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001-270

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Abstract

J�ai beau demander � toutes les facult�s de mon ame la raison d�un tel phenom�ne, elles se taisent toutes et le total de mon ame me repond qu�elle est faite pour vous adorer. Quoique je s�ai que cette lettre ne pourra partir que mardi, je ne s�aurois me refuser de vous ecrire aujourd�hui, pour diluer une humeur triste et sombre qui m�obs�de de temps en temps, et qui ne ressemble ni au desagreable, ni au malheur, mais qui ne se laisse pas toujours diriger vers la philosofie, o� elle porte un ton de serieux et de majest� tr�s efficace et qui m�ne au grand. Ce midi j�ai din� chez votre marchand de vin, qui se met � vos pieds. Apres la table nous avons parl� beaucoup encore de l�affaire, et il me dit que si son maitre n�eut pas desist�, l�autre parti auroit indubitablement risqu� une guerre. A propos de guerre. On a re�u la nouvelle s�re d�un terrible ech�c que les Anglois viennent de re�evoir. On leur a pris 50 � 60 vaisseaux, qui partoient pour les deux Indes. C�est une affaire de 15 � 16 millions de notre | monnoye, et qui causera des faillites immenses. Il est incon�evable que les Anglois n�aient risqu� battaille et tout pour prevenir ou emp�cher un tel ev�nement. Enfin ceci me fortifie encore dans une reflexion que j�ai faite il y a long temps, s�avoir que la science de la guerre sur m�r n�existe que dans des epoques tr�s r�res. La science de la guerre sur terre existe toujours, puisque la guerre subsiste toujours entre des peuples egalement exerc�s et d�une force egale, mais celle de la guerre sur m�r n�a paru sous la forme de science que du temps des Atheniens jusqu�� 50 ans apres Alexandre, ensuite (mais beaucoup moins parfaite) dans les guerres des Romains et des Carthaginois; puis encore dans les guerres entre les Chretiens et les Turcs jusqu�� la journ�e de Lepanthe, et enfin dans les trois guerres entre les Anglois et les Hollandois, o� cette science fut port�e � sa plus grande perfection, puisque ces deux peuples n�etoient pas seulement egalement guerriers sur cet element et de forces � peu pr�s egales, mais ils etoient tous les deux puissances maritimes par la nature. Dans ces guerres on a vu rarement eviter des battailles,

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