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L'impact de la microviolence observée en milieu scolaire sur les modèles d'intervention éducative.Université de Reims Champagne-Ardenne / École supérieure du professorat et de l'éducation Académie de Reims.Master 2- Pratique et Ingénierie de Formation / Conception, Intervention, Recherche en Education et Formation.

By Simon Joseph NDI MENA

Abstract

Comme le disait le philosophe Kant (1803/1886, p. 51), « L’éducation doit premièrement, discipliner les hommes » et c’est dans un cadre bien défini que chaque être humain reçoit cette éducation qui peut s’avérer bénéfique ou contre-productive tant sur le plan individuel que sur le plan collectif. A ce titre, l'école et en particulier l'élève et l’enseignant, occupent une place centrale dans ce dispositif dans lequel participent tous les autres acteurs : les personnels d'établissements scolaires, les familles, les pouvoirs publics et différents partenaires sociaux. Mais, cette éducation par l'école et à l’école semble porter un jugement négatif dans le contexte social politique économique et culturel dans lequel nous vivons tous. Ce jugement est caractéristique des violences observées et assez marquées à l'école en général et notamment au collège. Peut-on parler de violence scolaire sans évoquer la violence sociale tout court ? De notre point de vue, il convient de décrire et d’expliquer, la violence scolaire, mais aussi chercher à comprendre si ce phénomène de société tire ses origines en dehors des murs de l’école ou dans ses murs. C’est dans ce registre qu’on peut prétendre améliorer le climat scolaire et faire évoluer les pratiques enseignantes en dégageant quelques pistes de réflexion. Le choix de décrire le contexte social a suscité en nous quelques interrogations ? Pourquoi parler de la société dans ce registre de la violence ? et comment se porte-t-elle face à cette violence ? la réponse qui nous vient à l’esprit est que ; la violence est installée dans la société. Par analogie, l’homme est contraint de vivre dans cette société violente, même si paradoxalement c’est l’homme qui subit la violence et la produit en même temps. L’être humain se trouve donc démuni face à cette situation, il ne peut alors que domestiquer cette violence, au pire l’apaiser. Mais cette violence a-t-il un lien avec l’éducation ? Nous essayerons d’apporter des éléments de réponse en partant d’une métaphore, que nous traduisons à la suite de cette parenthèse introductive : « si la violence fait partie de l’homme, c’est parce que l’être humain est le fruit produit par la société». Ce qui semble difficile voire impossible est d’analyser d’une façon générale ce phénomène dans une société protéiforme. La seule façon d’y parvenir c’est de circonscrire son champ d’action et dans le cas de notre étude, c’est l’école représentée en microsociété qui fera l’objet de toute notre attention. Ce choix d’évoquer l’école tient lieu de ses spécificités et de son rôle. L’école produit la violence et pourtant ce n’est pas sa fonction cardinale. Elle doit construire le rapport aux savoirs entre l’enseignant et l’élève et non le rapport à la violence. Force est de rappeler que c’est à l’école qu’on est sensé transmettre plus les valeurs, c’est à l’école que nous recevons une certaine éducation, une certaine formation, que nous acquérons des nouvelles connaissances, des aptitudes, que nous construisons facilement notre identité professionnelle, que nous apprenons les règles et les principes que nous impose la vie en société

Topics: [SHS]Humanities and Social Sciences, [SHS.EDU]Humanities and Social Sciences/Education
Publisher: HAL CCSD
Year: 2019
OAI identifier: oai:HAL:hal-02336973v1
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