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    Sensibilité du taux de change aux chocs monétaires et budgétaires:Une analyse en termes de VAR des fluctuations euro/dollar

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    L’objectif de cet article est d’évaluer empiriquement la dynamique du taux de change euro/dollar consécutive aux chocs monétaires et budgétaires. Ce faisant, nous cherchons à identifier les mécanismes de transmission des chocs afin de discriminer entre les différentes approches théoriques qui peuvent être proposées. Nous adoptons une démarche en termes de VAR et analysons la robustesse des fonctions de réponse. En effet, les résultats de ce type de simulations sont généralement sensibles à l’ordre des variables du VAR ainsi qu’à la méthode d’identification des innovations structurelles. Il semble alors qu’une dépréciation de l’euro peut être observée à la suite de chocs expansionnistes de politique monétaire et budgétaire. Ces conclusions sont robustes et ne dépendent pas du cadre retenu. Par contre, il est possible de montrer que le surajustement retardé, habituellement mis en évidence dans la littérature empirique, est sensible au choix des contraintes identifiantes. Certaines configurations permettent en effet de faire ressortir un surajustement immédiat plus conforme à l’intuition théorique. Par ailleurs, même si les mécanismes de transmission des chocs budgétaires sont ambigus, une explication en termes de modèle de choix de portefeuille semble la plus convaincante

    La politique budgétaire de Trump : une hypothèque sur le futur ?

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    Alors que la dynamique de croissance s’est essoufflée pour certains pays – Allemagne, France et Japon notamment – le PIB aux Etats-Unis continue de croître à un rythme soutenu. Le mouvement pourrait même s’amplifier tout au long de l’année avec la mise en œuvre d’une politique budgétaire fortement expansionniste. Sur 2018 et 2019, le stimulus budgétaire voté par l’administration Trump en décembre 2017 – pour le volet recettes – et février 2018 – pour la partie dépenses – s’élèverait à 2,9 points de PIB. Une telle impulsion serait proche de celle mise en œuvre par Obama pour l’année 2008. Ce choix intervient cependant dans un contexte très différent puisque le taux de chômage aux Etats-Unis est redescendu sous la barre des 4 % en avril 2018 alors qu’il était en forte accélération il y a 10 ans, atteignant un pic à 9,9 % en 2009. L’économie américaine bénéficierait de ce stimulus mais au prix de l’accumulation d’une dette supplémentaire. [Premier paragraphe

    Zone euro : reprise généralisée

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    Ce texte s’appuie sur les perspectives 2017-2019 pour l’économie mondiale et la zone euro dont une version complète est disponible ici. Depuis mi-2013, la zone euro a renoué avec la croissance après avoir traversé deux crises (la crise financière et la crise des dettes souveraines) qui ont entrainé deux récessions : en 2008-2009 et en 2011-2013. Selon Eurostat, la croissance accélère au troisième trimestre 2017 et atteint 2,6 % en glissement annuel (0,6 % en rythme trimestriel), soit son plus haut niveau depuis le premier trimestre 2011 (2,9 %). Au-delà de la performance de l’ensemble de la zone euro, la situation actuelle se caractérise par une généralisation de la reprise à l’ensemble des pays de la zone euro ce qui n’avait pas été le cas lors de la précédente phase de reprise en 2010-2011. Les craintes sur la soutenabilité de la dette des pays dits périphériques se traduisaient déjà par un fort recul du PIB en Grèce et l’entrée progressive en récession du Portugal, de l’Espagne puis un peu plus tard de l’Italie. [Premières lignes

    Peut-on parler de bulle sur le marché immobilier au Luxembourg ?

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    Les interrogations autour de l'évolution des prix de l'immobilier au Luxembourg sont récurrentes. Elles sont justifiées par l'augmentation régulière des prix. Aussi, on peut se demander si cette évolution est dictée par celle des fondamentaux ou si les prix de l'immobilier sont caractérisés par une bulle spéculative. Il ressort de l'analyse que la dynamique des prix à long terme est influencée par des facteurs d'offre et de demande. Selon que l'on considère le marché de l'immobilier résidentiel, non résidentiel ou non bâti, nous montrons que les coûts de construction, la croissance économique et démographique, la politique monétaire et les développements sur le marché des crédits contribuent à l'évolution des prix. Néanmoins, les limites inhérentes aux méthodes utilisées pour tester la présence de bulle permettent rarement d'exclure définitivement l'hypothèse de bulles épisodiques qui se développent puis éclatent.Marché immobilier, bulle spéculative, analyse dynamique

    La BCE a-t-elle raison d'augmenter ses taux?

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    Lors de la conférence de presse qui s’est tenue le 7 décembre 2006, la BCE a décidé d’augmenter son principal taux directeur de 25 points de base en le fixant à 3,5 %. Cette décision était anticipée et avait été implicitement annoncée par Jean-Claude Trichet lors de la précédente conférence de presse. Le président de la BCE souligne que les « risques pesant sur la stabilité des prix » sont toujours orientés à la hausse. La BCE poursuit ainsi le cycle de resserrement de sa politique monétaire entamé depuis décembre 2005. Après deux ans et demi de statu quo, le principal taux de refinancement de la zone euro a été relevé six fois. Cette phase de « normalisation » s’inscrit dans un contexte de durcissement généralisé des politiques monétaires. Néanmoins, en raison de situations conjoncturelles différentes ou de problèmes structurels spécifiques, les hausses de taux n’ont pas suivi le même rythme (...)

    Politique monétaire unique, taux bancaires et prix immobiliers dans la zone euro

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    L’objectif de notre contribution est d’analyser empiriquement les mécanismes de transmission de la politique monétaire vers les prix immobiliers dans les principales économies de la zone euro. Nous tenons compte explicitement du rôle des banques, via le canal du taux d’intérêt. Notre approche est en deux étapes : la première permet d’illustrer la répercussion des taux contrôlés par la BCE sur les taux pratiqués par les banques pour les crédits immobiliers, tandis que la deuxième fait le lien entre les taux bancaires et les prix immobiliers. Cette analyse permet de comprendre les différentes sources de l’hétérogénéité de la transmission de la politique monétaire. Il apparaît en effet que le canal du taux d’intérêt est de plus en plus homogène dans la zone euro. Mais ce résultat masque le rôle des effets d’offre de crédit qui ont pu induire une hétérogénéité de la transmission de la politique monétaire. La transmission des taux bancaires aux prix immobiliers et à l’ensemble de l’économie demeure dépendante des structures propres à chaque État membre

    Commerce mondial : chacun sa route

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    Les importations mondiales de marchandises ont augmenté de près de 9 % en volume en 2006, après 7,8 % en 2005. Cette accélération en moyenne annuelle, masque en fait une franche décélération à partir du début 2006. Les importations ont nettement ralenti dans les grandes économies industrielles (surtout aux États-Unis et au Japon) tandis qu’elles restaient soutenues dans les économies en développement. À l’horizon 2008, les échanges de marchandises renoueraient avec des rythmes de croissance de 6,5 % par an à l’échelle mondiale et resteraient particulièrement dynamiques dans les pays émergents. L’évolution des compétitivités-prix et des parts de marché serait marquée par la poursuite de la baisse du dollar américain jusqu’à la mi-2008. Les exportateurs américains gagneraient des parts de marché et les exportateurs européens seraient les premiers à être pénalisés par l’évolution des taux de change. Du fait de niveaux de compétitivité particulièrement favorables, les exportateurs chinois resteraient les principaux gagnants en termes de parts de marché à l’échelle mondiale

    Politiques monétaires : à hue et à dia

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    Cet article analyse les politiques conduites par les différentes banques centrales pour sortir de la crise. La Réserve fédérale des États-Unis et la Banque du Japon ont lancé de nouveaux programmes de mesures non conventionnelles. La Banque d’Angleterre a maintenu le statu quo. Quant à la Banque centrale européenne (BCE), elle est intervenue pour enrayer le mouvement de spéculation sur les dettes souveraines en achetant des titres publics mais, en même temps, elle a réduit le nombre de ces opérations de refinancement à long terme. Ces divergences se sont accentuées en début d’année 2011 après qu’une nouvelle flambée du prix du pétrole ait provoqué une accélération de l’inflation. Pourtant, si l’inflation est bien repartie à la hausse, il est erroné de considérer qu’il y a des tensions inflationnistes. L’inflation sous-jacente est en effet toujours au point mort et le niveau de chômage ne fait pas craindre d’effets de second tour. La BCE, en décidant une hausse des taux d’intérêt par crainte des tensions inflationnistes, pourrait donner le signal d’un mouvement plus général de hausse des taux. Cette décision pourrait fragiliser la reprise et aboutirait à un policy-mix franchement restrictif. Aux États-Unis, la hausse des taux serait plus tardive et motivée par un objectif de normalisation de la politique monétaire plutôt que par le souci de lutter contre un regain éphémère de l’inflation. Quant au Japon, le tsunami puis l’accident nucléaire écartent la perspective d’une orientation moins expansionniste de la politique monétaire. Ces divergences se répercuteraient sur le marché des changes. Si le terme de « guerre des monnaies » semble exagéré, il n’en demeure pas moins que l’intransigeance de la BCE infligera une double peine aux États membres de la zone euro qui subiront une nouvelle phase d’appréciation de l’euro. Enfin, dans de nombreux pays émergents, la reprise plus franche de la croissance et de l’inflation ont conduit plusieurs banques centrales à resserrer dès l’année 2010 leur politique monétaire provoquant des mouvements de capitaux et donc une appréciation de certaines monnaies (Singapour, Brésil, Mexique, Corée du Sud, Chine...)
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