Hegel's concept of religion

Abstract

In this dissertation I explore how Hegel conceives of the practice of religion. Religion for Hegel cannot be the relationship between humans and a transcendent being, since, as I argue, Hegel's God is not a being of the transcendent sort, but reason as Idea and spirit. Nor does Hegel primarily understand religion as feeling or immediate experience of the divine. According to Hegel, religion involves knowledge of the truth in the form of representation, and I discuss the truths that in his view are common to all religions, as well as the principle that he thinks guides the development of the various determinate religions that culminate in Christianity. But, first and foremost, religion for Hegel is cultus or practice in which a person overcomes her own particularity in a radical manner and identifies completely with the universal, objective standpoint. By overcoming her particularity, the person recognizes that her own interests lack absolute value, and she is willing to abandon them entirely for the sake of what the universal requires of her. The highest form of the cultus for Hegel is full participation in Sittlichkeit, or the social and cultural life of modern Protestant Europe. In the cultus, a person achieves freedom, the goal of religion and the highest value in Hegel's philosophy. I argue that freedom for Hegel is independence vis-à-vis the world in both an active and a passive sense. As active, freedom is the autonomy that a person possesses when she acts rationally or follows the ethical norms that are a necessary moment of being free. As passive, freedom is the independence that a person gains when she is no longer attached to her particular interests and is accepting of circumstances in which her desires are not met. But for Hegel the norms of freedom also allow and require that a person continue to engage fully in the world and actively pursue her own particular interests, since such activities play a necessary role in being free. In myJ'explore dans cette thèse la manière dont Hegel conçoit la pratique religieuse. Pour Hegel, la religion ne saurait être une relation entre un être transcendant et les humains puisque, ainsi que je le démontre, le dieu hégélien n'est pas un tel être transcendant mais plutôt la raison en tant qu'Idée et esprit. Il n'est pas non plus question pour Hegel de comprendre la religion comme le sentiment ou l'expérience immédiate du divin. Selon lui, la religion implique une connaissance de la vérité sous la forme d'une représentation. Mon propos à cet égard est de cerner les vérités qui, de son point de vue, sont communes à toutes les religions, et d'identifier le principe qui, selon lui, préside au développement des diverses religions déterminées qui culminent dans le christianisme. Mais, d'abord et avant tout, la religion est pour Hegel un culte ou une pratique par laquelle une personne surmonte de manière radicale sa propre particularité et s'identifie complètement au point de vue universel et objectif. En surmontant sa particularité, cette personne reconnaît que ses intérêts sont dépourvus de valeur absolue et accepte de les abandonner entièrement pour se soumettre aux exigences de l'universel. Selon Hegel, la forme la plus élevée du culte est une participation pleine et entière à la Sittlichkeit, ou à la vie sociale et culturelle de l'Europe protestante moderne. Le culte permet à celui qui y participe de parvenir à la liberté, but de la religion et valeur ultime dans la philosophie hégélienne. J'argumente que la liberté est pour Hegel une indépendance, tant active que passive, vis-à-vis du monde externe. En tant qu'elle est active, la liberté est l'autonomie qu'une personne possède lorsqu'elle agit rationnellement ou qu'elle se conforme aux normes éthiques qui constituent un moment nécessaire de son être-libre. En tant qu'elle est passive, la liberté est l'indépendance qu'une personne atteint lorsqu'elle s'est

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