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Le régime Mobutu à l'épreuve du monde catholique congolais (1965-1997) substitut à l'absence de contre-pouvoir

By Alain Flavien N'kisi Nganda

Abstract

An unprecedented political crisis hit Congo-Kinshasa in the aftermath of its independence. This five-year crisis undermined national cohesion and territorial integrity. In 1965, the High Command of the Republic, under the leadership of General Mobutu, seized power by force as an interim measure to end five years of chaos and anarchy. This coup was favorably welcomed within the country since the new regime promised to restore state authority, territorial integrity, and national cohesion. Nevertheless, the evolution of the regime worried the national opinion. The regime developed a hegemonic political culture, mainly the supremacy of the party, the Popular Movement of the Revolution, with its tendencies to integrate all the organs of the State: a unique youth, a single union, a single party, under the control of the regime. In the absence of a constituted opposition, the regime having suppressed all the political parties and repressed all opposition, the Congolese Catholic world challenged the regime and became a counter-power. The thesis shows that the reaction of the Congolese Catholic world is a sufficient proof that Mobutu’s regime did not have the popular approval: Mobutu is presented as one of the greatest autocrats of the 20th century.Une crise politique sans précédent frappa le Congo-Kinshasa au lendemain de son indépendance. Cette crise qui dura cinq ans compromettait la cohésion nationale et l’intégrité territoriale. En 1965, le Haut-Commandement de la République sous la direction du général Mobutu prit le pouvoir par la force comme mesure provisoire pour mettre fin à cinq ans de chaos et d’anarchie. Ce coup de force fut favorablement accueilli à l’intérieur du pays puisque le nouveau régime promettait de restaurer l’autorité de l’Etat, l’intégrité territoriale et la cohésion nationale. Néanmoins, l’évolution du régime inquiéta l’opinion nationale. Le régime développa une culture politique hégémonique, notamment la suprématie du parti, le Mouvement Populaire de la Révolution, avec ses tendances intégrantes de tous les organes de l’Etat : une jeunesse unique, un syndicat unique, un parti unique, sous le contrôle du régime. En l’absence d’une opposition constituée, le régime ayant supprimé tous les partis politiques et réprimé toute opposition, le monde catholique congolais contesta le régime devenant ainsi un contre-pouvoir. La thèse montre que la réaction du monde catholique congolais prouve à suffisance que le régime Mobutu n’a pas eu l’assentiment populaire que cela pouvait paraître : Mobutu est présenté comme un des plus grands autocrates du 20e siècle.(HIAR - Histoire, art et archéologie) -- UCL, 201

Topics: Bigal
Year: 2018
OAI identifier: oai:dial.uclouvain.be:boreal:216616
Provided by: DIAL UCLouvain
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