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Une voix féminine dans l’espace public. La Galerie Dominion, 1941-1956

By Édith-Anne Pageot

Abstract

Cet article se penche sur l’apport des femmes (de Rose Millman, d’Iris Westerberg et des femmes artistes) à la Galerie Dominion entre 1941 et 1956. Il s’agit entre autres de cerner le rôle de sa fondatrice, Rose Millman, dans l’orientation de l’institution pour l’art canadien moderne, orientation qui lui donne une spécificité dans l’histoire du marché de l’art au Canada à cette époque. Iris Westerberg, l’épouse du codirecteur Max Stem, joue quant à elle le rôle de bâilleuse de fonds dans l’entreprise. L’analyse des commentaires que Stem a faits à propos de l’implication des femmes dans la galerie permet d’établir la vision libérale qu’il entretenait à l’égard des artistes féminins et de la place des femmes dans le monde des arts. Dans la mesure où il croit à la rentabilité de la chose, Stern accueille leur travail au même titre que celui de leurs collègues masculins. Aussi, entre 1941 et 1956, le nombre d’expositions individuelles consacrées aux artistes féminins à la Galerie Dominion est tout à fait remarquable. En définitive, la présence continue des femmes, en tant qu’artistes et gestionnaires, dans une galerie commerciale de cette envergure participe d’un « féminisme silencieux » qui prépare la voix aux revendications plus radicales des années 1960.This article investigates the contribution of women to the Galerie Dominion between 1941 and 1956. It attempts to determine the role of its founder, Rose Millman, in shaping the institution's orientation in favor of Canadian modern art, an orientation that gives the gallery specificity in the history of the art market in Canada in that era. Iris Westerberg, the wife of the gallery's co-director Max Stern, played the role of the enterprise's financial backer. Analysis of Stern's comments on the subject allows us to determine the liberal vision held by Stern toward women artists and the place of women in the art world. Insofar as he believed in its profitability, he welcomed their work just as he did the work of their male colleagues. Also, between 1941 and 1956, the number of individual exhibitions devoted to female artists at the Galerie Dominion is quite remarkable. Ultimately the continued presence of women, as both artists and managers, in a commercial gallery of this caliber contributed to a « quiet feminism » which laid the groundwork for more radical demands in the 1960s

Publisher: 'Consortium Erudit'
Year: 2008
DOI identifier: 10.7202/1000528ar
OAI identifier: oai:erudit.org:1000528ar
Provided by: Érudit
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