Visualisation des Arbres de Noël de Miller par immunoprécipitation de chromatine (ChIP) et mise en évidence d'un mécanisme de surveillance nucléolaire des ARN ribosomiques

Abstract

Les terminal balls qui constituent des complexes de maturation sont détectéesà l’extrémité 5’-terminale des transcrits ribosomiques naissants dans tous les organismeseucaryotes inspectés à ce jour ;générant les images de référence en « arbres de Noël ».La compaction séquentielle des « terminal balls », à présent également dénommées« SSU-processome », reflète les étapes d’assemblage co-transcriptionnel des ribosomes.Au cours de ma thèse, j’ai développé une stratégie expérimentale basée surl’immunoprécipitation de chromatine (ChIP) qui m’a permis de valider, et ce pour lapremière fois, in vivo la structure des branches des arbres de Noël (en particulier unrapprochement du « SSU-processome » à l’extrémité 5’- du gène encodant l’ARNr 25S).Notre stratégie nous permet également d’aborder la composition moléculaire des « arbresde Noël ».La biogenèse du ribosome est un processus complexe et dynamique dont lafinalité est la synthèse et l’assemblage de 4 molécules d’ARN et de ~80 protéinesribosomiques dans un processus qui requiert l’intervention transitoire et concertée de nonmoins de 400 facteurs de maturation. D’une telle complexité a récemment émergé leconcept de l’existence de modules pré-assemblés autonomes de facteurs de maturation.Dans le cas du « SSU-processome », les trois sous-complexes UTP-A, UTP-B, UTP-Cont d’ores et déjà été décrits. L’existence de tels sous-complexes renforce la notion d’unmécanisme d’assemblage hautement hiérarchisé. En effet, il s’est avéré que l’extrémité5’- du transcrit naissant est initialement liée par le sous-complexe UTP-A dans une étapequi est un pré-requis indispensable au recrutement et à l’assemblage des autrescomposants du « SSU-processome ». Avec autant d’étapes distinctes dans le processusd’assemblage, la possibilité d’erreur est conséquente, d’où l’importance de l’existence demécanismes de contrôles de qualité.Toutes les protéines constituant le « SSU-processome » sont requises au clivagedes précurseurs d’ARN ribosomique. Préalablement à mon travail, les 7 sous-unitésprotéiques du complexe UTP-A avaient, en outre, spécifiquement été impliquées dans lasynthèse de l’ARN, c’est-à-dire dans la fonction de l’ARN polymérase I. Ceci leur aconféré leur seconde appellation de tUTP, pour transcription UTP, et offert les prémicesde l’existence d’une interface physique et fonctionnelle entre les machineries de synthèseet de maturation des ARNr. Au cours de ma thèse, j’ai démontré qu’il n’en est rien. Uneinspection minutieuse m’a en effet révélé que les tUTP/UTP-A ne sont nullementrequises à la synthèse des ARN ribosomiques mais bien à leur stabilité. Cette observationm’a mené à proposer que la cellule a développé au cours de l’évolution un mécanisme decontrôle de qualité par lequel elle s’assure de l’intégrité des étapes initiales d’assemblage(liaison du complexe UTP-A ). Mon postulat est qu’en l’absence de la liaison de cesfacteurs de maturation précoces, les ARN sont rapidement dégradés par un mécanismeque nous avons dénommé « Death by Default (DBD) » par l’activité de surveillancenucléolaire exercée par le complexe de polyadényaltion TRAMP et d’exoribonucléases3’-5’ l’ Exosome.Doctorat en sciences, Spécialisation biologie moléculaireinfo:eu-repo/semantics/nonPublishe

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2013/210384oai:dipot.ulb.ac.be:2013/210384
Last time updated on February 23, 2017

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