57 research outputs found

    Les entreprises de l'économie sociale comme source d'innovation sociale. Un détour historique par le XIXe siÚcle

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    URL des Documents de travail : http://ces.univ-paris1.fr/cesdp/CESFramDP2009.htmClassification JEL : B15, L31, N33, N43.Documents de travail du Centre d'Economie de la Sorbonne 2009.16 - ISSN : 1955-611XThe notion of association in the 19th century was throught as an alternatives mode of work organization which could solve the "social question". Though the study of author's as Saint-Simon or Blanc we are able to show that the innovating potential of their reforms is due to the moral framework proposed rather than the elaboration of economic principles distinct from a liberal option. Association is thought as the vector of diffusion of moral principles, thus increasing collective welfare. We also argue that thus particularity of association is still accurate today. Associations are more specific relatively to the values they hold (democratic participation, social utility) rather than the work conditions they offer.L'association au XIXe siĂšcle a Ă©tĂ© pensĂ©e comme un mode d'organisation du travail alternatif pouvant rĂ©soudre la question sociale. L'Ă©tude des schĂ©mas proposĂ©s par des auteurs comme Saint-Simon ou Blanc nous permet de montrer que le potentiel innovateur de leurs rĂ©formes se situe au niveau du cadre moral proposĂ© que dans la promotion de principes Ă©conomiques distincts de l'optique libĂ©rale. L'association est pensĂ©e comme le vecteur de diffusion d'une morale sociale source de bien-ĂȘtre collectif. Nous montrons aussi que cette spĂ©cificitĂ© associative semble toujours Ă  l'oeuvre aujourd'hui, cette organisation se distinguant plus par les valeurs qu'elle vĂ©hicule (participation dĂ©mocratique, utilitĂ© sociale) que par les conditions de travail qu'elle propose

    Regulating Private Health Insurance in France : New Challenges for Employer-Based Complementary Health Insurance

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    In France, people obtain basic health insurance coverage through a public health insurance system. Although public coverage is comprehensive, substantial co-payments and deductibles are more and more required and individuals become increasingly dependant on private complementary health insurance, to be better reimbursed. In the context of strengthened constraints to control public health spending, the market for complementary cover is indeed likely to develop. This expansion has several implications for the regulation of private health insurance. Starting in the early 2000s, public policies have emphasized tools that directly motivate employers to provide group-insurance schemes. These include subsidies to employers for offering complulsory, supplementary coverage, and mandating social partners to negociate the implementation of health coverage in every compagny, whatever its size or activity. Such changes tend, to some extent, to "re-couple" health insurance with companies. This paper explores the implications of this experience for France.Private health care insurance, complementary employer-provided health insurance.

    Les entreprises de l'économie sociale comme source d'innovation sociale. Un détour historique par le XIXe siÚcle

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    L'association au XIXe siĂšcle a Ă©tĂ© pensĂ©e comme un mode d'organisation du travail alternatif pouvant rĂ©soudre la question sociale. L'Ă©tude des schĂ©mas proposĂ©s par des auteurs comme Saint-Simon ou Blanc nous permet de montrer que le potentiel innovateur de leurs rĂ©formes se situe au niveau du cadre moral proposĂ© que dans la promotion de principes Ă©conomiques distincts de l'optique libĂ©rale. L'association est pensĂ©e comme le vecteur de diffusion d'une morale sociale source de bien-ĂȘtre collectif. Nous montrons aussi que cette spĂ©cificitĂ© associative semble toujours Ă  l'oeuvre aujourd'hui, cette organisation se distinguant plus par les valeurs qu'elle vĂ©hicule (participation dĂ©mocratique, utilitĂ© sociale) que par les conditions de travail qu'elle propose.Association ; Ă©conomie sociale ; France ; libĂ©ralisme ; utilitĂ© sociale

    Regulating Private Health Insurance in France : New Challenges for Employer-Based Complementary Health Insurance

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    URL des Documents de travail : http://ces.univ-paris1.fr/cesdp/CESFramDP2009.htmClassification JEL : I18, G22, G28, J33.Documents de travail du Centre d'Economie de la Sorbonne 2009.56 - ISSN : 1955-611XIn France, people obtain basic health insurance coverage through a public health insurance system. Although public coverage is comprehensive, substantial co-payments and deductibles are more and more required and individuals become increasingly dependant on private complementary health insurance, to be better reimbursed. In the context of strengthened constraints to control public health spending, the market for complementary cover is indeed likely to develop. This expansion has several implications for the regulation of private health insurance. Starting in the early 2000s, public policies have emphasized tools that directly motivate employers to provide group-insurance schemes. These include subsidies to employers for offering complulsory, supplementary coverage, and mandating social partners to negociate the implementation of health coverage in every compagny, whatever its size or activity. Such changes tend, to some extent, to "re-couple" health insurance with companies. This paper explores the implications of this experience for France.En France, l'assurance maladie de base relĂšve du systĂšme public de l'assurance sociale. En dĂ©pit d'une couverture qui reste Ă©tendue, l'Ă©largissement des co-paiements et des franchises rend nĂ©cessaire l'accĂšs Ă  une assurance santĂ© complĂ©mentaire. Dans un contexte qui voit les contraintes pesant sur les dĂ©penses publiques se durcir, le marchĂ© pour l'assurance complĂ©mentaire est de fait appelĂ© Ă  se dĂ©velopper. Cette tendance n'est pas sans consĂ©quence sur la rĂ©gulation de l'assurance maladie privĂ©e. Au dĂ©but des annĂ©es 2000, les autoritĂ©s publiques se sont dotĂ©es d'instruments destinĂ©s Ă  inciter les employeurs Ă  mettre en place des dispositifs d'assurance de groupe rendus obligatoires pour les salariĂ©s en mĂȘme temps qu'elles encourageaient les partenaires sociaux Ă  nĂ©gocier collectivement l'implĂ©mentation de couvertures complĂ©mentaires dans l'ensemble des entreprises, quels que soient leur taille ou secteur d'activitĂ©. Le papier explore ce qui est en jeu dans cette nouvelle forme de couplage entre l'assurance santĂ© et l'entreprise

    La protection des salariés à l'épreuve de l'éclatement des collectifs de travail

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    La protection sociale d'origine professionnelle, qu'elle soit impulsĂ©e de la branche via les conventions collectives ou de l'entreprise via les accords d'entreprise, est porteuse d'inĂ©galitĂ©s d'accĂšs et de contenu. Une approche historique des pratiques patronales au XIXe siĂšcle articulĂ©es Ă  l'analyse de la constitution de l'Etat social nous permet d'avancer l'hypothĂšse de l'existence d'un "systĂšme de protection sociale" au sein duquel l'entreprise a jouĂ© un rĂŽle central en faisant de la protection sociale d'origine professionnelle un levier de gestion de la main-d'oeuvre (I). Les modifications du cadre institutionnel depuis les Lois Auroux ont donnĂ© lieu Ă  la multiplication des accords d'entreprise et Ă  l'Ă©miettement des branches professionnelles, renforçant les inĂ©galitĂ©s face Ă  l'Ă©clatement des collectifs protecteurs. D'un point de vue mĂ©thodologique, l'enquĂȘte REPONSE 1998 est mobilisĂ©e (II).Etat social, protection sociale, conventions collectives, accords d'entreprise.

    Révolution française et association: régénération plus que négation

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    Il est gĂ©nĂ©ralement admis que la RĂ©volution française a donnĂ© un rĂ©el coup de frein au dĂ©veloppement de l’association, la loi Le Chapelier du 14 juin 1791 venant sanctionner toute forme de corporations au nom des principes de libertĂ© et d’égalitĂ©. L’association s’est-elle pour autant vu nier toute lĂ©gitimitĂ© par la RĂ©volution française ? L’article montre que les hommes de 1789, tout en critiquant vivement les organisations associatives, n’ont pas totalement exclu l’idĂ©e d’association. Apparaissant comme une entrave au libĂ©ralisme Ă©conomique et Ă  la volontĂ© de faire de la nation un grand tout, l’association a certes Ă©tĂ© remise en cause tant d’un point de vue Ă©conomique que politique, ne vivant plus que sous une forme clandestine durant un siĂšcle. Mais l’association a aussi Ă©tĂ© mobilisĂ©e par les rĂ©volutionnaires au nom de sa capacitĂ© Ă  produire et Ă  renforcer le sentiment de fraternitĂ©, Ă©lĂ©ment indispensable pour faire nation. Plus qu’une nĂ©gation, l’oeuvre rĂ©volutionnaire a, pour l’auteur, conduit Ă  la rĂ©gĂ©nĂ©ration de l’association, rĂ©gĂ©nĂ©ration qui marquera sa conceptualisation au XIXe siĂšcle.It is widely accepted that the French Revolution significantly restricted the growth of associations. In the name of liberty and equality, the Le Chapelier Law of 14 June 1791 prohibited all forms of corporations. However, does this mean that associations were denied all legitimacy by the French Revolution? The article shows that although the revolutionaries strongly disapproved of associations, they were not entirely opposed to the idea of associations. Seen as an obstacle to market freedom and the determination to create national unity, associations were criticized on both economic and political grounds and only existed clandestinely for a century. Yet associations were also called upon by the revolutionaries because of their ability to create and strengthen a feeling of fraternity, which was essential for building a nation. More than a negation, the Revolution, according to the author, led to a regeneration of associations, which would have a significant impact on the theories about them in 19th century

    État social

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    L’État social est une rĂ©alitĂ© dans la plupart des pays, y compris dans les pays dits « en dĂ©veloppement ». Cette assertion dĂ©pend bien sĂ»r de la dĂ©finition que l’on lui donne. L’approche comparatiste met en Ă©vidence la pluralitĂ© des composantes de l’État social. Theret (1996) notamment rĂ©sume les structures Ă©lĂ©mentaires de l’État social Ă  des formes d’articulation entre l’ordre domestique, l’ordre politique et l’ordre Ă©conomique, c’est-Ă -dire Ă  un niveau plus concret, Ă  des mĂ©diations histori..

    L’association comme rĂ©ponse Ă  la question sociale du XIXe au XXe siĂšcle :

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    La rĂ©solution de la question sociale en France va dĂšs le XIXe siĂšcle ĂȘtre au cƓur de dĂ©bats sur les rĂ©formes Ă©conomiques et sociales Ă  mettre en Ɠuvre. Le dĂ©bat se structure principalement autour d’une alternative : le renforcement de la logique libĂ©rale ou la reconnaissance d’un rĂŽle Ă©largi de l’Etat. Si la question sociale a Ă©tĂ© polarisĂ©e par ces deux registres discursifs, des institutions autres ont participĂ© aux dĂ©bats : les associations. Reste que les penseurs de l’association ont pour une part construit leur point de vue en l’articulant aux logiques libĂ©rales et d’Etat social. C’est la thĂšse dĂ©veloppĂ©e dans cet article. CentrĂ© sur une analyse des registres de pensĂ©e des auteurs ayant mobilisĂ© la notion d’association, l’article met en avant deux pĂ©riodes distinctes : au XIXe siĂšcle l’association est pensĂ©e dans le sillage du libĂ©ralisme Ă©conomique alors qu’au XXe, cette derniĂšre s’inscrit plutĂŽt dans le sillage de l’Etat social. Le retour historique sur les formes de rĂ©gulation de la question sociale par l’association permet d’éclairer la mise en tension actuelle que connaĂźt l’association entre libĂ©ralisme Ă©conomique et Etat social, mise en tension difficilement apprĂ©hendable si l’on se cantonne Ă  l’idĂ©e que l’économie sociale relĂšve principalement du champ de la rĂ©ciprocitĂ©.Since the XIXth century, in France, the “social question” is crucial to the debate over economic and social reforms. The debate is mainly structured around the following alternative: to reinforce economic liberalism or to recognise a widened role for State intervention. If the “social question” has been polarized by these two types of answers, other institutions were also introduced: associations. Yet, this article shoes that, while developing the notion of association, thinkers did not develop a specific answer to the ‘social question’. Indeed, we argue that their analysis can be linked either to the logic of economic liberalism or to the logic of state intervention. Doing so, the article proposes to differentiate two periods: during the XIXth century, associations lie within the framework of economic liberalism whereas during the XXth century, associations are rather envisaged within the scope of the Welfare State. The historical perspective introduced helps us shed new light on the contemporary tension between economic liberalism and welfare state approaches to associations – whereas such tension can not be overcome if we stick to an analysis of the social economy in the field of reciprocity as is usually the case

    L’association comme rĂ©ponse Ă  la question sociale du XIXe au XXe siĂšcle :

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    La rĂ©solution de la question sociale en France va dĂšs le XIXe siĂšcle ĂȘtre au cƓur de dĂ©bats sur les rĂ©formes Ă©conomiques et sociales Ă  mettre en Ɠuvre. Le dĂ©bat se structure principalement autour d’une alternative : le renforcement de la logique libĂ©rale ou la reconnaissance d’un rĂŽle Ă©largi de l’Etat. Si la question sociale a Ă©tĂ© polarisĂ©e par ces deux registres discursifs, des institutions autres ont participĂ© aux dĂ©bats : les associations. Reste que les penseurs de l’association ont pour une part construit leur point de vue en l’articulant aux logiques libĂ©rales et d’Etat social. C’est la thĂšse dĂ©veloppĂ©e dans cet article. CentrĂ© sur une analyse des registres de pensĂ©e des auteurs ayant mobilisĂ© la notion d’association, l’article met en avant deux pĂ©riodes distinctes : au XIXe siĂšcle l’association est pensĂ©e dans le sillage du libĂ©ralisme Ă©conomique alors qu’au XXe, cette derniĂšre s’inscrit plutĂŽt dans le sillage de l’Etat social. Le retour historique sur les formes de rĂ©gulation de la question sociale par l’association permet d’éclairer la mise en tension actuelle que connaĂźt l’association entre libĂ©ralisme Ă©conomique et Etat social, mise en tension difficilement apprĂ©hendable si l’on se cantonne Ă  l’idĂ©e que l’économie sociale relĂšve principalement du champ de la rĂ©ciprocitĂ©.Since the XIXth century, in France, the “social question” is crucial to the debate over economic and social reforms. The debate is mainly structured around the following alternative: to reinforce economic liberalism or to recognise a widened role for State intervention. If the “social question” has been polarized by these two types of answers, other institutions were also introduced: associations. Yet, this article shoes that, while developing the notion of association, thinkers did not develop a specific answer to the ‘social question’. Indeed, we argue that their analysis can be linked either to the logic of economic liberalism or to the logic of state intervention. Doing so, the article proposes to differentiate two periods: during the XIXth century, associations lie within the framework of economic liberalism whereas during the XXth century, associations are rather envisaged within the scope of the Welfare State. The historical perspective introduced helps us shed new light on the contemporary tension between economic liberalism and welfare state approaches to associations – whereas such tension can not be overcome if we stick to an analysis of the social economy in the field of reciprocity as is usually the case
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