaneous equations econometric model using multi-country panel data for the period 1960 - 2010. To deal with endogeneity, we use the instrumental variable approach, exploiting different sources of exogenous variations of per capita income, fertility and mortality. The results show that each additional year of life expectancy at birth implies a growth of per capita income of 13.1%. Also, a doubling of per capita income leads to a rise in longevity of 6.3 years. However the relationships between fertility and both per capita income and life expectancy at birth appear to be ambiguous probably due to the dependency of SSA economies on natural resources and international trade. Our findings point to the necessity of fostering the structural transformation of SSA economies in order to accelerate the demographic transition in the region and to capture the demographic dividend

    The Evolving Fiscal and Liquidity Stimulus Packages in Response to COVID-19 in Sub-Saharan Africa

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    COVID-19 is taking its toll on Sub-Saharan Africa (SSA). To date, there have been 1.2 million infections and about 30,000 deaths on the continent. The pandemic has widely repressed mobility, disrupted economic production, decreased investment and remittance flows, created massive unemployment and pushed more people into poverty. Meanwhile, many governments increased spending in response to the health and economic crises but, given pre-existing vulnerabilities and limited fiscal space, compounded by an annual COVID-19 financing gap of $100 billion, policy-makers have been grappling with not only mobilising funds but also allocating limited resources to measures that will create the most impact. Utilising the ODI COVID-19 tracker, this note explores the evolution of SSA policy responses from the onset of the pandemic to the present, as well as recovery issues for policy-makers and stakeholders moving forward.IDRC | CRD

    La croissance économique et l’égalité des sexes

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    Version anglaise disponible dans la Bibliothèque numérique du CRDI : Economic growth and gender equalityLa croissance économique profite-t-elle autant aux femmes qu’aux hommes ? Si ce n’est pas le cas, comment peut-on s’attaquer aux inégalités entre les sexes ? Inversement, l’égalité des sexes peut-elle promouvoir la croissance économique ? Est-ce qu’il existe des solutions gagnant-gagnant, favorisant simultanément l’égalité des sexes et la croissance économique

    Economic growth and gender equality

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    French version available in the library: " La croissance économique et l’égalité des sexes "Does economic growth benefit women and men equally? If not, how can gender inequalities be addressed? And the other way around, can gender equality promote economic growth? What win-win solutions exist, promoting gender equality and economic growth simultaneously?The Growth and Economic Opportunities for Women (GrOW

    Multidimensional poverty in Sub-Saharan Africa : levels and trends

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    This paper provides an overview of multidimensional poverty – levels and trends – in Sub-Saharan Africa (SSA), using the most recent estimations and analyses of the global Multidimensional Poverty Index (MPI), which was developed by the Oxford Poverty and Human Development Initiative (OPHI), launched in 2010 and reported in UNDP’s Human Development Reports. The global MPI 2014 covers 37 SSA countries, which are home to 91% of the population of the region. This paper synthesizes the main results: the levels of poverty in SSA overall as well as in West, East, Central and Southern Africa. It compares the MPI in rural and urban areas and the MPI with income poverty. It also summarizes results on inequality among the poor as this is highest in SSA countries. In terms of poverty dynamics, of the 19 SSA countries for which we have time-series data, 17 – covering 93% of the poor people across all 19 – had statistically significant reductions in multidimensional poverty. Finally, we scrutinize the situation in SSA according to a new measure of destitution, which identifies a subset of poor people as destitute if they experience a number of extreme deprivations like severe malnutrition or losing two children. Throughout this analysis, the paper demonstrates the descriptive analyses that multidimensional poverty indices enable – such as decomposition and dynamic analysis of poverty by subnational groups and ethnic groups, and the breakdown and dynamic analysis of the composition of the MPI according to its constituent indicators

    Dynamics of monetary and multidimensional poverty in Cameroon

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    Cameroon has witnessed substantial economic growth in the new millennium, while pov- erty reduction has been limited and inequality has worsened. In this context, this paper in- vestigates the different facets of poverty in Cameroon, the factors affecting them, and policy options to tackle poverty and achieve inclusive and sustainable development. We apply two prominent poverty measurement methods (Alkire–Foster and Foster–Greer–Thorbecke) to a series of household consumption and living standards (ECAM) surveys and Demographic and Health Surveys (DHS) collected between 2001 and 2018, and perform various empirical analyses to elucidate poverty dynamics and features. Our results indicate that both mone- tary and multidimensional poverty decreased in Cameroon between 2001 and 2018, albeit slowly and to varying degrees across the different demographic, socio-economic, and spatial groups of the population. We find that the proportion of multidimensional poor people was always higher than the proportion of the monetary poor. At the same time, multidimen- sional poverty has reduced much faster than monetary poverty at the national level. Lastly, we find that higher levels of poverty in Cameroon are strongly associated with rural liveli- hoods, large family size, less education, employment in agriculture, and the northern regions of the country. Our microeconomic analysis is complemented with a review of structural factors affecting poverty at the macro level. We point out the need to accelerate the struc- tural transformation of the Cameroonian economy to reduce inequalities across the different regions and subgroups of the population and expand economic opportunities for the youth to achieve the demographic dividend
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