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L’ouverture des données publiques : nouvel outil de communication ou ultime moyen de renforcer le vivre-ensemble ?

By Mohammed-Salah Abaïdi and Julien Guillaumond

Abstract

Open Government Data (OGD) has become over the last ten years the central tenet of transparency policies in several States in the world. Presented as a great technological medium, it aims at strengthening trust in democracies and in the institutions of the State, allowing each citizento get access to data. Its staunchest supporters contend that Open Data has political and economic objectives at its core. For each citizen, OpenData allows, even encourages, public scrutiny over decisions made and actions taken by the state and its elected representatives. It also aims topromote public participation in the decision-making process through the (re)-use of public data. Such a dimension is central to strengthen social ties among the citizenry, and leads them to develop some forms of collective intelligence for institutional projects, simultaneously encouragingcitizens’ initiatives and public scrutiny. In our information age societies, Open Data is also good for the economy, generating new business activities,thus leading to increased wealth and technical innovations. If a State willingly opts for Open Data as a medium for increased transparency, to what extent such an initiative may reflect a fashionable trend in communication policies? When considering the political objectives of Open Data, to what extent does it bring new life into a community of citizens and can thus be considered as a tool of mobilization?Depuis ces dix dernières années, l’ouverture des données publiques est devenue le fer de lance des politiques de transparence de nombreux États dans le monde. Présenté comme un formidable moyen technologique pour redonner confiance en la démocratie et ses institutions en offrantà chaque citoyen la possibilité d’ accéder à la donnée, ce processus porte en lui, selon ses promoteurs, un objectif politique et un objectif économique. Pour chaque citoyen, ce processus permet, voire encourage, la surveillance des décisions et actions de la puissance publique et de ses représentants élus, mais aussi la participation au processus décisionnel par la (ré)appropriation des données. Cette dernière dimension, au sein de laquelle figure la volonté de renforcer le lien social dans sa dimension citoyenne, conduit les individus à produire une forme d’ intelligence collective au service des projets des institutions, encourageant autant les initiatives citoyennes que le contrôle accru des actions de l’ administration. Dans le cadre des sociétés de l’ information, l’ ouverture des données est également porteuse d’ une promesse économique permettant de générer de nouvelles activités, sources de richesses et d’ innovations techniques.Si l’ adoption pleine et entière de l’ Open Data par la puissance publique relève d’ une volonté accrue de transparence, dans quelle mesure cette démarche peut-elle aussi dissimuler un effet de mode communicationnel ? De la même manière, au regard des objectifs de l’ Open Data, notamment sa dimension politique, dans quelle mesure l’ ouverture des données offre t- elle un second souffle au vivre ensemble et peut-elle être considérée comme un réel outil de mobilisation

Topics: Open Data, Transparency, Communication, Social ties, Citizenship., transparence, Liens sociaux, Citoyenneté, [SHS.INFO]Humanities and Social Sciences/Library and information sciences
Publisher: Presses universitaires Blaise Pascal
Year: 2015
OAI identifier: oai:HAL:hal-01134755v1
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