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Les Schistes lustrés de la Corse à la Hongrie : retour vers les sédiments originels et essai de datation de méta-sédiments azoïques

By M. LEMOINE

Abstract

Alpes, Corse, Schistes Lustrés, Bündnerschiefer, Calcescisti, Stratigraphie, Sédimentation hémipélagique-pélagique,\ud Téthys, Océan Valaisan, Océan Liguro-Piémontais, Eustatisme, CCD.\ud Résumé. – Les Schistes Lustrés (SL) corses et alpins sont des métasédiments jurassico-crétacés en grande partie associés\ud à des ophiolites, issus des océans Valaisan (Nord-Pennique) et Liguro-Piémontais (Sud-Pennique) et de leurs marges\ud continentales.\ud Age des SL. Faute de fossiles en nombre suffisant, il est assez mal connu. Les premières découvertes de fossiles\ud (gryphées, ammonites) par Alb. Heim et S. Franchi, ont conduit à y voir des sédiments surtout liasiques, alors qu’en réalité\ud la plus grande masse des SL est d’âge crétacé.\ud Fond hémipélagique-pélagique et apports détritiques. Remonter du méta-sédiment au sédiment originel est le\ud plus souvent possible, malgré plissements et métamorphismes : on y reconnaît des calcaires, des calcschistes, des schistes\ud sombres non calcaires (“Black Shales”), des flyschs variés. Le sédiment originel, généralement de mer profonde,\ud comporte l’association d’un fond hémipélagique-pélagique (hemipelagic-pelagic background = HPB) et d’apports détritiques. La nature du HPB, principalement régie par l’évolution de la Téthys et même de l’océan mondial, peut servir de\ud “marqueur” temporel. Les apports détritiques au contraire, dépendant d’événements locaux susceptibles de se reproduire\ud ici ou là et à différentes époques, ne peuvent pas être des marqueurs fiables.\ud Dans le fond hémipélagique-pélagique, une succession d’épisodes à dominante argileuse (A) ou calcaire (C).\ud Le HPB des séries jurassico-crétacées de mer profonde, et notamment de la majorité des SL, montre une succession\ud d’épisodes de premier ordre d’une durée de 10 à 40 Ma : les uns à dominante argileuse (A), les autres à dominante calcaire\ud (C). Du Lias à la fin du Crétacé, sept épisodes, C1 à C4 peuvent être distingués (fig. 4, 7, 8, 17).\ud Ages approximatifs de ces épisodes. La nature lithologique de chacun de ces épisodes, et leur succession dans\ud un ordre bien déterminé, permettent de construire une stratigraphie lithologique approximative, parfois perturbée par\ud des apports détritiques (ex. : flyschs calcaires au lieu de calcaires ou calcschistes). Quelques fossiles et microfossiles,\ud notamment dans des séries non métamorphiques ou peu métamorphiques, permettent de dater approximativement la plupart\ud de ces épisodes, cela surtout dans le cas de sédiments de mer profonde, donc en exceptant le Lias inférieur qui est\ud toujours de mer peu profonde : Lias inférieur calcaire (C1), Lias supérieur argileux (A1), Lias élevé et Dogger inférieur\ud calcaires (C2), Dogger supérieur-Malm inférieur argileux et/ou radiolaritiques (A2), Malm supérieur calcaire (C3), Crétacé\ud inférieur argileux ou marneux (A3), Crétacé supérieur calcaire (C4).\ud Une étape dans l’évolution géodynamique de la chaîne ? Lithologiquement très variés, allant des calcaires néritiques\ud ou pélagiques aux Black Shales et aux flyschs, les SL ne peuvent pas être considérés comme un “faciès” unique\ud caractéristique d’une certaine étape dans l’évolution tectono-sédimentaire alpine.\ud Corrélation avec des événements mondiaux, ou simple coïncidence ? On peut suggérer deux catégories de corrélations\ud (fig. 16). Premièrement, après les grandes extinctions en masse de la fin du Permien et de la fin du Trias, les renaissances\ud biologiques du plancton calcaire (début Jurassique supérieur, début Crétacé supérieur), qui ont une influence\ud sur la profondeur de la CCD, semblent au moins approximativement coïncider avec le passage d’un épisode A à un épisode\ud C. Par ailleurs, il semble y avoir une corrélation au moins approximative avec les événements eustatiques de premier\ud ordre : lors des transgressions majeures sur les plateaux continentaux, la sédimentation océanique profonde est à\ud dominante argileuse (épisode de type A) ; lors des grandes régressions majeures, elle est plutôt calcaire (C). Mais ce ne\ud sont qu’hypothèses qui mériteraient un examen plus approfondi

Topics: Alpes, Corse, Schistes Lustrés, Bündnerschiefer, Calcescisti, Stratigraphie, Sédimentation hémipélagique-pélagique, Téthys, Océan Valaisan, Océan Liguro-Piémontais, Eustatisme, CCD
Publisher: Société Géologique de France
Year: 2003
OAI identifier: oai:documents.irevues.inist.fr:2042/254
Provided by: I-Revues
Journal:

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