La sensibilité précoce à la morphologie dans l'acquisition de la lecture et de l'orthographe en langue arabe

Abstract

Studies in alphabetic languages suggest the presence of morphological processing in reading already at the beginning of learning (Casalis et al, 2015). The linguistic characteristics of Arabic, particularly its richness in morphological derivations, could have implications for the acquisition of reading and spelling. In expert readers, studies with priming techniques showed morphological decomposition of Arabic words (Boudelaa and Marslen-Wilson, 2015) but there is almost no research available on beginning readers. In addition, derived words in Arabic (example: kātib) are formed from the combination of a consonantal root (K-T-B) and a vocal pattern (_ā_i_). These two morphemes cannot be isolated either aurally or visually as independent units but are part of an abstract mental representation. This could make their identification difficult for beginning readers. Our thesis aims at evaluating the presence of morphological processes in the recognition of written words, with 139 Lebanese children, from the first to the fourth grade. In a first cross-sectional study, we examined the effect of root and pattern frequency on reading and the contribution of morphological and phonological knowledge to the reading of words and pseudowords and to the comprehension of written words. In the second study, we looked for the presence of this effect in spelling. The third study is longitudinal. The same children carried out, one year after the first evaluation, the tests of the cross-sectional study.The results suggest that the ability to read and spell in Arabic is influenced very early by the awareness of the morphological composition, more specifically the familiarity with the patterns.Les études sur les langues alphabétiques suggèrent la présence de traitements morphologiques en lecture même en début d’apprentissage (Casalis et al, 2015). Les spécificités linguistiques de l’arabe, plus particulièrement la richesse en dérivations morphologiques, pourraient avoir des implications sur l’acquisition de la lecture et de l’orthographe. Les études par des techniques d’amorçage ont montré une décomposition morphologique des mots en arabe chez le lecteur expert (Boudelaa et Marslen-Wilson, 2015) mais il n’y a presque pas de recherches disponibles sur le début d’apprentissage. Par ailleurs, les mots dérivés en arabe (exemple :kātib) sont formés à partir de la combinaison d’une racine consonantique (k-t-b) et d’un schème vocalique (_ā_i_). Ces deux morphèmes ne peuvent être isolés auditivement ou visuellement en unités indépendantes mais ils font partie d’une représentation mentale abstraite. Ceci pourrait rendre leur identification difficile pour des apprentis lecteurs. Notre thèse vise l’évaluation de la présence de traitements morphologiques dans la reconnaissance des mots écrits, auprès de 139 enfants libanais, de la première à la quatrième année de primaire. Dans une première étude transversale, nous avons examiné l’effet de la fréquence de la racine et du schème sur la lecture ainsi que la contribution des connaissances morphologiques et phonologiques à la lecture de mots et de pseudomots et à la compréhension de mots écrits. Dans la deuxième étude, nous avons recherché la présence de cet effet en orthographe. La troisième étude est longitudinale. Les mêmes enfants ont effectué, un an après la première passation, les tests de l’étude transversale.Les résultats suggèrent que la capacité de lecture et d’orthographe en arabe est influencée très tôt par la prise de conscience de la composition morphologique, plus spécifiquement la familiarité avec les schèmes.Doctorat en Sciences psychologiques et de l'éducationinfo:eu-repo/semantics/nonPublishe

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This paper was published in DI-fusion.

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