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Creativity, Globalization and Music

By Martin Stokes

Abstract

La théorie de la globalisation a été – bien qu’implicitement – fortement concernée par la question de savoir dans quelle mesure la globalisation accroît ou, à l’inverse, entrave la créativité culturelle. Les débats sur la world music relèvent de la même préoccupation. Ces débats – groupés ici autour des trois notions d’« Impérialisme culturel », d’« Hybridité » et d’« Authenticité » et des études de cas provenant d'Afrique du Nord et d’Afrique de l'ouest – montrent une anxiété persistante face à ce qui relèverait de « la vraie créativité » par opposition à « l'imitation », « la traduction », « la grisaille culturelle », ou « la bureaucratisation ». Ces catégories élaborées pour décrire les diverses sortes de transmission culturelle sont idéologiquement connotées, et reposent de manière assez évidente sur des valeurs esthétiques occidentales. Mais elles sont remises en question par de nombreuses nouvelles pratiques culturelles associées à la globalisation. Dans ce texte, je montre que la tâche du discours sur la world music consiste pour l’essentiel à exercer une contre-pression, dans le sens où il entretient certaines des caractéristiques essentielles de l’idéologie esthétique occidentale. Ma dernière étude de cas – une brève discussion de Charles Perrault dans le Parallèle des Anciens et des Modernes – nous rappelle que ce je décris ici comme « le discours de la world music » a une longue histoire.Globalization theory has been – however implicitly – highly concerned with the extent to which globalization either enhances or inhibits cultural creativity. Debates about “World Music” exhibit the same concern. These debates – grouped here under the three broad headings of “cultural imperialism”, “hybridity” and “authenticity”, and dealing briefly with case-studies from West and North Africa – imply a persistent anxiety about what might count as “true creativity” as opposed to “imitation”, “translation”, “cultural greyout”, or “bureaucratization”. These categories for describing various kinds of cultural transmission are ideologically-laden, obviously enough, and enshrine western aesthetic values. But they are under pressure from many of the new cultural practices associated with globalization. The task of much “World Music” discourse, I argue, is one of exerting a counter-pressure, of maintaining some of the essential lineaments of western aesthetic ideology. My final case study – a brief discussion of Perrault's Parallèle des Anciens et des Modernes – reminds us that what I am describing here as “World Music discourse” has a long history

Topics: création / créativité, authenticité, acculturation / créolisation / hybridation, mondialisation, discours, impérialisme / (post)colonialisme, altérité / différence, pratiques / usages sociaux, creation / creativity, acculturation / creolization / hybridization, authenticity, globalization, imperialism / (post)colonialism, alterity / difference, practices / uses (social)
Publisher: 'OpenEdition'
Year: 2016
DOI identifier: 10.4000/volume.4561
OAI identifier: oai:revues.org:volume/4561
Provided by: OpenEdition

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