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Agricultures timoraises

By Claudine Friedberg

Abstract

Agriculture in Timor. In this comparative study, the author tries to discover what relationships may exist among various ecological, technological, ritual and political aspects of certain Indonesian agricultural communities. The following conclusions were reached : (1) there is no parallel between the evolution of agricultural techniques toward permanent land use and better yields and the evolution of political organisation toward centralization of power ; (2) although co-operation exists, no political group ever organizes work activities for the benefit of the community as a whole ; collective efforts, however, often permit certain individuals to work less or not at all (e. g. in some cases, nobles do not participate in production) ; (3) where political power is centralized, a sacred leader is responsible for fertility and receives a share in the harvest, either small and symbolic or large and of economic significance.Dans la perspective d'une étude comparative des sociétés agricoles indonésiennes, l'auteur s'est efforcée de mettre en rapport des faits pris à des niveaux différents : aménagement du sol, de la couverture végétale, rythme d'utilisation de la terre, tenure foncière, responsabilité politique, responsabilité dans la manipulation rituelle de la pros périté des récoltes, prestations en travail et en nature, offrandes symboliques aux puissances agissant sur la fécondité. Cette étude débouche sur les conclusions suivantes : 1) il n'y a pas de parallélisme entre l'évolution des techniques agricoles vers une utilisation permanente des terres et un meilleur rendement, et l'évolution de l'organisation politique vers une centralisation du pouvoir ; là où se pratique la forme la plus fruste d'essartage sans domestication d'écosystème, on trouve le système politique le mieux organisé autour d'un pivot central avec concentration des pouvoirs dans un seul groupe lignager ; tandis que chez ceux qui ont les meilleures techniques d'aménagement du sol, en terrasses sèches de montagne ou en rizières inondées de plaine, il y a répartition des fonctions politiques et rituelles ; 2) malgré l'existence d'une coopération dans le travail, il n'existe nulle part de travaux pour le bien public organisés par le pouvoir politique, mais une partie des efforts accomplis par tous permet à certains individus de travailler moins, voire pas du tout ; ainsi dans certains cas, les nobles ne participent pas à la production ; 3) là où il y a centralisation du pouvoir, un chef sacré est responsable de la fertilité ; il reçoit directement une part de la récolte, soit symbolique soit en quantités importantes.Friedberg Claudine. Agricultures timoraises. In: Études rurales, n°53-56, 1974. pp. 375-405

Publisher: 'PERSEE Program'
Year: 1974
DOI identifier: 10.3406/rural.1974.4861
OAI identifier: oai:persee:article/rural_0014-2182_1974_num_53_1_4861
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