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Etude de la reconstitution humorale spécifique après allogreffe de cellules souches hématopoiétiques en pédiatrie

By Christelle PAPET and Françoise POITEVIN-LATER

Abstract

Les infections restent une des principales complications après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) chez les enfants. Pour prévenir celles-ci, l'enfant reçoit des immunoglobulines (Igs) substitutives. A leur arrêt, l'enfant est ensuite revacciné. Ce travail visait à participer à une meilleure compréhension de la restauration des fonctions immunitaires après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques chez l'enfant. Plus spécifiquement, l'objectif principal était d'évaluer, après revaccination, la concentration sérique d'anticorps (Ac) spécifiques afin d'évaluer le niveau de protection des patients. L'étude comprend 98 enfants traités par allogreffe avec un donneur familial ou non apparenté, de moelle osseuse ou de sang de cordon, que ce soit pour des pathologies malignes ou bénignes Les revaccinations étudiées sont celles contre le tétanos, la diphtérie, Haemophilus influenzae de type b (Hib) et le pneumocoque. Les sérologies ont lieu avant revaccination (TO), après les primovaccinations (T12), et après les rappels (T24). Les patients sont suivis jusqu'à deux ans post-greffe. Le principal critère d'évaluation est le pourcentage de patients protégés, i.e, patients dont la concentration en Ac est supérieure ou égale au seuil de protection (préalablement définis pour chaque Ac). Dans un premier temps, nous avons étudié les sérologies après l'arrêt des lgs substitutives et avant revaccinations. Nous avons conclu que les Ac présents sont probablement majoritairement des Igs substitutives résiduelles. AinsC le délai entre l'arrêt des lgs et les sérologies (environ 3 mois), est trop court pour que l'on puisse apprécier la néosynthèse des Jgs spécifiques par le patient. Dans un deuxième temps, nous avons étudié les sérologies après la primovaccination et après le rappel. Nous en avons conclu au vu du pourcentage de patients protégés ainsi que de l'évolution des concentrations d'Ac, que les primovaccinations sont aussi efficaces que les rappels pour le tétanos et la diphtérie. A l'inverse, les primovaccinations sont plus efficaces que les rappels pour Hib et le pneumocoque. Enfin, aucun facteur (cellulaire ou propre à la greffe) n'influence significativement la réponse vaccinale. Néanmoins, nous pouvons suspecter que les lymphocytes B jouent un rôle central dans la réponse vaccinale pour tous les Ac spécifiques étudiés. Ce dernier résultat ouvre des perspectives de travaux complémentaires en particulier dans l'étude de la réponse aux antigènes de nature polysaccharidiqueLYON1-BU Santé (693882101) / SudocSudocFranceF

Topics: Pharmacology, Pharmacologie, Cellules souches hématopoïétiques, Greffe, Greffe (chirurgie), Chez l'enfant, Vaccins, Efficacité, 06O - Pharmacology, pharmacy, pharmaceutical chemistry, 06E - Medicine, Pharmacie
Year: 2014
OAI identifier:
Provided by: OpenGrey Repository
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